Division d’EADS leader sur les marchés civils et parapublics, Eurocopter propose la gamme d’hélicoptères la plus large au monde. Au lendemain du dernier salon du Bourget, Pierre Ginestel (DESS Psychologie du Travail et des Organisations – Université René Descartes – 85) Vice- Président People Ressources, démontre que la prise en compte de l’humain est l’essence même de la réussite de l’entreprise.

 

Pierre Ginestel

Pierre Ginestel

Des collaborateurs motivés par des produits innovants
Malgré les difficultés rencontrées par le marché mondial des hélicoptères, Eurocopter a doublé ses investissements en R&D ces 3 dernières années et s’est ainsi engagé dans un renouvellement de sa gamme en lançant de nouveaux modèles comme le révolutionnaire X3 présenté au dernier salon du Bourget. « Nos efforts en matière d’innovation portent évidemment sur le confort et la sécurité de nos hélicoptères mais pas uniquement. Afin d’accroître nos capacités d’intervention civiles et militaires, nous travaillons aussi sur l’amélioration de la performance et du domaine de vol de nos appareils. Nous mettons également l’innovation au service de notre compétitivité en misant sur des prestations de qualité tout en minimisant les coûts. Nous investissons enfin pour l’environnement en améliorant nos performances en matière de bruit et de consommation de carburant et travaillant sur l’éco-efficience tout au long du cycle de production ». Outre l’innovation, c’est le produit hélicoptère qui pousse les équipes à se surpasser. « C’est un produit magique et sexy ! Il fait vraiment rêver les ingénieurs car c’est un des seuls appareils qu’ils peuvent appréhender dans sa globalité », insiste Pierre Ginestel. Prônant une ingénierie à taille humaine, le Groupe est particulièrement attractif pour les ingénieurs jeunes ou plus expérimentés, à qui il propose des axes de carrières multiples. « Nous recrutons dans des secteurs assez traditionnels pour l’aéronautique : aérodynamique, systèmes, mécanique et structure. Lorsqu’il entre chez Eurocopter, un ingénieur doit maîtriser un de ces métiers de base mais il n’est pas pour autant astreint à l’immobilité. Bien au contraire, nous lui proposons de s’orienter vers un ou plusieurs domaines parmi notamment 4 grands axes de carrières : l’expertise, l’activité d’architecte / intégrateur (plus transverse), le Programme management (activité programme intégrant des aspects techniques, financiers, qualité et commerciaux) et le management d’équipes. Tout au long de sa carrière, chacun de nos collaborateurs peut ainsi s’identifier à des filières diverses ».

 

Le DRH aide l’entreprise à se transformer
Parce qu’Eurocopter a ainsi à coeur de nourrir ses talents, les ressources humaines jouent un rôle essentiel. « Le DRH doit aider l’entreprise à se transformer pour pouvoir atteindre les objectifs stratégiques ambitieux qu’elle se fixe chaque année. Il doit donc intégrer le business dans son calendrier et être constamment dans l’anticipation des ressources. Pour cela, il aide les managers à prendre du recul et à mettre en forme leurs besoins. Pour y répondre, nous recrutons bien sûr mais surtout nous nous attachons à valoriser nos compétences en interne en aidant les managers à comprendre et à maîtriser les talents dont ils disposent déjà. La 1ère valeur ajoutée d’Eurocopter est l’humain ». Cet aspect compétence est d’ailleurs une caractéristique du secteur aéronautique où il s’exprime plus fortement qu’ailleurs. « Dans ce business, nous somme confrontés à un challenge RH particulièrement élevé. Il demande une grande technicité, une compréhension de process complexes et est constamment confronté au changement. Chaque recrutement nécessite donc une longue période de formation : il est absolument indispensable de fidéliser nos collaborateurs tout en favorisant leur flexibilité ». Ainsi le DRH est-il au coeur de l’engagement des collaborateurs. « Quand on entre chez Eurocopter, c’est avant tout par passion. Mais malheureusement, cette passion peut parfois s’émousser avec le temps. En tant que RH, nous avons pour challenge de la maintenir et de la développer et ce, malgré la complexité d’une entreprise qui s’internationalise et qui peut parfois faire perdre leurs repères à nos équipes. Il faut leur faire prendre conscience de leur valeur ajoutée. Pour cela, nous réalisons régulièrement une étude sur l’engagement permettant de faire le point sur nos résultats, d’identifier nos points forts, d’améliorer nos pratiques et de mobiliser l’ensemble du management autour de facteurs essentiels que sont l’implication et le développement de nos ressources ».

 

La 1ère valeur
ajoutée d’Eurocopter est l’humain.
C’est pourquoi les RH
y ont une vraie fonction support : celle de valoriser l’homme
et ses compétences.

L’humain au coeur des priorités du DRH
Bien loin du technocratisme caractérisant les RH des années 80, Pierre Ginestel prône une Direction des Ressources Humaines résolument tournée vers l’humain et donc vers la diversité. Cette compréhension des hommes et des femmes qui l’entourent est en effet selon lui un préalable indispensable à l’appréhension du business. « Il est important qu’une équipe RH soit composée de personnes aux profils multiples car la mixité des compétences est source de performance. Un DRH ne doit pas rester dans une sphère purement sociale ou technique mais être ouvert vers l’extérieur ». Cette question de l’inter culturalité est d’ailleurs au coeur des enjeux d’une entreprise vouée, comme Eurocopter à la globalité et à l’internationalisation. « Il faut donc percevoir les différences de cultures afin de minimiser les risques de mécompréhensions et de conflits. En ce sens, nous développons de plus en plus un système d’échanges autour d’un modèle d’entreprises intégrées favorisant l’internationalisation de nos managers ». Plaçant l’humain au coeur de ses priorités, Pierre Ginestel fait du DRH un pourvoyeur de valeurs en tête desquelles il compte la transparence, le courage et l’éthique. « Malgré quelques appréhensions, on ne reproche jamais à un dirigeant de dire les choses. Au plus près des équipes d’une entreprise, un RH doit d’autant plus faire preuve d’honnêteté et ne pas avoir peur de dire la vérité ». Parce qu’il s’impose cet esprit à la fois droit et ouvert, il en fait un élément crucial de son recrutement. « Lorsque je reçois un candidat, je m’assure évidemment qu’il maîtrise un métier de base mais je porte également une grande attention à ce qu’il fasse preuve de passion et d’engagement. Je cherche des indices révélateurs de curiosité et d’investissement comme un double cursus. Aujourd’hui, sortir d’une bonne école européenne est important mais il faut savoir aller plus loin et faire preuve de capacités d’autonomie, montrer qu’on est capable de prendre des décisions audacieuses et de les intégrer dans la vision globale de l’entreprise ».

 

Une entreprise citoyenne
La diversité est un sujet difficile car il touche au culturel. Plutôt que de la traiter par des actions trop ponctuelles, Eurocopter favorise l’ouverture par un travail de fond. « L’instauration de quotas n’est pas la solution. Nous préférons nous fixer des objectifs et trouver des méthodes pour les atteindre. Pour instaurer la parité par exemple, nous misons beaucoup sur la communication via une politique de people review mettant en avant des profils féminins et leurs carrières. Nous travaillons aussi sur l’intégration culturelle en encourageant nos filiales a embaucher au moins 20% de collaborateurs étrangers. Nous portons également nos efforts sur le handicap et l’adaptabilité des postes. Nous essayons de mettre en oeuvre au quotidien un cadre éthique : la notion d’entreprise citoyenne n’est pas une idée en l’air chez Eurocopter ».

 

CW

 

Contact : pierre.ginestel@eurocopter.com