Leader mondial des technologies de contrôle des émissions, avec 25 % de parts de marché, Faurecia a consolidé sa position avec l’acquisition du groupe américain Emcon Technologies. Président de Faurecia Emissions Control Technologies, Jean-Marc Hannequin, (Arts & Métiers 74 et IAE Paris 77) est l’artisan du succès de ce business mondial qu’il pilote depuis 2002.

 

Jean-Marc Hannequin (Arts & Métiers 74 et IAE Paris 77) Président de Faurecia Emissions Control Technologies

Jean-Marc Hannequin (Arts & Métiers 74 et IAE Paris 77) Président de Faurecia Emissions Control Technologies

Quatre domaines d’expertise
Jean-Marc Hannequin a commencé à travailler dans l’industrie, avant de rejoindre l’industrie automobile, un secteur, mondial, formateur, en avance sur de nombreux sujets, côté équipementiers. Il a exercé toutes les fonctions industrielles avant de devenir patron d’un business à 35 ans. Après 10 années chez Valeo, il rejoint Faurecia, un des 10 grands équipementiers mondiaux qui emploie 80 000 personnes et prévoit de réaliser en 2011 un chiffre d’affaires de plus de 16 milliards d’euros. Partenaire de la quasi-totalité des constructeurs automobiles, Faurecia déploie son expertise dans 4 grands domaines d’activité, les sièges, les systèmes d’intérieur, les extérieurs d’automobile et les technologies de contrôle des émissions « emissions control technologies », l’activité la plus diversifiée. L’équipementier se développe par l’innovation dans tous ses métiers, et particulièrement dans les pays émergents. Présent en Chine, au Brésil, en Corée, en Russie, il est en train de devenir le leader en Inde. Le business que pilote Jean-Marc Hannequin rassemble 19 000 personnes réparties dans 4 divisions géographiques opérationnelles qui se partagent le monde, l’Europe qui représente 40 % du chiffre d’affaires, l’Amérique du nord qui y contribue pour un tiers, l’Asie, zone en forte croissance et l’Amérique du sud, et dans les fonctions support centrales.

 

L’intégralité de la ligne d’échappement
Faurecia conçoit, développe et fabrique l’intégralité des éléments qui composent une ligne d’échappement, pour tout type de véhicule et tout type de motorisation. L’équipementier a consolidé sa position de leader des systèmes d’échappement avec l’acquisition il y a 2 ans du groupe américain Emcon Technologies et détient un quart du marché mondial. « Les complémentarités géographiques, en termes de clients et de technologies nous ont permis de développer des synergies fortes en matière d’achats, de coûts de structure et de multiplier notre chiffre d’affaires par 2. Nous faisons notre croissance avec tous les constructeurs présents dans les pays émergents. »

 

L’innovation, fer de lance de la performance
L’essence du métier de Faurecia est de contribuer au développement de voitures propres et légères, de mettre en place sur la ligne d’échappement, des éléments qui vont réduire les polluants. En matière d’innovation, l’équipementier développe un concept et à partir d’un certain stade, associe un constructeur au processus d’innovation. Le premier axe d’innovation est la dépollution. Faurecia a co-développé les filtres à particules avec PSA. Les normes se resserrant tous les 5 ans, la prochaine étape va concerner la réduction des oxydes d’azote. Les autres axes d’innovation consistent à réduire le poids de la ligne d’échappement, à récupérer l’énergie perdue pour chauffer le véhicule. Le dernier axe porte sur la réduction des coûts en étant à la pointe de la technologie et des process industriels. Les projets d’innovation représentent 20 % de l’activité de R & D. Faurecia recrute 2 000 ingénieurs et cadres par an dans le monde, dont un quart de jeunes diplômés. Le groupe a en permanence 200 VIE. Chaque année, 300 personnes, jeunes diplômés d’écoles et personnes expérimentée, rejoignent les rangs de Faurecia en France. « Les profils à la double formation ’intéressent Faurecia. Je conseille aux jeunes ingénieurs et notamment aux jeunes gadzarts d’être d’abord des ingénieurs, de commencer par faire de la technique. Mais être ingénieur ne suffit pas. J’avais envie de devenir le patron d’un business, il me manquait la dimension finance, coûts, marketing et j’ai fait l’IAE après 3 ans d’expérience, en travaillant. J’encourage les jeunes à se confronter à d’autres cultures en allant à l’étranger, soit dans des pays industriellement développés en Europe ou aux USA, soit dans des pays émergents. »

 

A.M.

 

Contact
jean-marc.hannequin@faurecia.com