Managers généralistes ou experts spécialistes en commerce, marketing ou finance, les ESC font partie des jeunes les plus opérationnels du marché de l’emploi. Résolument immergés dans la réalité du monde de l’entreprise, ils y développent des compétences multiples qui leur ouvrent les portes à une incroyable palette de métiers dans tous les secteurs de l’économie. Focus sur ces jeunes talents touche-à-tout.

 

Au cœur de l’activité économique
Si les ESC évoluent dans des secteurs traditionnels comme la banque, l’industrie ou la grande distribution, ils s’imposent aussi dans des secteurs innovants comme le high-tech et les TIC. Car les choses bougent. On constate en effet que la crise a poussé les diplômés à se repositionner sur le marché de l’emploi. Alors que la banque et l’assurance étaient encore il y a peu leurs pôles privilégiés, ils ont en effet entrepris un net repli face à ces activités : ils étaient 20 % à y exercer un emploi direct il y a 5 ans et ne sont plus que 14 % aujourd’hui, repli qui s’accompagne en 2012 d’une diminution des emplois indirects de 4 à 3 %*. Parallèlement, on observe une augmentation des recrutements dans les sociétés de conseil et bureaux d’étude : 30 % des jeunes diplômés font le choix de débuter à ces fonctions afin de s’assurer un bon tremplin de carrière et de répondre aux besoins d’externalisation exprimés par les grands secteurs, distribution en tête. S’ils diffusent leur expertise dans tous les segments de l’économie, les ESC privilégient toujours certains départements et 3/4 des emplois se concentrent sur 5 pôles phares : administration / gestion / finance / comptabilité , commercial / vente, marketing, étude / conseil et audit.

 

« 100% connecté à l’entreprise mondiale, cet engagement a permis aux diplômés des ESC de résister à la crise »

Des métiers réinventés
Si les écoles de commerce ne forment pas qu’à la gestion, à la vente et au marketing, leurs diplômés restent pourtant attachés à ces fonctions. Ils évoluent ainsi dans la banque et l’assurance en tant que gestionnaire de patrimoine ou de portefeuille, analyste de crédit, trésorier, courtier,… 20 % des jeunes managers font le choix de débuter dans le marketing* à des postes de chef de produit, responsable marketing, responsable merchandising, chargé d’étude marketing,… Les fonctions de vente restent également attractives pour près de 15 % d’entre eux*, qui y évoluent en tant que chargé d’affaires, directeur commercial, commercial export, acheteur,… Grâce à leurs formations polyvalentes, les ESC sont aussi préparés à des fonctions tournées vers l’international, la logistique, la communication, la publicité et même les ressources humaines. Pluridisciplinaires, ils ont en effet su prendre à temps le tournant de la crise et se créer de nouvelles débouchées. Les allers-retours entre les fonctions commerciales et marketing sont par exemple de plus en plus fréquents et très appréciés d’une entreprise friande de jeunes dotés d’une connaissance concrète et approfondie du terrain. Des compétences multimédia (e-marketing, référencement, community management,…) sont également mises en avant pour évoluer dans de nouveaux postes à la frontière de la communication et du marketing.

 

100 % connectés à l’entreprise mondiale
Cet engouement pour de nouveaux métiers et secteurs d’activité a ainsi permis aux diplômés des ESC de résister face à la crise. Les indicateurs d’insertion dans l’emploi sont en effet meilleurs qu’en 2011 : 83.5 % d’entre eux ont un emploi dont 79.4 % en CDI et 85 % au statut cadre*. Ils évoluent pour la plupart dans des grandes et très grandes entreprises (plus de 500 à plus de 2 000 salariés) même si les PME semblent être de mieux en mieux considérées car permettant d’accéder plus vite à des postes à responsabilités. Une minorité privilégie le travail indépendant : 3.9 % des jeunes managers (essentiellement des hommes) exercent comme non-salarié, chef d’entreprise ou profession libérale*. Au niveau de la localisation, on remarque un retour à un environnement traditionnel. Alors que 2011 marquait pour la première fois un vif intérêt pour la province et le dynamisme de son tissu économique, en 2012, l’Ile-de-France reprend le pas en rassemblant 59 % des anciens ESC. L’international a également de nouveau le vent en poupe. 35 % des étudiants décrochent leur premier emploi en faisant le choix d’environnements économiques plus favorables, avec un attrait tout particulier pour nos proches voisins : Suisse, UK, Allemagne et Luxembourg en tête. Cadres de vie en constante évolution, nouveaux secteurs, réinvention des compétences, autant de preuves de l’adaptabilité des ESC. Reconnus en France et à l’étranger pour l’excellence de leur formation et la qualité de leur expertise, ils ont su prendre le tournant stratégique de la crise et rebondir sur de nouvelles opportunités. Quels meilleurs candidats pour faire prospérer l’entreprise de demain ?

 

L’entrepreneuriat, une nouvelle voie de réussite
Parfois considérés comme pas assez expérimentés donc pas assez compétitifs, soucieux de faire leurs preuves et d’apparaitre comme des leaders responsables, les jeunes ESC se tournent peu à peu vers l’entrepreneuriat. Selon une étude du Réseau Français de l’Innovation (Rétis), 2 à 3 % d’une promotion s’engagent concrètement dans l’entreprise et 43 % des diplômés des écoles de commerce songent à créer leur propre affaire. Pour répondre à cet engouement, les écoles multiplient les initiatives et dispositifs d’accompagnement. L’ESSEC a ainsi élaboré ESSEC Ventures, un programme de formation lié à un incubateur et à une pépinière. De nombreuses ESC, comme Rouen, Rennes, Pau, Toulouse et La Rochelle ont créé des majeures ou options Entrepreneuriat. Fort de son slogan « Educating entrepreneurs for the World », l’EM Lyon, est quant à elle fière de présenter plus de 85 % d’entreprises étudiantes pérennes. Le « self-made business » : un nouveau bassin d’emploi à suivre.

 

S’ouvrir à la société
Pour progresser dans la hiérarchie, un manager doit s’ouvrir à une société de plus ou plus mouvante et complexe. Et pour faire de leurs étudiants des pourvoyeurs de réponses aux besoins de l’entreprise de demain, les ESC rivalisent d’imagination. Certaines se tournent vers l’art, à l’image d’Audencia et de sa filière Management de la Culture avec les Beaux-Arts de Nantes, ou de l’ESSEC et de son double-diplôme avec l’Ecole du Louvre. D’autres privilégient l’économie sociale et solidaire comme l’ESCEM et sa filière Entreprenariat Social, Grenoble EM et sa filière Management et Handicap créée en partenariatavec l’association Hanploi à la rentrée 2012, ou encore l’ESC St Etienne avec sa nouvelle filière Management du Développement Durable et de la RSE. D’autres établissements misent sur le sport à l’image de l’ESC Pau et son ambitieux programme de reconversion d’athlètes de haut-niveau ou la Sports Management School, intégrée au Groupe EDC Paris. Que de perspectives pour les leaders de
demain.

* Source : Conférence des Grandes Ecoles, Enquête 2012.


 

CW.