On leur demande d’être les meilleurs, performants, efficaces, excellent et dès les classes préparatoires, la compétition commence, quelquefois cruelle de désillusion. Puis il faudra se faire une place au soleil, le plus vite possible et sans état d’âme, valoriser au mieux ses compétences face aux autres. Dans ce cas, l’entraide existe-t-elle dans les grandes écoles ou la compétition acharnée a-t-elle définitivement pris la première place ?

 

Bernard Belletante

Bernard Belletante

Bernard Belletante
Directeur d’Euromed
Quand un étudiant se trouve en difficulté, il existe une réelle entraide. D’ailleurs, nous les habituons à travailler en collectif.

 

François Bonvalet
Directeur de RMS
Les élèves s’entraident énormément ; ainsi 27 associations fonctionnent au-delà du BDE. Nous sommes une grande famille et chacun se sent un peu copropriétaire de l’école.

 

Jean-Guy Bernard
Directeur Général de l’EM Normandie
Oui très fortement. Il y a quelques années par exemple, nous avons intégré un étudiant paraplégique, victime d’un accident avant la rentrée, et ses camarades l’ont pris en charge pendant les cinq années de son cursus. L’ambiance générale entre nos étudiants est très bonne, leur dynamisme et leur jeunesse sont des moteurs pour notre activité !

 

Hervé PASSERON

Hervé PASSERON

Hervé Passeron
Directeur du Groupe ESC Toulouse
Il existe de forts noyaux d’entraide et de solidarité au sein de l’école. Par exemple les élèves apportent une contribution croissante au financement de Bourses sociales via la Fondation du Groupe.

 

Pierre Giorgini
Directeur général du groupe ISEN
L’entraide est forte et notre système de prépa s’y prête puisque avec le système du contrôle continu la concurrence n’existe pas.

 

Alice Guilhon
Directrice Générale de SKEMA
La culture de SKEMA comprend beaucoup d’entraide par le biais de ses associations.

 

Patrice HOUDAYER

Patrice HOUDAYER

Patrice Houdayer
Directeur général délégué EMLYON Business School
Aujourd’hui, les élèves apparaissent moins manichéens qu’il y a quelques années car ils n’associent l’individualisme. En classes préparatoires, la compétition fait progressivement place à l’esprit d’entraide que tentent d’être complémentaires en travaillant en groupes, de surcroît entre nationalités différentes.

 

Arnaud Langlois-Meurinne
Directeur général de Rouen Business School
Si les prépas sont parfois un espace de compétition, l’Ecole apparaît plus comme un espace de coopération où les projets associatifs et les travaux de groupes ne sont pas sanctionnés par un classement. La notion de leadership responsable que nous défendons dans notre vision signifie qu’on ne réussit qu’en entraînant les autres. C’est d’ailleurs dans cet état d’esprit que nous encourageons les sports collectifs.

 

Philip McLaughlin
Directeur BEM
Les travaux en groupes fréquents génèrent de l’entraide. Je constate qu’il existe une plus forte culture d’entraide qu’autrefois.

 

Pascal Morand
Directeur de ESCP Europe
Ils se placent dans une logique de respect mutuel et de solidarité, tout en développant largement la vie étudiante sur nos différents campus.

 

Pierre Tapie

Pierre Tapie

Pierre Tapie
Directeur de l’ESSEC
L’entraide est très forte entre les élèves !

 

Thierry Robin
Directeur général du Groupe ESC Clermont
Après le séminaire d’intégration de 1ère année, les élèves sont immergés dans les collaborations en petits groupes qui favorisent l’entraide tout au long de l’année. La solidarité se retrouve également dans les projets humanitaires ainsi que dans la formule de parrainage entre diplômés et étudiants.

 

Frank Vidal
Directeur général d’Audencia
Il existe une véritable entraide que l’école doit encourage à travers des modalités pédagogiques qui ne visent pas uniquement la compétition.