Si Gérôme et Marianna entreprennent dans des secteurs très différents, ils sont mus par une même envie d’indépendance, d’autonomie, de prendre des responsabilités et surtout de concrétiser leurs idées.

 

Gérome Arnell, étudiant en B3 Entrepreneuriat et gestion de projet, sa société Northern Aviation est incubée à l’IFAG. Passionné d’aviation depuis son enfance, Gérôme est pilote de ligne. En travaillant au sol à Saint-Martin, « j’ai réalisé que je ne me sentais pas épanoui dans le siège du salarié ». Un stage dans une petite structure le place en situation de responsabilité.

« J’ai découvert ce que je voulais : beaucoup d’autonomie, mettre en musique mes idées et les communiquer aux autres. J’ai découvert la fierté et la grande satisfaction de voir son travail se concrétiser. »

« Quoi qu’il advienne je sais que je créerai mon entreprise ! »

 

En dernière année d’école de pilotage, il imagine avec des amis une société de services haut de gamme d’aviation pour les Caraïbes. Ils travaillent sur leur projet durant 6 mois, et « nous réalisons qu’ils nous manquent des compétences entrepreneuriales ». Gérôme intègre donc l’IFAG en Bachelor, et compte poursuivre en master « pour aller plus loin, être solide, crédible, et mettre toutes les chances de notre côté ». La société a intégré l’incubateur de l’IFAG en octobre 2016.

L’activité de Northern Aviation s’exerce dans un secteur réglementé et demande un investissement de départ très important. « Etre incubé nous donne confiance. Nous faisons partie de ces jeunes ultramarins motivés et entrepreneurs qui développent un écosystème local de startups. Etre à 4 permet de se soutenir, de se compléter. Quoi qu’il advienne je sais que je créerai mon entreprise ! »

 

3 questions à Marianna Szeib, incubée et étudiante au sein d’IFM Entrepreneurs, pour sa société Face To Face Paris

Marianna Szeib (c)Vianney Tisseau pour Slow Soup

Quels ressorts intimes vous ont poussée à créer votre société ?

Diplômée de ESCP Europe en 2012, j’ai travaillé chez L’Oréal puis chez Dior. J’ai beaucoup appris, j’ai eu la chance d’avoir des managers qui ont eu confiance en moi et m’ont confié des responsabilités. Je me suis sentie très épanouie lorsque je menais des projets en autonomie, que je gérais mon équipe, que je déployais mes idées. J’ai identifié mes moteurs personnels, et aussi que j’avais besoin d’être autonome dans la gestion de mon temps pour trouver mon équilibre vie privée/vie pro. Il m’a fallu du courage pour sortir du confortable circuit grande école/grand groupe. Mais mon besoin de débuter un autre chapitre de ma vie était plus fort.

Comment est née l’idée de Face To Face Paris ?

En travaillant avec des bureaux de tendance, des sociologues, j’ai été passionnée par les évolutions sociétales, de la consommation dans le luxe, la recherche d’authenticité dans la relation avec les marques, le besoin de liens entre les créateurs et leurs clients, le privilège de les rencontrer, l’importance de raconter une histoire de marque. C’est ainsi que j’ai souhaité créer ma structure pour déployer mon concept : sélection de créateurs, organisation de pop-up stores où nos inscrits peuvent les rencontrer et découvrir leurs créations, création d’événements sur Facebook et Instagram ; le tout adossé à une plateforme digitale de mise en relation entre créateurs et avec les clients, et bientôt de vente.

Se former et être incubée, un atout pour se lancer ?

J’ai eu la chance d’intégrer le programme IFM Entrepreneurs. Les cours et ateliers, l’accès à des professionnels pour régler les questions juridiques, fiscales, de branding, comptables, et en même temps avoir du temps pour créer son entreprise, la formule est très complète. Lorsque je doute, j’ai quelqu’un vers qui me tourner. J’échange aussi beaucoup avec les autres porteurs de projets, tous dans le secteur de la mode et de la création. Je ne voulais pas créer ma société seule dans mon salon. Etre entourée et accompagnée était important et s’avère un énorme atout.

http://www.facetofaceparis.com/about/

Quels sont les ressorts du goût d’entreprendre chez les jeunes ?