Les conditions d’accès à l’emploi des jeunes qui entrent sur le marché du travail varient beaucoup selon le niveau de diplôme ; les jeunes ont été particulièrement touchés par la crise de 2008-2009. Le diplôme a cependant rempli son rôle protecteur vis-à-vis du chômage. En 2010, parmi les jeunes actifs sortis du système éducatif depuis moins de cinq ans, 11 % des diplômés du supérieur sont au chômage, contre 23 % des diplômés du secondaire et 44 % de ceux non diplômés ou diplômés uniquement du brevet des collèges.  – Par Marga Lemoyne

 

 

Après un DUT, des poursuites d’études COURTES (1 an) ou LONGUES (3 ans et plus) sont possibles. Selon son projet professionnel, un étudiant choisira, en priorité, d’acquérir une compétence supplémentaire, une spécialisation en entreprise ou de compléter sa formation initiale par un parcours estudiantin plus généraliste.

 

Rejoindre l’entreprise

La licence professionnelle est un des rares diplômes qui a su s’imposer rapidement tant auprès des étudiants que des entreprises. Tous deux apprécient l’acquisition d’une spécialisation de niveau bac +3 et son côté professionnalisant. La licence professionnelle répond à la demande de nouvelles qualifications, entre le niveau technicien supérieur et le niveau ingénieur – cadre supérieur. Tous les secteurs sont ici concernés : production agricole et industrielle, bâtiment, hôtellerietourisme, santé, activités culturelles et artistiques. Quant aux spécialités touchant au commerce, à la banque, à la communication… vous avez le ticket gagnant du loto !

Les métiers accessibles aux bac +2/3

Prenons pour exemple des profils de différents acteurs sociaux qui ont été définis avec les critères suivants : l’ingénieur de conception : 5 ans d’études, Maxime (cadre dans le secteur bancaire), qui est amené à assumer des responsabilités dans des directions techniques, des bureaux d’études, des entreprises, des centres de recherches doit recevoir une formation théorique et technique très solide. Appelé à diriger, il recevra une formation d’économie, de gestion et de relations humaines adéquates. L’ingénieur Travaux : 3 ou 4 années d’études après le baccalauréat pour Olivier « cela correspondait tout à fait à mon projet de vie ». Le technicien supérieur, Pascal, confie : « 2 années d’études après le baccalauréat c’était assez pour moi ! Et puis je voulais travailler vite, partir de chez mes parents, avoir ma propre famille. »
Les cadres formés doivent pouvoir s’intégrer le plus rapidement possible aux circuits économiques et être aptes à résoudre les problèmes théoriques et/ou pratiques qui se poseront à eux. Pour exemple, l’ingénieur Travaux, spécialiste dans sa branche d’activités, doit être opérationnel à la sortie de l’école. Sa formation scientifique de base doit être essentiellement le support de sa formation technologique qui sera à la fois théorique et pratique. Les responsabilités futures obligent de prévoir à l’école des enseignements pratiques de gestion, d’organisation d’entreprises et de relations humaines.
Le technicien supérieur, agent d’exécution, collaborateur immédiat de l’ingénieur doit pouvoir comprendre et interpréter les instructions qui lui sont données : à son tour il devrait être capable de diriger des équipes sur les chantiers ou dans les entreprises. La technologie constitue l’essentiel de sa formation.

Le bachelor une stratégie de formation

Le bachelor accueille des étudiants qui sont au bénéfice de connaissances et de compétences professionnelles préalables (savoir et expériences pratiques) attestées par les filières d’accès suivantes : Les nouvelles orientations universitaires, la création de nouvelles structures d’enseignement et de formation, l’introduction de concepts nouveaux dans l’enseignement, l’interaction des différents systèmes due à la mobilité des étudiants et des enseignants ont entraîné nos institutions dans une constante évolution depuis quelques années ; évolution qui ne se retrouvait pas au niveau des référentiels qui sont restés figés et conformes aux préoccupations de 1978. D’où l’impérieuse nécessité de leur actualisation afin que les diplômes remplissent véritablement leur rôle d’outil efficace d’évaluation.

Lumière sur des secteurs qui explosent

Il n’existe pas d’écoles de commerce réservées aux admissions parallèles. Ce sont les écoles de commerce « classiques » (ESC, grandes écoles, écoles post-bac) qui ont décidé de diversifier leurs voies d’accès. Elles organisent ainsi un concours spécifique dédié aux étudiants ayant validé un bac +2 (BTS, DUT, licence 2…) pour un accès à plusieurs orientations : soit en dernière année de Bachelor, soit en 1ère année du programme grande école. Il est également possible d’entrer après un bac +3 (Licence, Bachelor, école d’architecture, Sciences Po, pharmacie…) directement en 3e cycle. Sur ce segment le Bachelor est le diplôme phare.
La Banque : malgré la crise, embauche près de 30 000 personnes/an. La banque se réinvente pour faire face à une montée croissante de la digitalisation des échanges avec les clients. Ce sont surtout les jeunes diplômés de niveau bac +2 à bac +5 qui sont recherchés pour des postes de commerciaux et de chargés de clientèle. Dans ce secteur les bac +2/3 sont les plus recherchés. Pour les banques, il est important d’assurer une promotion de la relève adéquate dans l’optique de leur compétitivité future. Cette stratégie de formation continue a pour objectif de contribuer à une transparence accrue de l’offre sur le marché et ainsi d’améliorer l’information proposée aux collaborateurs des banques, à leurs responsables ainsi qu’aux responsables du personnel.

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Le Bachelor fait partie intégrante de la stratégie de formation des entreprises

Les bouleversements de l’économie mondiale et l’avènement des nouvelles technologies ont amené des changements majeurs dans la structure de l’emploi dans les pays occidentaux. Ainsi, les entreprises doivent ajuster sans cesse les compétences de leur main-d’oeuvre en fonction de l’évolution de la technologie pour garder leur productivité élevée. La formation des employés est donc primordiale pour les entreprises puisqu’elle est l’un des principaux moyens d’accroître le niveau de compétence de la main-d’oeuvre, l’autre étant le recrutement de personnel qualifié.
Le Bachelor est un diplôme particulièrement recherché par les entreprises car il s´intègre parfaitement a cette nouvelle stratégie de management : car le management initie les étudiants à une culture générale de l’entreprise et aux savoirs nécessaires afin de manager une équipe dans différents secteurs et domaines tels que le marketing, le commerce, la finance et la gestion ; le manager doit savoir diriger l’entreprise et mettre en place des stratégies. Le but est d’organiser et coordonner les clients, les fournisseurs, les investisseurs, les employés, mais aussi les flux d’informations, les flux physiques, les bâtiments et les outils.