Le développement de l’acronyme de l’ESDES – Ecole Supérieure pour le Développement Economique et Social – nous révèle son ADN et son ambition : favoriser l’émergence d’une économie responsable et durable. Au travers de son plan Vision 2020, elle réaffirme ce positionnement précurseur. Rencontre avec Olivier Maillard, son directeur.  – Par Ariane Despierres-Féry

 

 

Créée en 1987, l’ESDES a fondé un projet éducatif qui apparaît pionnier avec le recul ?

En tant que membre de l’Université Catholique de Lyon, l’ESDES est portée par des valeurs humanistes. Elle est née dans un contexte de dérégulation, de globalisation, d’émergence de la problématique environnementale. Son objectif initial est toujours d’actualité : former des managers responsables pour porter un développement économique produisant des richesses partagées entre les parties prenantes et respectueux des ressources. Car c’est ce cercle vertueux qui permet la pérennité et la durabilité des entreprises.

 

Comment le réaffirmez-vous au plan pédagogique ?

Notre plan Vision 2020 déploie une nouvelle maquette pédagogique. Elle comprend 25 % d’enseignements dédiés aux questions de RSE, éthique, gouvernance, nouveaux business models. Nous formons nos étudiants à décrypter les environnements dans lesquels ils vont évoluer. Cela passe par une solide ouverture en sociologie, anthropologie, géopolitique, histoire. Ils développent aussi leur regard transdisciplinaire au sein de l’Université Catholique (théologie, droit, sciences, philosophie, lettres…) pour prendre du recul et ainsi mieux comprendre la diversité du monde.

 

Et dans vos relations avec les entreprises ?

L’ESDES est la seule école « de province » à avoir une Chaire avec la Société Générale. Nous travaillons sur le thème : Gouvernance et performance des entreprises familiales. Nous définissons par ailleurs pour Veolia un indicateur de durabilité. Cette confiance de grands groupes est très belle reconnaissance de nos expertises ! Nous nous intéressons également au développement de l’économie sociale et solidaire et de l‘entrepreneuriat dans notre questionnement sur de nouveaux modèles de gouvernance.

@ B Amsellem

@ B Amsellem

Etes-vous confiant dans l’avenir de vos diplômés ?

Je suis très optimiste ! Il est plus simple de trouver des opportunités dans un environnement bousculé que stable ou atone dans lequel les rampes sont figées. C’est particulièrement vrai concernant ceux qui ont un projet entrepreneurial (création ou reprise). Nous les accompagnons au sein de notre incubateur mais aussi dans la phase d’accélération. Ils incarnent une nouvelle forme d’entrepreneuriat : pour eux ce n’est pas une aventure individuelle ; ils l’envisagent d’emblée collective.

 

Olivier Maillard et l’ESDES
Un mot pour qualifier l’ESDES en 2016 ? Précurseur
En 2020 ? Leader reconnu et incontesté sur ses thématiques de l’économie responsable
Votre rêve le plus réaliste ? Que l’ESDES soit ce leader reconnu sur ses thématiques ! Votre rêve le plus fou ? Etre copié par des universités internationales dans notre positionnement original
Le cours que vous aimeriez suivre ? Gouvernance et performance durable
Votre lieu préféré à l’école ? Notre salle de coworking, un lieu magique pour les élèves, les enseignants et ouvert aux entreprises.
www.esdes.fr

LE PROFIL DES DIPLÔMÉS DE L’ESDES Solides au plan des sciences de gestion et rapidement opérationnels, ils se démarquent dans leur approche de l’entreprise, du management et du monde. Ils ont vocation à être :
• des acteurs économiques responsables,
• en mesure de questionner et inventer de nouveaux modèles économiques et de gouvernance, responsables et durables,
• de viser plusieurs objectifs et intérêts simultanément,
• sans jamais renoncer à la performance,
• dotés de qualités humaines : empathie, écoute, ouverture, goût pour la diversité.