En 1980, l’association voile de l’école est créée par des étudiantes de l’EPF , l’école étant uniquement réservée aux filles à cette époque, afin de participer à la 12e édition de la Course Croisière de l’EDHEC . Par la suite, forte de son ascension, l’association s’engage dans le tour de France à la voile, la célèbre régate mêlant professionnels, amateurs et étudiants durant l’été. Aujourd’hui, l’activité d’EPF Voile s’est diversifiée : elle a abandonné le Tour de France pour organiser des croisières pour ses élèves et propose le passage du permis bateau à tous. Mais son objectif est resté le même : participer au plus grand événement sportif étudiant d’Europe, la course croisière de l’ED HEC ! Bien sûr, EPF Voile a pour but d’améliorer chaque année ses résultats et s’entraine donc activement les mois précédant l’événement. Après une petite mise en jambes aux vacances de la Toussaint avec une croisière en Méditerranée, chacun des membres prend son téléphone pour nouer de nouveaux partenariats et renouveler les anciens. Les nouveaux adhérents sont accompagnés dans cette recherche de partenariat par toute l’équipe, ce qui constitue pour eux un premier contact avec le monde professionnel.
L’équipe d’EPF Voile sera soutenue cette année par Sopra Group, partenaire de l’association depuis plusieurs saisons. Sopra Group est un groupe européen de conseil, d’intégration de systèmes et d’outsourcing applicatif : il guide les entreprises dans leurs projets de transformation, depuis la définition des stratégies jusqu’à leur réalisation. Ses  atouts : l’expertise des grands projets, la connaissance des métiers des clients, la maîtrise des technologies et une large implantation européenne grâce à plus de 8 500 collaborateurs. Pour la 45e course croisière de l’EDHEC, nous serons aussi accompagnés par l’EPF , l’un de nos principaux partenaires, ainsi que la SCNCF , Staff Décoratif, Semantis et notre partenaire presse, Le Journal des Grandes Ecoles et des Universités, que nous souhaitons remercier. Afin d’accroître nos chances de podium, les membres de l’association s’entrainent activement au d’octobre ont été le premier challenge de la nouvelle équipe. Un plan d’eau technique aux conditions météorologiques peu clémentes a ouvert le bal des régates d’EPF Voile. Une cinquième place honorable qui aura comme conséquence de sur-motiver les membres pour les prochaines manifestations. Les étapes de la Coupe de France des Etudiants et des entrainements en Open 5.70 complèteront la préparation pour la CCE.

Toute l’équipe EPF Voile !

Toute l’équipe EPF Voile !

Afin de mettre toutes les chances de son coté, EPF Voile engage 2 équipages cette année en First 31.7, courant dans la catégorie 100 % étudiants et le classement féminin pour l’un d’eux. Il s’agit pour nous de renouer cette année avec nos victoires de 2004 et 2005.

Qu’est ce qui t’as poussé à monter sur un bateau la première fois ?
Comme beaucoup, Clarisse a commencé la voile très jeune, mais absolument pas dans l’optique de faire de la compétition. « Je ne me souviens pas de la première fois où je suis montée sur un bateau, mais c’était plus en mode croisière avec la famille et quelques stages de voile l’été (Optimist, Topper et autres). Une vraie parisienne ! »

Quel a été ton parcours depuis ces premiers pas en famille ?
La régate n’est arrivée dans la vie de Clarisse que plus tard, en 2006 avec sa participation au Trophée des Lycées. « C’est à partir de ce moment que j’ai vraiment commencé à m’intéresser à la régate et j’ai essayé de naviguer un maximum. Toutes les occasions étaient bonnes pour ça ! ». Mais la prépa étant passée par là, elle a du mettre la voile entre parenthèse pendant deux ans. « Du coup quand je suis arrivée en école, j’étais hyper partante pour faire plein de voile ! » Ainsi, elle a profité de son temps libre pour participer aux weekends organisés par l’école, faire des croisières entre amis et s’embarquer pour la CCE et le Tour de France à la Voile. Longtze, Grand Surprise, voilà de quoi ravir une passionnée ! En parallèle à son activité voileuse à l’école, Clarisse a participé deux années de suite à la croisière Rêve d’Enfance. « J’étais respo voile de cette belle association qui emmène chaque année des enfants en rémission de cancer faire une croisière en Corse au départ de Toulon. » De beaux souvenirs et une expérience enrichissante à tout point de vue.

Mais pourquoi ne pas allier passion et formation ?
« J’ai fait deux stages dans le monde de la voile : l’un en tant que chef de projet de la Krys Ocean Race et l’autre en tant que chef de projet junior de Jean Le Cam sur le Vendée Globe… c’était fou ! J’ai même pu naviguer une fois en MOD 70 et deux fois en IMOCA. Je suis chanceuse ! »

Des projets maritimes pour l’avenir ?
L’année dernière, Clarisse s’est lancée dans un projet important avec Tanguy le Turquais. Ils ont acheté un Mini 6.50 afin qu’il participe à la Mini Transat en octobre 2013 ! « En attendant le départ, je l’aide sur son projet à trouver des partenaires, s’occuper de la communication, de temps en temps je l’aide aussi sur son chantier. Je navigue quand je peux dessus, et si tout va bien on fera une régate de préparation ensemble en mai. Le Mini, c’est un niveau au dessus de ce que j’ai fait jusqu’à présent et c’est vraiment génial ! Un véritable petit bolide ! ». Emballée par le projet ? « Mon rêve serait de faire moi-même la Mini Transat en 2015 mais bon, il faudrait que je m’entraine énormément pour avoir le niveau et cela voudrait dire arrêter de travailler avant même d’avoir commencé. Pas très sérieux ! Peut être que je me lancerai un jour ! Qui sait ? ».

Pourquoi t’engager auprès d’EPF Voile sur la CCE ?
L’EPF ? Son frère est un ancien élève de l’école, mais ce qui l’a vraiment motivée est le projet d’EPF Voile, qui essaie chaque année de passer la main à la génération suivante. Place aux jeunes ! Un peu stressée par le défi qui lui est lancé ? « Je dois avouer que c’est la première fois que je suis officiellement skipper sur une régate, j’ai été plusieurs fois barreuse ou tacticienne en régate, mais jamais les deux à la fois. On va faire de notre mieux, je crois qu’il y a du niveau en 31.7. Le premier objectif sera de faire des manoeuvres propres ! S’il y a bien une chose que j’ai apprise en faisant la CCE, si on gère à peu près les manoeuvres, on ne s’en sort pas trop mal ! » Et l’équipage pour moitié féminin de l’EPF sera de toute manière à ses cotés dans cette épreuve. Au taquet !

 

Mais qui sont les étudiants de l’EPF ?
Nous sommes issus de l’ex-Ecole Polytechnique Féminine, grande école généraliste post-bac, créée en 1925 pour former des femmes aux métiers de l’ingénierie et devenue mixte en 1994. Historiquement implantée à Sceaux (92), Troyes depuis la rentrée 2010 et désormais à Montpellier, elle compte plus de 1100 étudiants et reste l’une des écoles les plus attractives pour les jeunes filles (40% des élèves ingénieurs) par son esprit pionnier, ses valeurs d’ouverture et dediversité ainsi que son positionnement visiblement généraliste. En effet, son cursus nous permet d’appréhender et découvrir lors d’un tronc commun de près de 4 ans tous les domaines de l’ingénierie avant de choisir en fonction de nos goûts et compétences parmi 8 spécialisations.

 

Contact
Hadrien Bouche – http://voile.epf.frvoile@epfedu.fr