Beaucoup de personnes me parlaient du parc national de Yosemite en me relatant qu’il fallait s’y rendre. Que c’était « the place to go ». Et ces retours émanaient surtout d’amis français de passage dans la Silicon Valley à l’occasion d’un séjour californien. À force d’entendre des louanges, j’ai voulu moi aussi franchir le pas – Par David Fayon, Consultant web / transformation digitale et envoyé spécial du JDEU dans la Silicon Valley.

 

Quand Yosemite fait ricochet côté marketing…

Les geeks savent pertinemment que Yosemite est la version X.10 de l’OS d’Apple lancée en octobre 2014 même si actuellement c’est la version X.12, Sierra, la dernière en date. Le point commun est qu’après avoir baptisé ses systèmes d’exploitation en empruntant des espèces de félins, Apple privilégie les montagnes.

 

Un lieu touristique à portée de canon de la Silicon Valley

Après Lake Tahoe et situé à égale distance en voiture depuis la Silicon Valley (environ 3 h 30), le parc national de Yosemite est un autre endroit où les travailleurs 2.0 de la Silicon Valley se rendent pour le week-end. Situé dans l’Est de la Californie dans les montagnes de la Sierra Nevada, c’est le 2e plus ancien parc national des États-Unis après Yellowstone. Ce fut même le 1er parc national des États-Unis créé par un décret du président Abraham Lincoln en 1864.

 

De la moyenne à la haute moyenne dans un relief en granite

L’histoire de Yosemite remonte aux tribus amérindiennes voici plus de 4 000 ans. À plus de 1 200 mètres d’altitude et avec des dômes en granite qui plafonnent à plus de 3 500 mètres, on est sous le charme et surtout étonné par l’immensité propre aux États-Unis. Victime de son succès, le lieu se doit de trouver un équilibre entre préservation de l’écosystème avec une faune et une flore singulière et l’accueil du public pour le tourisme.

 

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S’y rendre depuis la Silicon Valley…

Sur le chemin, on traverse de longues lignes droites de plusieurs kilomètres qui semblent interminables. Dans celles-ci se trouvent des champs de pistache car la Californie est un État avec une production agricole de masse (pas simplement oranges et viticole) où j’ai constaté une main-d’œuvre majoritairement d’origine mexicaine et abondante qui travaille même le dimanche. Dans les routes que l’on sillonne, de nombreux fruits et légumes locaux sont à vendre, ce qui rappelle un peu la nationale 7 avec notamment ici une fameuse glace à l’ail vantée comme l’est la glace à la lavande dans le midi. Je n’ai pas poussé le vice jusqu’à la déguster…

 

De belles randonnées mais à nuancer selon les saisons

Classé patrimoine de l’humanité par l’UNESCO, le site attire et trouver une place où se garer est un vrai sport qui peut s’apparenter aux arrondissements centraux de Paris. Le regret est de m’y être rendu en fin d’été là où les chutes d’eau sont minimes et même inexistantes ce qui fait perdre de sa superbe au spectacle de la nature. Yosemite est un très bel endroit pour les randonneurs avec de beaux paysages et des dénivelés toutefois. À noter qu’il faut compter 2 h de queue pour visiter Glacier Point qui plus est en empruntant par la suite un bus, ce qui m’a conduit à opter pour un plan B.

Hormis les randonnées et la contemplation de la nature pour se ressourcer, il n’y a pas grand-chose à faire. Mais c’est souvent ce à quoi on s’attend après des longues journées à produire et à créer dans la Silicon Valley.

 

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