UTC, UNIVERSITE D’EXCELLENCE

 

L’Université de Technologie de Compiègne est la première école d’ingénieurs post-bac avec 3 900 élèves-ingénieurs. Depuis le 1er février 2012, c’est Alain Storck, ancien directeur de l’INSA de Lyon, qui en a pris les rennes. Il nous parle de son ambition : créer un écosystème de l’innovation et de la créativité.

 

Quel établissement avez-vous découvert en arrivant à l’UTC ?

Alain Storck a pris le 1er février 2012, et pour 5 ans, la tête de l'Université de Technologie de Compiègne

Alain Storck a pris le 1er février 2012, et pour 5 ans, la tête de l'Université de Technologie de Compiègne

J’ai trouvé à l’UTC un terreau extrêmement fertile pour mener des projets ambitieux. C’est un établissement qui par son statut et son organisation, marie les qualités et atouts d’une université et d’une grande école d’ingénieurs. Il est également le seul de Compiègne avec l’ESCOM, qui lui est rattachée par convention. Nous sommes donc en capacité de mener des projets très importants avec les collectivités territoriales.

 

Comment envisagez-vous vos relations avec vos différents alliés ?
Nous avons appris début février que le PRES Sorbonne Universités, dont l’UTC est un membre fondateur non initial, fait partie des cinq projets lauréats retenus par un jury international au cours de la deuxième vague des idex (initiatives d’excellence). Baptisé SUPER (Sorbonne Universités à Paris pour l’Enseignement et la Recherche), il vise à construire au coeur de Paris une université de tous les savoirs, ouverte à tous et de niveau mondial. Ces financements sont clés pour faire avancer et approfondir le projet par exemple en créant des formations mixtes aux frontières des disciplines, là où nait l’innovation. Je souhaite par ailleurs qu’avec les autres Universités de Technologie, nous entrions dans une nouvelle dynamique partenariale. Nous travaillons déjà à définir une logique de groupe au travers d’une association, d’un travail en commun afin de nous appuyer sur nos complémentarités.

 

Quelle est votre ambition pour l’UTC ?
Créée en 1972, l’UTC fête cette année ses 40 ans. Depuis l’origine, l’innovation est au coeur de son projet, exprimée dans sa signature : « Donnons un sens à l’innovation ». Je souhaite qu’elle soit un atout majeur de la construction d’un écosystème local de l’innovation et de la créativité. Cet espace partenarial entre l’université, les entreprises et les collectivités trouve son ancrage localement, mais nourrit une ambition plus large. L’UTC entend être une université européenne de technologie. L’UTC est engagée avec ses partenaires de Sorbonne Universités et d’autres institutions, dans des dispositifs visant à susciter et valoriser l’innovation et la recherche. La SATT (Société d’accélération du transfert de technologie) LUTECH pour la valorisation de la recherche, et le fonds d’amorçage Quadrivium pour soutenir l’émergence d’entreprises innovantes. L’UTC déploie aussi son expertise au travers de sa filiale Uteam, pont entre les savoir-faire universitaires et le monde industriel. Enfin, nous venons d’engager la construction d’un centre d’innovation de 4 500 m2. Ces différents engagements et dispositifs sont autant de briques pour construire un écosystème de l’innovation et de la créativité. L’enjeu étant de mettre en interaction et en cohérence les structures et leurs acteurs.

 

Qu’entendez-vous concernant la dimension de créativité de cet écosystème ?
Depuis 10 ans, on assiste à une course extraordinaire pour répondre aux appels à projets, à une tyrannie du quotidien. Or, pour être créatif et répondre à de grands enjeux, il faut pouvoir se ressourcer, être dans la bataille des idées, dans la controverse scientifique, donc en mesure de se poser, de disposer de temps pour ces réflexions. Mon ambition est de permettre de libérer du temps et de l’énergie pour la créativité dans nos équipes.

 

A. D-F

 

Contacts :
www.utc.fr
www.sorbonne-universites.fr