Communiqué de presse

Lancé en 2015 par Unisciel (l’UNIversité des SCIEnces en Ligne) et la CDUS (Conférence des doyens et Directeurs des UFR Scientifiques), faq2sciences.fr propose aux nouveaux bacheliers et aux futurs étudiants de se tester face aux prérequis des filières scientifiques et de se préparer avant leur arrivée à l’université.

Ce projet, soutenu par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, s’inscrit dans l’une des missions d’Unisciel : accompagner les étudiants lors de l’entrée en Licence et favoriser la réussite universitaire.

Une réussite à améliorer et une orientation à conforter

En 2014, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a fait le bilan suivant : 14% des primo-entrant en L1 de sciences se réorientent en L2 vers d’autres filières universitaires. 26% des primo-entrant en L1 de sciences fondamentales et applications et 30% des primo-entrant en L1 de sciences de la vie, de la Terre et de l’Univers sortent du système universitaire à la fin de la L1 (ou même parfois avant).

Pour lutter contre le décrochage et l’échec en premier cycle universitaire l’une des solutions est d’anticiper, dès le lycée, les difficultés auxquelles les étudiants sont confrontés et de mettre en place des dispositifs d’accompagnement en accord avec leurs besoins.

Faq2sciences : pour mieux conforter son orientation à la FAC et préparer son entrée à l’université

Faq2sciences s’inscrit dans la mesure n°6 des 50 premières mesures de simplification pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche définies par le Ministère : «Des lycéens mieux informés sur leurs chances de réussite dès les phases d’orientation APB », notamment en généralisant la mise en place de questionnaires d’auto-évaluation en ligne via APB dont l’enjeu est de permettre au futur étudiant d’évaluer le plus précisément possible ses chances de réussite.

Faq2sciences, mode d’emploi

La plateforme Faq2sciences a pour objectif d’aider les étudiants à appréhender plus sereinement la première année d’université via la détection précoce des lacunes et difficultés de l’étudiant. Pour ce faire, le portail met à disposition des lycéens des tests de positionnement pour leur permettre de s’évaluer, de conforter leur choix d’orientation et se remettre à niveau pour leur filière.

Ces tests se présentent sous forme de séries de questions correspondant au parcours choisi par l’étudiant ou dans les différentes thématiques composant les disciplines (physique, chimie, mathématiques, sciences de la vie). A l’issue de ces tests, des résultats détaillés soulignent les forces et les lacunes de l’étudiant. Des modules de remédiation, sous forme de ressources numériques, sont également proposés pour leur permettre d’approfondir les sujets sur lesquels ils rencontrent des difficultés.

Afin que les questions et les ressources pédagogiques soient en réelle adéquation avec les parcours universitaires, les universités scientifiques, membres d’Unisciel, ont travaillé en étroite collaboration avec la CDUS et les Associations des étudiants scientifiques (AFNEUS* et FNEB**) pour proposer ce nouveau service aux élèves.

(*) Association fédérative nationale des étudiants universitaires scientifiques (**) Fédération nationale des étudiants en sciences exactes, naturelles et techniques

Pour Manuel MAJADA, secrétaire général d’Unisciel, et Yves BERTRAND, président de la CDUS :

«Au-delà de la réussite du dispositif Faq2sciences : plus de 47 000 connexions sur l’année scolaire 2015-2016, ce dispositif illustre la nécessaire coopération des acteurs de l’enseignement supérieur scientifique pour répondre aux défis qui se posent aux universités.

C’est par le travail des acteurs de terrain et la mutualisation que peuvent se mettre en oeuvre ces réponses de fond, c’est pourquoi ils ont lancé le projet LISCINUM (http://www.liscinum.fr/co/LiSciNum.html) pour répondre à la problématique de la réussite en licence.

Malgré le fait que cela réponde aux orientations du Ministère, ils regrettent que ce type d’initiative se trouve exclu généralement des appels à projets qui favorisent quasi exclusivement les innovations de rupture et non les approches incrémentales »