Les fondations sont de venues les le viers essentiels du dé veloppement des établissements d’enseignement supérieur . que ce soit l’ecole polytechni que , l’essec ou l’uni versité paris – dauphine , elles tra vaillent main dans la main avec leur éta blissements et ses dipl ômés pour préparer l’avenir et augmenter leurs ressources propres .

La Fondation X finance 20 à 30 bourses par an pour des étudiants en master ou doctorat.

La Fondation X finance 20 à 30 bourses par an pour des étudiants en master ou doctorat.

Ces établissements reconnus dans des domaines académiques différents ont pourtant des enjeux de développement communs. Il s’agit d’assurer l’excellence des enseignements et de la recherche, l’attractivité à l’international, l’ouverture sociale, la qualité des infrastructures. Cela, dans un contexte de limitation des dotations de l’Etat alors même que les besoins financiers pour assurer ces développement augmentent.

 

Une Fondation à l’ESSEC pour développer le soutien des anciens
La Fondation ESSEC invite ses anciens à contribuer à trois axes : des bourses pour les élèves, le rayonnement et le développement académique de l’école (prix de la faculté, aides aux départements, financement de la recherche), un fonds de capitalisation. « L’an dernier nous avons mis l’accent sur les bourses et les dons pour cette destination ont été multipliés par trois », explique Sylvia Desazars de Montgailhard, sa déléguée générale. Globalement, la Fondation ESSEC récolte 1M € par an auprès des anciens. « Avec la Fondation, nous créons un contexte qui incitera les diplômés à soutenir le développement de leur école. »

 

Créer un réflexe solidaire du don
La Fondation X est depuis 2003 reconnue d’utilité publique. Elle peut travailler au bénéfice de l’école, de ses élèves, des enseignants-chercheurs en faisant appel aux dons des anciens et entreprises. La première campagne de levée de fonds lancée en 2008 était centrée sur les anciens, « L’Ecole Polytechnique a la chance de bénéficier d’une dotation de l’Etat stable. Face à l’évolution de son environnement, elle est néanmoins conduite à augmenter ses ressources propres, explique Jean-Bernard Lartigue, son délégué général. Nous faisons donc appel aux anciens pour aider les générations futures à bénéficier d’une aussi excellente formation que celle qu’ils ont reçu. » La prise de conscience de la nécessité de soutenir le développement des établissements semble aller croissante. A cela se couple un effet d’entraînement. Ainsi, en 2008, 8 % des diplômés de l’X donnaient, ils sont aujourd’hui 12 %, et « même 20 % chez les jeunes, se réjouit Jean-Bernard Lartigue. Car ils sont les premiers à voir les bénéfices de ces fonds à l’école. Ils sont aussi sollicités pour réaliser un « class gift » et versent une partie de leur solde au profit de leurs camarades étrangers. » L’excellence ne se conçoit pas non plus sans solidarité à Paris-Dauphine. La première action financée par la Fondation a été un programme d’égalité des chances en 2009. « Nous avons mis enplace un triple parrainage auprès de jeunes talentueux avec 25 lycées partenaires. Ils sont accompagnés par des étudiants, des diplômés et des enseignants se préparer à la poursuite d’études longues. En septembre, nous avons accueillis 42 jeunes à Dauphine sur 100 candidats du programme. Nous suivons en tout 500 lycéens. » La solidarité passe aussi par la création d’un « classe gift » cette année.

 

Oeuvrer pour l’avenir
Les milliards de dollars d’endowment de Harvard font rêver les fondations françaises. Et dès leurs débuts elles consacrent une partie des dons à la capitalisation, 8 M$ à la Fondation X. Les frais de gestion sont réduits à moins de 10 %. « Il nous reste 23,5 M$ pour les projets stratégiques définis avec l’école, calcule Jean-Bernard Lartigue. L’international pour des bourses pour les élèves internationaux et un fonds d’attractivité pour faire venir des professeurs étrangers, six sont déjà arrivés ! » Le second axe est la recherche, avec la construction d’un laboratoire à hauteur de 9 M$, 20 à 30 bourses pour des étudiants en master ou doctorat. La Fondation abonde aussi 40 bourses par an pour des lycéens du programme GEPPM.

 

Soutenir l’innovation
La seconde campagne de la Fondation X couvrira la période 2014-2018. On sait déjà que l’innovation bénéficiera d’un effort pour soutenir l’engagement de l’X dans l’entrepreneuriat, l’innovation, la valorisation. « L’objectif prioritaire est toujours le même : développer l’attractivité et l’excellence de l’Ecole polytechnique dans la durée en lui permettant de répondre à ses nouveaux défis ! »

 

L’entrepreneuriat
Soutenir l’entrepreneuriat est un des axes de la campagne de la Fondation Dauphine. L’Université a depuis un an un incubateur qui accueille 4 start-up. « La Fondation soutient la volonté stratégique de l’Université de promouvoir l’esprit d’entreprise, explique sa directrice Aline de Salinelles. C’est essentiel pour l’excellent placement des diplômés et nous avons désormais une structure pour accueillir des étudiants entrepreneurs grâce à la générosité des diplômés, en temps pour les coacher et financière. »

 

Et l’excellence
La Fondation qui fait appel aux diplômés depuis 2011 a récolté 11,5 M €. Outre l’incubateur, les fonds sont destinés à soutenir Paris-Dauphine « pour qu’elle conserve sa place de leader dans la compétition internationale. Nous mobilisons les anciens pour renforcer l’excellence de l’Université en créant des Chaires (9 à ce jour), en offrant des primes à la publication dans les revues de rang A. » 15 chercheurs Dauphinois ont été récompensés en mars par 30 000 $ de dotation. Les dons financent aussi des bourses pour permettre à 100 % des étudiants de partir à l’international (50 000 $ de dotation cette année).

 

Deux fondations, deux ambitions
En 2009, la Fondation Dauphine annonçait un objectif de fund raising de 35 M€ en 6 ans.
Fin 2012, elle a collecté 11,5 M€ auprès de 270 donateurs.
Les donateurs contribuent entre 100 et 5 000€, les grands donateurs jusqu’à 250 000.
La Fondation X a mené avec succès une campagne de levée de fonds entre 2007 et 2012. Initialement fixé à 25 M€, l’objectif a été relevé à 35 au bout de deux ans.
Fin 2012, la FX avait levé 34,8 M€.
12 % des diplômés de l’X sont donateurs, le don moyen est de 800 €.
194 grands donateurs se sont engagés au-delà de 25 000 €.

 

ESSEC, une toute jeune fondation
La Fondation ESSEC a été créée en avril 2011. Sa déléguée générale, Sylvia Desazars de Montgailhard, était précédemment en charge des campagnes de levée de fonds. « Jusque dans les années 80, les dons à l’ESSEC étaient spontanés de la part des diplômés, l’organisation d’une collecte est récente. » A Noter que dès les années 80, grâce à leurs réseaux, les enseignants-chercheurs avaient monté 6 Chaires d’enseignement et de recherche et que l’ESSEC a été la première grande école à opter pour la taxe d’apprentissage. « Dans les années 2000, nous avons eu une réflexion sur la professionnalisation de la collecte de fonds. Nous avons ainsi lancé une première campagne sur la période 2003- 2007 qui a permis de récolter 26 M€ auprès de particuliers et entreprise. La seconde est en cours et s’étendra jusqu’en 2015. Certains de nos anciens ont proposé que nous créions une Fondation afin de créer un contexte pour inciter les diplômés à contribuer au développement de l’école de manière identifiable par rapport à nos autres sources de ressources propres. » La Fondation ESSEC est sous l’égide de la Fondation de France et s’adresse uniquement aux dons personnels.

 

A. D-F

 

Contact
www.fx.polytechnique.edu – www.essec.fr/lessec/fondation-essec/nous-decouvrir/accueil.html
www.fondation.dauphine.fr