Dossier Recrutement

 

La situation des diplômés de grandes écoles en 2011 fait figure d’exception. En 2012, leur taux net d’emploi est proche de 85 %, 82,5 % des jeunes ont trouvé un emploi en moins de 2 mois.

 

Les résultats de l’enquête insertion 2012 de la Conférence des Grandes Écoles étaient très attendus compte tenu de la conjoncture économique. Pierre Tapie, président de la Conférence des Grandes Écoles et directeur de l’ESSEC (à gauche), Bernard Ramanantsoa, président de la commission aval de la CGE et directeur d’HEC Paris (au milieu), Hervé Biausser, président de la commission amont de la CGE et directeur de l’ECP (à droite).

Les résultats de l’enquête insertion 2012 de la Conférence des Grandes Écoles étaient très attendus compte tenu de la conjoncture économique. Pierre Tapie, président de la Conférence des Grandes Écoles et directeur de l’ESSEC (à gauche), Bernard Ramanantsoa, président de la commission aval de la CGE et directeur d’HEC Paris (au milieu), Hervé Biausser, président de la commission amont de la CGE et directeur de l’ECP (à droite).

40 058 diplômés de 160 écoles ont répondu à l’enquête premier emploi 2012 de la Conférence des Grandes Écoles. Ils sont 70 % en activité professionnelle soit 4 points de plus qu’en 2011 et 10 depuis 2010. Le taux en recherche d’emploi à 16 % décroit lui aussi, et ils sont 80 % en CDI (la situation s’améliorant depuis 2 ans). La situation en 2012 est également plus favorable pour l’efficacité de la recherche d’emploi. Près de 50 % ont signé un contrat de travail avant leur sortie d’école, et au global ils sont 82,5 % à s’être placés en moins de 2 mois.

 

Managers et ingénieurs n’exercent pas dans les mêmes régions
Les jeunes diplômés sont 18,2 % à l’international chez les managers, 9,8 % pour les ingénieurs. En France, 51,7 % des ingénieurs se placent en régions tandis que les managers s’établissent à 58,6 % en Ile-de-France. Les managers sont quasi autant en province (23,2 %) qu’à l’étranger (18,2 %).

 

Les secteurs traditionnels au rendez-vous
La banque/assurance résiste (malgré un repli à 14 %), le conseil et les bureaux d’études la dépassant désormais, l’audit complétant le podium chez les managers. Un ingénieur sur six exerce en bureau d’études ou société de conseil, l’emploi direct dans l’industrie du transport et du BTP progresse, tandis que l’énergie marque le pas les TIC poursuivent leur baisse entamée en 2007 à 8 %. Selon l’enquête premier emploi 2012 de l’APEC, les diplômés des disciplines à fort contenu technique et technologique « Informatique télécommunications, multimédia » et « Ingénieur généraliste, Métallurgie, Mécanique, Aéronautique », affichent des taux d’emploi supérieurs à 80 %. La fonction Études, recherche, développement est le principal pourvoyeur d’emploi des jeunes diplômés.

 

170 000 embauches cadres par an ces prochaines années
« L’APEC a actualisé ses prévisions de l’emploi cadre avec 177 000 embauches annuelles pour 2013 à 2016, annonce Pierre Lamblin, directeur études et prospective. Notre dernière note de conjoncture affiche des prévisions de recrutement pour le 3e trimestre en baisse (46 % contre 52 % il y a un an), – 4 points à l’égard des jeunes diplômés et un taux de transformation des intentions de recrutement en baisse. Ce sont des signaux de retournement du marché. Le diplôme est plus que jamais un atout car il rassure les recruteurs. » Paradoxalement, certaines entreprises ont du mal à trouver des compétences, surtout en chantier, consultant SAP ou développeur informatique. « En 2012, l’informatique a recruté 30 000 personnes, insiste Pierre Lamblin, l’ingénierie et la recherche 25 000. Ces métiers restent porteurs. Par ailleurs, dans l’industrie, l’aéronautique, le ferroviaire continuent à rechercher des jeunes qualifiés. »

 

A. D-F