Un centre de recyclage de bouteilles

En matière de ressources, l’État de Californie présente les caractéristiques suivantes :

 

  • Une grande richesse du sous-sol (pétrole, or – la ruée vers l’or passa par ici –, terres rares) mais l’exploitation est à présent rendue difficile,
  • Une production d’électricité qui est mixte avec de l’énergie renouvelable, de l’hydraulique, du nucléaire, du gaz naturel et du charbon,
  • Un problème récurrent pour l’eau (tant pour l’agriculture que pour la consommation). Dans le même temps, on note une grande progression de sa population avec une forte immigration.

Dans ce contexte et plus particulièrement dans la Silicon Valley, une prise de conscience s’est instaurée avec une impulsion de l’État fédéral notamment pour les énergies propres. Ainsi l’énergie solaire représente 5 % de la production annuelle d’énergie et plus en quantité que l’ensemble des 49 autres États ! Beaucoup de start-up se développent dans ce domaine. Citons SolarCity (www.solarcity.com/), entreprise fabriquant des panneaux solaires, des systèmes de recharge pour véhicules électriques. Elle a été créée par Elon Musk, fondateur du constructeur automobile Tesla spécialité dans les véhicules électriques. Des sites comme Clean Energy recense les start-up dans les énergies propres et les jobs qui sont proposés : Clean Energy Jobs.

Les véhicules électriques et hybrides connaissent un franc succès, notamment les Toyota Prius, Nissan Leaf et Tesla.

Les aides pour l’achat de véhicules électriques neufs sont conséquentes (à la fois de l’État fédéral et de l’État de Californie). Par exemple, sur une Nissan Leaf neuve (du calibre d’une Renault Clio), il est possible de cumuler 10 000 $ sachant qu’à l’utilisation, elle est plus économique qu’un véhicule comparable. Or les achats d’automobile ne se font pas cash mais dans plus de 95 % des cas sous forme de leasing, forme de crédit, la pratique étant ici coutumière.

Les panneaux solaires photovoltaïques pour leur part se développent sur les maisons et permettent de réduire drastiquement sa facture auprès de PG&E (l’équivalent d’EDF/GDF) ou tout autre opérateur alternatif. L’investissement initial s’amortit en quelques années. Les démarchages via plusieurs opérateurs en porte-à-porte à domicile sont courants.

S’agissant de l’eau, la consommation est bien supérieure à la production. Les rivières se tarissent, la sécheresse accroît le problème. Nous comptons 3 millions de piscines dans l’État, beaucoup parmi les maisons individuelles dans le backyard qui comporte en outre une zone gazonnée qui est arrosée automatiquement avec des sprinklers programmés ce qui génère beaucoup de gaspillage. Aussi, l’eau est lourdement taxée. La facture d’eau peut parfois être supérieure à celle de l’électricité et du gaz en été. Une majoration est faite selon les horaires des arrosages, le Gouverneur de Californie a par ailleurs imposé une limitation de la surface du backyard qui peut être couverte de gazon (25 %).

En outre, des consignes pour les bouteilles en plastique (mais aussi les canettes métalliques et les bouteilles en verre) ont été instaurées pour inciter au recyclage. Mais celles-ci ne peuvent être déposées que dans des centres prévus à cet effet. Et pour s’y rendre, il convient de faire en moyenne 15 miles aller-retour depuis son domicile, ce qui est une pollution pour la planète ! Le bilan CO2 est au final pour le recyclage des bouteilles désastreux.

Si la volonté et la prise de conscience écologique sont réelles, la politique menée présente des aspects contradictoires mais permet une éclosion de start-up dans le domaine notamment dans la Silicon Valley.