Hawaï est le 50e état des États-Unis. Tout comme Alaska, qui abrite des data centers pour des optimisations énergétiques, c’est un état qui n’a pas de continuité avec les 48 autres. Hawaï est devenu américain en 1959, quelques années avant la naissance de Barack Obama dans cet archipel. En effet, il s’agit bien d’un ensemble de 137 îles dans le Pacifique. Et en ce qui me concerne, ce fut l’occasion de m’évader un peu en découvrant Maui, la 2e plus grande île de l’archipel.

Relief tourmenté et climat tropical humide

Hawaï est un peu aux États-Unis ce que la Polynésie est à la France. C’est une terre de rêve qui attire tant les scientifiques que les touristes. Résultant d’une activité volcanique, les paysages sont d’une réelle beauté avec la joie de savourer des couchers de soleil par ailleurs fortement appréciés des instagrammeurs.

Les contrastes climatiques au sein d’une même île sont nombreux en à peine quelques kilomètres. L’île de Maui, à la forme de papillon, fait un peu penser à la Guadeloupe. Ainsi lors d’une balade ensoleillée, nous avons été surpris par une soudaine averse tropicale.

Un melting pot culturel

Les statistiques ethniques étant licites aux États-Unis, on apprend que 20 % de la population est hawaïenne « de souche » avec une majorité d’asiatiques et de nombreux métissages. Au total ce sont 1,4 million d’habitants qui y vivent.

Alors que dans la Silicon Valley, il s’agit d’un mélange de talents d’Amérique, d’Asie et d’Europe qui viennent avec la farouche envie de changer le monde, le melting pot s’effectue ici au niveau culturel.

L’île aurait été découverte par un navigateur polynésien avant les arrivées des européens (James Cook en 1778 et le français La Pérouse qui fit escale à Maui en 1786, île délaissée par Cook quelques années auparavant).

La culture ancestrale reste très forte avec la danse traditionnelle polynésienne (la hula), la guitare hawaïenne, le ukulélé… Elle se mêle avec la culture américaine. Et on peut constater la très forte pratique du surf qui a depuis franchi les frontières.

Une authenticité préservée

Avec un littoral de près de 250 km, il était nécessaire de louer une voiture pour partir à la découverte de l’île. Exit les Tesla de la Silicon Valley, troquées par des Jeep. La route d’Hana vaut le détour ! Une belle occasion de faire de nombreuses escales pour admirer les paysages, les chutes d’eau et les plages qui agrémentent le trajet. Certaines parties sont même boueuses, ce qui fait partie du décor.

Une petite halte sur le bord de la route nous a permis de nous offrir 8 mini bananes pour 1 dollar.

Les plages de sable noir qui témoignent de l’activité volcanique sont impressionnantes. Les aficionados de la plongée peuvent admirer tortues vertes, récifs coralliens et poissons exotiques.

Aloha, le mot magique

L’Italien dit indifféremment « buongiorno » pour bonjour et au revoir, le « au revoir » n’étant pas définitif. L’hawaïen va encore plus loin. Pour dire les trois mots bonjour, au revoir et amour, un seul et même mot est utilisé : « aloha ». C’est du reste le nom de code d’un système de transmission radio qui a ensuite inspiré les principes du protocole de transmission Ethernet CSMA/CD.

Pour aller plus loin…

Si on veut jouer les Yann-Arthus Bertrand, des survols de l’île en hélicoptères sont proposés. De même que des randonnées en VTT dans le volcan.

En tout cas, il s’agit d’une opportunité unique d’y aller avant d’aborder une rentrée particulièrement chargée. Imaginez-vous vous rendre à Papeete en 5 h d’avion ? C’est un peu la chance des travailleurs de la Silicon Valley.