Spécial président(e)s

 

Tel est le nouveau défi d’Elias Zerhouni, Président Monde, Recherche et Développement chez Sanofi, et membre du comité exécutif et de la Global Leadership Team.  Le credo de ce scientifique, médecin, homme de terrain, devenu chercheur, en matière de recherche est de se focaliser sur la médecine translationnelle qui fait le lien entre le microscope du chercheur et le lit du malade, et de créer une synergie entre les différents champs scientifiques.

Elias Zerhouni,  médecin, radiologue,  Président Monde R&D de Sanofi

Elias Zerhouni, médecin, radiologue, Président Monde R&D de Sanofi

Un coup de cœur pour la médecine
Médecin généraliste, diplômé de l’université d’Alger, Elias Zerhouni complète son parcours par l’utilisation des méthodes d’exploration fonctionnelle comme l’imagerie pour mieux comprendre les maladies humaines, les phénomènes biologiques. Il se forme à la radiologie aux Etats-Unis, puis se lance dans une carrière de chercheur en imagerie médicale à l’hôpital Johns Hopkins dont il devient Vice-Doyen Exécutif de la Faculté de Médecine de 1996 à 2002. Auteur de plus de 200 publications scientifiques, il dépose 8 brevets, fonde ou cofonde 5 entreprises innovantes, contribue à rendre la médecine moins empirique et plus rationnelle et intègre la problématique santé-recherche dans le concept de médecine translationnelle qui consiste à travailler à l’interface des sciences physiques, des sciences biologiques et des sciences de la médecine. « C’est là qu’est le progrès, je crois beaucoup à la formation d’équipes multidisciplinaires ouvertes sur le maximum de connaissances, à l’humilité. » Elias Zerhouni applique son credo aux National Institutes of Health (NIH) dont il assure la direction aux Etats Unis de 2002 à 2008. Conseiller scientifique auprès du directeur général de Sanofi depuis 2009, il rejoint le Groupe en janvier 2011 en qualité de Président Monde, Recherche et Développement.

 

Une R&D fédérant les expertises
La stratégie mise en place par Elias Zerhouni consiste à casser les barrières entre les disciplines, à créer un modèle d’innovation ouvert basé sur un réseau intelligent à partir de pôles d’innovation, qui facilite la collaboration mutuelle. Cette stratégie repose sur la médecine dite « des 4P » : une médecine Prédictive, Personnalisée, Préemptive et Participative. Partisan d’un système fédéral, d’une R&D unique, au sein de cette compagnie exceptionnelle, qui a le privilège de faire partie des 10 ou 15 organisations qui sont en mesure d’apporter des idées innovantes des laboratoires jusqu’aux malades, Elias Zerhouni pilote et fédère 15 000 personnes dans le monde. « Mon rêve, mon but est de trouver des solutions aux challenges de santé actuels, tels que la maladie d’Alzheimer ou les maladies chroniques, ce qui passe par un éclatement des paradigmes, une nouvelle culture, de nouvelles méthodes de travail ».

 

Le Président, un athlète exécutif
Elias Zerhouni se voit un peu comme un chef d’orchestre, à la tête d’une équipe organisée de façon cohérente et complémentaire. Cet homme qui a développé des qualités de résistance, de résilience, a pour principes de leadership d’avoir du cœur, le courage de ne pas abandonner, de prendre des défis plus grands que soi, de savoir s’adapter, d’encourager ses équipes, de leur faire comprendre les intérêts de l’institution, et de développer leur capital humain. « J’apprécie d’avoir une équipe aux profils variés, composée de jeunes talents et de personnes plus expérimentées, qui savent mettre la vision au dessus d’eux- mêmes ; la  priorité n’est pas l’individu mais la mission. »Président de l’intérieur et interface principal avec l’extérieur, Elias Zerhouni doit gérer son temps et ses priorités. Sa méthode de travail, par pulsions, qu’il a baptisée le « le jonglage chinois », consiste à passer 80 % de son temps sur sa mission primaire, à fluctuer ses activités et à passer d’un dossier à un autre avec une grande agilité d’esprit. « J’ai ainsi passé les deux dernières années à organiser, réorganiser, définir la stratégie, la partager, recruter de nouveaux violonistes et violoncellistes. C’est là que la question d’équilibre est très importante. Je fais de la pêche sous marine en apnée, je joue du piano et du luth. Concilier responsabilités opérationnelles et vie privée est un très grand challenge ! »

A.M.O.

 

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