« La pédagogie passe par l’opérationnel » affirme Michael Tapiro, Directeur de la SMS.  Dans son école à Lausanne on encourage les étudiants à être les témoins privilégiés de compétitions exceptionnelles pour une expérience ludique et inoubliable. Rencontres de Paris à Rio avec Thomas, Audrey et Camille.

Rendre le rêve réalité

©SportsManagementSchool

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Lui-même issu du monde du sport (ancien joueur de rugby de Première division, notamment au Stade Français) le directeur de la Sports Management School en est convaincu « il y a rien de tel que de vivre une vraie expérience. Avant tout pour le souvenir. Ils y étaient et ça on ne pourra pas leur enlever. Ensuite car leur expérience fait jurisprudence. Ils comprennent que ce n’est plus du domaine du rêve : c’est faisable. Enfin, pour l’école, c’est un réel atout qui nous permet de nous positionner sur le marché. »

Les soucis d’orientation ? C’est du passé !

Mais au-delà d’une ambiance et de moments historiques, ces expériences éclairent les jeunes sur un point primordial : leur avenir. Plongés dans la réalité de l’organisation et de l’univers sportif côté « management », ils prennent conscience de leur attrait pour ce milieu et en découvrent les métiers.

Une opportunité inestimable pour la suite

Etudiant en 2e année à SMS, Thomas Jobard, bénévole « spectateur-service » ne s’est encore tout à fait remis de la défaite des Bleus. Il a immédiatement soumis sa candidature après une conférence de l’UEFA dans son école, 2 jours après la rentrée. Encore sur « un petit nuage » après avoir assisté à 7 matchs (bien qu’il travaillait pendant ces derniers), il sait déjà que cette expérience lui aura appris à dire « bonjour » et « bon match » dans plusieurs langues et bien plus encore : « on a beau ne pas être payé on en ressort enrichi. Désormais, Thomas le sait : il veut travailler dans les stades !

Thomas Jobard

Thomas Jobard

Audrey Crepin, en 3ème année de Bachelor à SMS, a été recrutée en stage par le service RH de l’UEFA au bureau Safety/Security de Bordeaux. Pendant les matchs elle avait les yeux partout et devait reporter à la sécurité national tout élément suspect. Audrey a pris conscience de l’ampleur de l’organisation, la logistique et la coordination que nécessitent ces manifestations sportives. « Il y a tellement de détails auxquels on ne pense pas. » En tout cas, elle recommande vivement de vivre ça « c’est une énorme expérience professionnelle et humaine. L’occasion rêvée pour se créer un carnet d’adresses ». Son attrait pour ce milieu maintenant confirmé, Audrey s’approche petit à petit de son rêve : les JO. Intéressée par le mélange culturel, elle souhaiterait particulièrement s’occuper de l’encadrement des délégations étrangères.

Le saviez-vous ?

A la suite de l’Euro, pour les remercier, les bénévoles ont été invités au Stade de France, où ils ont pu jouer librement pendant 15 minutes sur la pelouse foulée par Pogba, Payet et Ronaldo la veille. « Je ne suis même pas sûr que Lionel Messi y ait un jour mis les pieds » remarque Thomas.

En 2016 : il va y avoir du sport !

« Le milieu du sport ce n’est pas que des paillettes, c’est beaucoup d’investissement » Camille Gibert

L’été 2016 bien que maigre en soleil, aura été fort en sport entre Roland Garros, l’Euro et les JO. Camille Gibert, diplômée de SMS, va elle avoir la chance d’assister à la 31e édition des Jeux Olympiques.

Camille, en poste à la fan zone pendant l'Euro !

Camille, en poste à la fan zone pendant l’Euro !

A 22 ans, Camille travaille pour le Stade de France depuis déjà 4 ans où elle a commencé comme guide. Mais c’est l’Euro qui l’a confortée dans son idée de faire de l’évènementiel sportif son métier. Ses années au Stade de France comme à la Sports Business School lui ont aussi permis de s’affirmer. « En tant que femme dans ce milieu, il faut s’accrocher. Les premiers jours à SMS, les garçons testaient les 3 ou 4 filles de la promo. Mais au final ce n’est pas plus mal, ça nous forge le caractère. » Cette semaine elle s’est envolée pour le Brésil en tant que bénévole du Club France où elle va réaliser « un rêve de petite fille », elle qui a toujours suivi assidûment les JO.

Le sportif le plus impressionnant ?

Le joueur de rugby Jonny Wilkinson, qui, encore au stade à 3h du matin après un match, avait pris le temps de saluer toutes les équipes.