Une étude Citrix réalisée par l’Ifop dévoile la perception et les attentes des étudiants au sujet de leurs espaces de travail. S’ils préfèrent aujourd’hui travailler seul et dans un environnement silencieux, 3 étudiants sur 5 se projettent dans un espace collectif partagé pour mieux collaborer avec leurs collègues. Un contraste qui pourrait être atténué par l’adoption de nouveaux modes de travail.

 

Etudes, révisions… home sweet home ?

Avant de décrypter leur vision du monde du bureau de demain ainsi que leurs envies, les étudiants ont partagé leurs méthodes de travail actuelles, afin de permettre une meilleure compréhension de leurs pratiques et de comparer avec ce qui peut les attendre après obtention de leur diplôme. Aujourd’hui, il apparaît que les étudiants se sentent le plus à l’aise pour travailler chez eux (68%) et préfèrent être dans un environnement silencieux (59%).

Ils sont près d’un sur quatre (24%) à travailler seul tout en restant en contact avec leurs amis sur les réseaux sociaux.  La motivation des futurs salariés : une affaire de proximité, de mobilité et de solidarité.

 

Un espace de travail en constante évolution
Les étudiants ont une vision assez classique, voire traditionnelle du travail en entreprise : près de la moitié d’entre eux, soit 48% des étudiants, se voient travailler dans un bureau, toutes professions confondues.

A l’image du développement fulgurant des open-space, ils sont 60% à estimer que leur travail se déroulera dans un espace collectif, partagé avec d’autres collègues.  La place prépondérante du bureau et de l’open-space comme lieux privilégiés pour travailler au quotidien tend à perdurer. Des solutions comme le télétravail ou le coworking, encore peu favorisées par les entreprises aujourd’hui, ne sont pas, en tant que telles, spontanément considérées par les étudiants.

 

Des bureaux pour collaborer
Cependant, les aspirations des étudiants laissent augurer de leur développement. Si 78% des personnes interrogées s’imagine travailler à une place fixe, qui leur sera attitrée, une majorité (57%) ne se voit pas si sédentaire : ils estiment qu’ils travailleront en étant debout ou en mouvement et non assis à leur poste. Pas sûr pour autant qu’ils rêvent de bureaux fixes équipés de tapis roulants et autres roues de hamster afin de se dégourdir les jambes tout en continuant à taper sur leur clavier.

Cette façon plus « dynamique » de travailler est à rapprocher de l’envie exprimée par 57% des répondants à travailler en mode projet. Ces notions de « collectif » et d’échange sont d’ailleurs très présentes dans la perception des étudiants. Parmi les éléments susceptibles d’affecter le plus leur efficacité au travail, on retrouve en tête le besoin de faire partie d’une équipe soudée et motivante (73%).

 

Des motivations géographiques et technologiques

Un autre paramètre susceptible d’influer sur leur efficacité au travail est la distance travail-domicile. Ils sont 43% pour qui c’est une préoccupation majeure.  Plus généralement, le lieu de travail apparaît comme un élément prépondérant dans le niveau de productivité des futurs salariés. S’ils ne vont pas jusqu’à imaginer pouvoir travailler n’importe où et ainsi s’affranchir du concept même de lieu de travail, ils sont tout de même 33 % à déclarer vouloir choisir de travailler où ils le souhaiteront.

Un désir de flexibilité croissant qui s’accompagne d’une demande d’outils adéquats : 33% espèrent pouvoir bénéficier de technologies de pointe et 29 % d’outils leur permettant de travailler en situation de mobilité.

 

Quand productivité rime avec flexibilité

Une question de rythme… Plus important encore que le désir de flexibilité géographique, les attentes des étudiants en matière de rythme de travail. 2 étudiants sur 3 (65%) affirment vouloir travailler avec des horaires flexibles, contre seulement 35% à horaires fixes. Permettre de travailler quand on est le plus apte à se dédier à ses tâches et ainsi concilier plus aisément vie privée et vie professionnelle va s’avérer un argument important pour s’attacher les services des futurs diplômés.

De matériel… Cette envie de flexibilité se reflète également dans les technologies les plus plébiscitées par les étudiants : l’ordinateur portable arrive en tête des outils incontournables dont les étudiants souhaiteraient bénéficier en priorité – choisi par 58% des répondants (dont 29% le considère comme la principale priorité). Viennent ensuite l’accès Wi-Fi sur l’ensemble du lieu de travail (choisi par 53% des répondants) et l’accès à distance au réseau informatique, afin de faciliter leur travail à domicile (choisi par 45% des répondants).D’autres chiffres viennent renforcer la tendance croissante du BYOD (« Bring Your Own Device ») consistant à apporter et utiliser ses appareils personnels au sein de son espace et quotidien professionnel : ainsi, 75% des répondants souhaitent utiliser leur propre smartphone au bureau, contre seulement 28% qui optent pour un smartphone de fonction.

…Et d’environnement Si le lieu de travail reste un élément important pour les futurs diplômés, ils souhaitent que celui-ci soit dûment équipé. Ils sont 49% à souhaiter trouver des espaces de détente, 41 % à pouvoir avoir accès à une cantine et enfin 32 % à disposer d’espaces verts.  Enfin, en termes de locaux, les étudiants se projettent en majorité dans des environnements professionnels contemporains et confortables.

Les espaces loft (bois et baies vitrées) sont en effet ceux qui leur permettraient de mieux travailler (54%).

 

Etude réalisée par l’Ifop sur un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population étudiante âgée de 18 à 35 ans. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, filière et niveau d’études) après stratification par région. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI – Computer Assisted Web Interviewing) du 26 août au 10 septembre 2015.