A l’ISEP, 100% des élèves ingénieurs partent plus d’un semestre à l’international durant leur cursus.

 

Dans un contexte économique français dont le marché de l’emploi a pris la crise de plein fouet, il faut savoir se démarquer auprès des recruteurs lorsque l’on recherche son premier emploi.

 

© M.Gove - Fotolia

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En plus de la personnalité et des compétences de chacun, l’expérience à l’international fait partie des facteurs clé qui font la différence sur un curriculum vitae dans le but de décrocher un entretien, puis un poste. En effet, les recruteurs recherchent des candidats ouverts d’esprit et adaptables, bilingues en anglais et, si possible, dans une autre langue vivante. Car, dans un monde globalisé où la langue de Shakespeare sert de langage commun à la discussion et la négociation, les entreprises françaises ont de plus en plus besoin de recruter des jeunes actifs capables de manier l’anglais et d’effectuer des déplacements professionnels à l’étranger. Avec plus de 100 partenariats à l’étranger, l’ISEP a depuis longtemps misé sur l’ouverture à l’international afin de s’assurer que ses diplômés acquièrent de multiples expériences à l’étranger afin de générer et nourrir ces qualités très prisées. En plus des semestres académiques que les élèves doivent réaliser au moins une fois au long de leur cursus à l’ISEP, un grand nombre d’élèves-ingénieurs choisit de repartir à l’étranger, cette fois-ci dans le cadre professionnel d’un stage.

 

Travailler à l’étranger
Tout d’abord, il faut choisir le pays dans lequel vous avez envie d’acquérir de nouvelles compétences professionnelles. Ce choix se fera en fonction des intérêts de chacun, des voyages antérieurs, de l’affinité avec une culture en particulier, mais surtout des aptitudes en langues secondaires. Les entreprises s’attendront à ce que vous ayez un niveau qui vous permet d’être autonome dans le poste que l’on vous confiera. De plus, il vous sera plus facile de vous intégrer et vous habituer à la vie dans ce nouveau pays si vous avez, à la base, un réel intérêt pour ce dernier. Egalement, si vous choisissez une région du monde lointaine, il est important de ne pas avoir peur de l’inconnu et de l’éloignement, notamment familial.
Une fois le pays sélectionné, il vous faudra répondre à des offres de stages, dans la langue qui convient. Il vous faudra pour cela traduire votre CV et vous assurer qu’il convient bien aux standards du pays en question. Faut-il mettre une photo ? La date de naissance ? Autant de questions qu’il faut se poser pour mettre toutes les chances de son côté.
Quand votre CV est fin prêt et que vous avez la chance de décrocher un entretien (souvent par Skype, dans ce contexte de recherche internationale), il faut savoir mettre en avant ses compétences, et notamment ce qui fait de vous un candidat qui sort du lot. C’est à ce moment-ci que votre statut d’étudiant français peut jouer en votre faveur, grâce à une éducation de qualité reconnue dans le monde entier. N’hésitez pas à demander à vos professeurs de vous conseiller sur les éléments différenciants à souligner lors d’un entretien selon vos différents domaines d’études.
Afin d’être convaincant lors de votre entretien, il est judicieux de réfléchir et de prédéfinir votre projet professionnel. Cela vous permettra d’y penser à l’avance et de formuler dans votre esprit certains arguments et surtout de bien choisir son stage. Même si ce projet n’est pas définitif, il permet d’orienter votre recherche et les compétences que vous souhaitez acquérir pour atteindre votre projet professionnel définitif. Travailler à l’étranger dans le cadre d’un stage enrichira votre CV considérablement et de plusieurs manières. Vous y apprendrez d’autres processus de travail et de management. Cela vous permettra aussi de parfaire la langue du pays dans lequel vous aurez vécu quelques mois, de créer un réseau professionnel dans cette région du monde et pourquoi pas donner lieu à des opportunités professionnelles à l’issue de votre diplôme.

 

Doubles-diplômes : l’autre façon de bâtir un CV international
Plus rigoureux et exigeant qu’un simple échange académique, le double-diplôme à l’étranger requiert dès le départ plus de préparation, notamment au niveau administratif. A l’ISEP, la démarche s’effectue un an à l’avance, pour laisser le temps à l’élève et à l’université partenaire de régler les requis administratifs, les questions de visa, d’assurance, etc. Il faut également garder à l’esprit que vivre un an à l’étranger peut impliquer un budget conséquent, notamment si vous partez dans un pays où le coût de la vie est élevé. De plus, à l’ISEP, seuls 2 à 3 élèves maximum partent dans chacune des universités partenaires, qui choisissent elles-mêmes les élèves en révisant leurs dossiers. Il faut donc que l’élève ait un bon, voire très bon, dossier scolaire. Une fois accepté en double-diplôme, il est important pour l’élève de bien étudier le programme des cours qui l’attend dans l’université partenaire, afin d’arriver fin prêt. Beata Mikovicova, responsable des mobilités au service International de l’ISEP, souligne que « vivre un an dans un pays étranger permet d’apprendre la langue de manière plus approfondie, et de vivre pleinement une expérience culturelle nouvelle. C’est ce qui fait la force du double-diplôme. Cela permet également d’observer et de bénéficier de nouvelles façons d’enseigner et d’étudier, ce qui ouvre l’esprit à d’autres modes de management par la suite. Bien entendu, les places pour partir en double diplôme sont très prisées, donc uniquement les meilleurs élèves ont la chance de partie dans une des 23 universités partenaires à travers le monde avec lesquelles nous avons mis en place un système de double-diplôme. »
En conclusion, il est évident que plus un élève accumule d’expériences à l’étranger, plus son CV sera solide, varié et intéressant pour un recruteur. En effet, ses différents voyages apportent une ouverture d’esprit, une adaptabilité, une flexibilité et un sens de l’audace qui ne passent pas inaperçus lors d’un entretien d’embauche. C’est pour cela que l’ISEP met un point d’honneur à envoyer ses élèves à l’international pour les mettre en situation quasi réelle de travail en entreprise à l’étranger, et ainsi les préparer au monde globalisé dans lequel ils évolueront.

 

Actuellement en stage à Taïwan, Gaël Grisnaux travaille à l’Industrial Technology Research Institute (ITRI) comme Ingénieur logiciel, orienté Front-End. « Je ne souhaitais pas rester en France pour la simple et bonne raison que l’expérience à l’international est, selon moi, plus valorisante pour mon futur. J’ai choisi Taïwan après y avoir passé un semestre lors d’un échange académique. J’ai eu envie de poursuivre la découverte de ce pays en plus d’effectuer un stage dans un pays leader des TIC. » « Je m’occupe du développement Front-End de plusieurs applications Web développées en interne dans l’entreprise. J’y acquiers des techniques de développement Web avancées, ainsi que des méthodes de travail asiatiques. Bien plus de rigueur et des horaires bien plus contraignants qu’en France même si l’ambiance au travail y est un point très positif, rien à voir avec ce que j’ai pu connaître dans mes stages précédents en France. Mon seul challenge à présent est de réussir à maitriser parfaitement le mandarin, qui reste la langue officielle, même si au travail je parle anglais. »

 

Par Beata Mikovicova,
responsable des mobilités au Service International de l’ISEP