Une cinquantaine de directeurs de business schools françaises a répondu présents à l’invitation de la Commission d’évaluation des formations et diplômes de gestion (CEFDG) pour sa réunion nationale le 10 juillet 2018. L’occasion pour la commission de présenter les évolutions de son référentiel pour la rentrée.

 

La CEFDG, ça sert à quoi ?

Présidée par Carole Drucker-Godard, la Commission d’évaluation des formations et diplômes de gestion est chargée de définir les conditions de délivrance du grade de master des établissements d’enseignement supérieur de commerce et de gestion. Par ailleurs, elle évalue, émet des avis et recommandations sur les diplômes visés des établissements supérieurs de commerce et de gestion privés. Elle organise enfin les modalités de contrôle de la qualité des formations supérieures de commerce et de gestion dans une perspective résolument européenne.

Business schools, who are you ?

Selon les chiffres de la Direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (DGSIP), les business schools évaluées par la CEFDG représenteront 105 offres de formation dispensées dans 53 établissements du Bac +3 au Bac +5 à la rentrée 2018 (soit 5 formations de plus qu’en 2017). 103 formations bénéficient d’un visa et 52 délivrent le grade de master.

En 2017 ces établissements ont accueilli 112 812 étudiants (contre 105 538 à la rentrée 2015) dont 78 % en grade master. Malgré des frais d’inscription s’élevant en moyenne à 32 000 € / formation, ces écoles œuvrent pour plus d’ouverture sociale. Elles comptent par exemple 14.5 % d’étudiants boursiers (bourses étudiant en difficulté, bourses au mérite…) et s’engagent dans le tutorat et des dispositifs de types Cordées de la réussite ou Une grande école pourquoi pas moi. Elles prennent aussi le parti de l’apprentissage. En 2017, 7 952 de leurs étudiants étaient apprentis (soit 7 % des effectifs globaux, en hausse de 10.6 % depuis 2015).

Le saviez-vous ?

En moyenne, une business school française compte 2 608 étudiants, 67 professeurs permanents et présente un budget global de 36 M€.

Référentiel : les 4 grandes nouveautés 2018

Soucieuse d’être en phase avec les évolutions de l’enseignement supérieur et des business schools, la CEFDG a souhaité ajusté son référentiel pour la rentrée prochaine. Objectif : se centrer sur les programmes et les diplômes de gestion tout en offrant plus de souplesse aux écoles. Au titre des nouveautés :

  • Une ouverture de programme simplifiée. Dès lors qu’un programme de l’école dispose du visa ou du grade Master, l’établissement pourra faire la demande sur dossier remis à la DGSIP (sans passage en commission) à ce qu’un nouveau programme en bénéficie, et ouvre en année N doté de son visa ou de son grade pour une durée équivalente à celle de la formation + 1 an.
  • Une ouverture de site simplifiée. Sous conditions de critères de qualité identiques entre campus d’une même école, plus besoin d’attendre 3 ans pour que le visa ou le grade dont bénéficie le « campus mère » soit appliqué aux nouveaux sites.
  • Une implication accrue du corps professoral permanent (CPP). Pour obtenir le visa, 30 % du volume horaire du programme doit être assuré par des professeurs permanents (PP) et 30 % du volume horaire de gestion par des PP en gestion. Pour le grade master, on monte à 50 %.
  • Un renforcement des enseignements en sciences de gestion. Ils devront représenter un volume horaire minimum de 30 % des enseignements du programme pour le visa et 50 % pour le grade master. En parallèle, les écoles auront la possibilité de définir elles-mêmes ce qu’elles incluent dans la notion de gestion. Un cours de « Philosophie et management » pourra ainsi parfaitement entrer dans ce quota de formations en gestion.