Les présidentiables

Les principaux candidats à l’élection présidentielle ont répondu à nos questions. Logement, chômage, éducation et économie, ils passent au crible tous les sujets qui intéressent les étudiants des grandes écoles et des universités.

 

Eva Joly, candidate d’Europe Ecologie les Verts
« Garantir les conditions d’un dialogue entre enseignement supérieur et entreprises »

 

Eva Joly

Eva Joly

Vous prévoyez d’investir 4 milliards d’euros dans la jeunesse. Comment financerez- vous ce programme ?
Je fais le choix de la solidarité avec les jeunes en difficulté, de préserver notre modèle social, en préférant m’attaquer à la fraude fiscale, réintroduire de la progressivité dans l’imposition des citoyens et des entreprises et mettre un terme au gaspillage financier dans les autoroutes, les grandes infrastructures prestigieuses comme l’EPR… En outre, pour répondre à la crise qui touche le logement des étudiants, ma politique comprendra chaque année la construction de 50 000 nouveaux logements étudiants et la rénovation de 70 000 autres. En lançant une vaste entreprise de rénovation qui réduira la précarité énergétique et en encadrant le prix des loyers, nous répondrons à la crise du logement dont souffrent en premier lieu les jeunes.

Le taux de chômage des moins de 25 ans atteint 20 %. Comment favoriser l’insertion des jeunes dans les entreprises ?
Les phénomènes de précarité qui touchent la jeunesse sont une défaillance de notre société. Pour développer l’apprentissage et l’insertion, je veux garantir les conditions d’un dialogue entre enseignement supérieur et entreprises, en se servant des réussites opérées et réalisées dansles grandes écoles. Il ne s’agit pas d’instaurer une relation faite d’ingérence et de dépendance, mais d’encourager les initiatives en renforçant la professionnalisation des étudiants. Ceux-ci doivent aussi voir limitées les périodes de stages et d’emplois précaires, freinant l’entrée dans la vie active, et être encouragés dans leurs projets d’auto-entrepreunariat. La transition écologique de l’économie, que nous évaluons à un million créé d’ici 2020 et qui seront à la recherche de jeunes de tous profils, sera porteuse de nombreux emplois.

Le logement reste la principale préoccupation des étudiants. Quelles mesures proposez- vous ?
Pour répondre à la crise qui touche le logement des étudiants, ma politique comprendra chaque année la construction de 50 000 nouveaux logements étudiants et la rénovation de 70 000 autres. Mais la vraie réponse à cette crise, ce sera la solution apportée au problème global du logement. En portant un effort de construction massive en lançant une vaste entreprise de rénovation qui réduira la précarité énergétique, en encadrant le prix des loyers, notamment ceux des petites surfaces qui se sont le plus envolés, nous répondrons à l’intolérable crise du logement dont souffrent en premier lieu jeunes et étudiants.

Quelles sont les principales mesures de la grande réforme fiscale écologique que vous souhaitez mettre en place ?
L’Etat dépense des milliards pour subventionner la pollution et n’applique pas le principe pollueur- payeur qui demeure pourtant un puissant levier de la pollution écologique de l’économie et une source de revenus. Nous instaurerons une Contribution Climat-Energie, dont la moitié du revenu sera utilisé pour financer des investissements publics écologiques et l’autre redistribuée à la moitié des Français les moins riches sous forme de « chèques verts ». Ainsi, nous réaffecterons toutes les dépenses publiques néfastes pour l’environnement (exonérations de TVA sur le kérosène, pesticides…). Cette fiscalité écologique sera inséparable d’une réforme du système fiscal aujourd’hui injuste puisque, grâce aux niches, les riches et les grandes entreprises paient, en proportion, moins que les classes moyennes et les PME. Il s’agira de rétablir une progressivité réelle de l’impôt, la suppression partielle de l’exonération de l’impôt sur la fortune pour les biens professionnels, l’instauration d’un impôt plancher de 17 % sur les bénéfices des entreprises, l’intégration des revenus du capital dans l’impôt sur le revenu, la taxation des très hauts revenus et la mise sous conditionnalité sociale des exonérations de cotisations des entreprises.

 

 

François Bayrou, candidat du Mouvement Démocrate (MoDem)
« Créer une mutuelle publique afin de supprimer les cautions pour les locataires »

 

François Bayrou

François Bayrou

Quelles mesures proposez-vous en matière de logement, notamment étudiant ?
Il faut un système de caution pris en charge par une institution publique. Les problèmes de caution, de loyers à verser d’avance viennent de la rareté de l’offre de logement. Cela crée des situations de précarité indignes, des pratiques abusives et pénalisantes. Je propose la mise en oeuvre par l’Etat d’une mutuelle qui permette de supprimer les cautions que les locataires doivent trouver difficilement dans leur entourage. L’initiative publique doit imposer une manière de partager les risques. Il s’agit là d’une idée peu  oûteuse. En outre, beaucoup de nos concitoyens ne disposent pas de revenus suffisants pour accéder au marché libre. Notre pays a besoin de plus de logements sociaux, notamment pour les jeunes. Dans les zones de tension extrême, je nommerai des préfets « cohésion sociale et du logement » dont la mission sera de venir en soutien aux élus, pour identifier les causes de la pénurie et des blocages. Je veuxque les pouvoirs publics mettent le maximum de terrains à disposition pour construire des logements locatifs, sociaux et très sociaux, ainsi que des logements en accession sociale. Il faudra que ces terrains soient cédés plus bas que le prix du marché. Enfin, je porterai l’objectif de la loi SRU à 25 % dans ces zones. 150 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans le moindre diplôme.

Quelles seraient vos propositions pour inverser cette tendance ?
Je souhaite créer une agence nationale de l’orientation car il faut que les jeunes qui s’engagent dans une formation connaissent, en toute transparence, les chiffres réels des débouchés.On évitera ainsi qu’un certain nombre d’entre eux décident de suivre des études complexes qui, en fait, ne débouchent sur aucunemploi. Le problème c’est aussi que les jeunesont des a priori sur certains métiers, ou lesconnaissent mal. Certains rejettent les métiers manuels, parce qu’ils ne leur renvoient pas une image d’épanouissement. Il faut valoriser ces métiers, notamment par l’apprentissage et l’alternance.

Le taux de chômage des moins de 25 ans atteint 20 %. Comment favoriser l’insertion des jeunes dans l’entreprise ?
Je propose un emploi sans charge pendant deux ans pour toute entreprise de moins de 50 salariés pour un CDI (avec période d’essai). Ce dispositif sera réservé principalement aux jeunes pour un premier emploi. Il y a là un vivier important que je veux leur réserver. Par ailleurs, l’insertion sur le marché du travail se joue aussi en amont, dans le milieu scolaire. En France, on regarde souvent l’apprentissage comme quelque chose de peu recommandable. Il faut un plan de développement de l’apprentissage et de l’alternance, une découverte de l’entreprise dans le cadre des études.

Vous avez lancé un appel au civisme des Français et au patriotisme du panier. Cela passe-t-il par la création d’un label spécifique ?
De manière symbolique, il faut reconstruire l’image de marque de notre pays. Ce label, accordé sur demande de l’entreprise, indiquera aux consommateurs de manière transparente quel pourcentage de la valeur ajoutée du produit a été réalisé en France. Chacun verra, en faisant ses courses, ce qu’il paye pour son emploi, pour celui de ses proches, pour sa retraite et pour sa protection sociale. Ces labels nous aideront aussi à prendre conscience de la qualité et de l’excellence de nombreux produits français. Ce réarmement productif de la France prendra aussi la forme d’une loi-cadre, instaurant un Commissariat aux stratégies, chargé de coordonner l’ensemble des acteurs concernés. Des dispositions spécifiques à destination des PME seront mises en place avec notamment : le développement d’un réseau entre les PME et les grandes entreprises, la création d’une aide décentralisée au financement des PME et la mise en place d’un statut pour les « business angels ».

 

 

Marine Le Pen, candidate du Front National
« Refonder les libertés universitaires auxquelles les personnels et les étudiants sont attachés »

 

Marine Le Pen

Marine Le Pen

Pourquoi êtes-vous opposée à la loi LRU sur l’autonomie des universités ?
La loi LRU considère les universités comme des entreprises. Elle transforme leurs présidents en des managers dotés de pouvoirs importants : recrutement de contractuels, attribution de primes, interventions dans le recrutement des enseignants-chercheurs, par leur mainmise sur les comités de sélection et par leur pouvoir de veto… Cette loi réduit la représentativité de leurs conseils d’administration afin de les rendre plus dociles. Un schéma managérial contraire à notre tradition. Les universités sont des établissements publics chargés par l’État de mettre en oeuvre le service public de l’enseignement supérieur. Il faut restaurer la représentativité et la prééminence des conseils d’administration sur les présidents et refonder les « libertés universitaires » auxquelles les personnels et les étudiants sont attachés. La gestion de la masse salariale, dont le transfert s’est révélé un piège pour beaucoup d’universités, doit être restituée à l’État.

Quelles seront les compétences du grand service public national de l’enseignement supérieur que vous souhaitez mettre en place ?
L’État gérera ce grand service public national grâce à un ministère de l’enseignement supérieur aux compétences élargies. Il englobera les universités, les grandes écoles, les écoles consulaires, les écoles professionnelles, les classes préparatoires et les sections de techniciens supérieurs des lycées… Il sera ainsi mieux à même d’améliorer l’orientation des lycéens, et de rééquilibrer l’aide financière de l’État au profit des universités. En ce qui concerne les droits d’inscription, ils ont augmenté dans des proportions scandaleuses. Je ne veux pas qu’une sélection par l’argent empêche les enfants des classes populaires et des classes moyennes d’accéder aux grandes écoles. Je respecte les grandes écoles et je reconnais leur contribution au rayonnement de la France, mais je tiens à leur rappeler que l’enseignement n’est pas une « marchandise » comme les autres… Enfin, je souhaite donner aux laboratoires de recherche davantage de moyens. L’Etat financera sur son budget la majeure partie de l’augmentation des moyens des laboratoires de recherche et inciterales universités à recourir aux financements privés. La logique systématique d’évaluation que je défends consiste à conditionner le renouvellement d’un financement à la qualité, constatée par l’AERES (Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) et par le ministère, des résultats de la recherche financée. Vous plébiscitez une politique volontariste de construction de logements universitaires.

Comment seront désignées les zones prioritaires ?
La France a accumulé un retard important. Les gouvernements de gauche et de droite qui se sont succédé en supportent la lourde responsabilité. 55 000 logements viennent d’être livrés en cinq ans. Il faudra au moins tripler ce chiffre dans les cinq ans à venir. Les zones prioritaires seront celles dans lesquelles le coût des loyers et le nombre de logements manquants sont les plus élevés. La région parisienne en fera évidemment partie.

Le taux de chômage des moins de 25 ans atteint 20 %. Comment favoriser l’insertion des jeunes dans l’entreprise ?
Il faut commencer par améliorer leur orientation pour leur éviter de s’engager dans des voies sans issue. L’image de marque des métiers manuels doit être revalorisée. Il faut ensuite développer la pratique des stages dans les universités et l’apprentissage. Les attentes des entreprises doivent être prises en compte par les formateurs, même si l’enseignement supérieur, dont l’objectif est de favoriser l’épanouissement intellectuel des étudiants, ne saurait se résumer à répondre à celles-ci. N’oublions pas que le chômage des jeunes est dû, dans une large mesure à la crise économique. Lutter contre celle-ci, comme nous le ferons grâce à notre politique de réindustrialisation, c’est réduire celui-là.

 

 

François Hollande, candidat du Parti Socialiste
« La réforme des premiers cycles : une priorité absolue pour l’Université »

 

François Hollande

François Hollande

Quelles mesures envisagez-vous pour réformer la Loi LRU ?
Actuellement, l’autonomie promise se transforme en une succession de mises sous tutelle pour cause de difficultés financières. La LRU devra être réformée, dans deux directions : la mise sur pied d’une gouvernance plus collégiale et plus démocratique et l’octroi aux universités des moyens de leur autonomie. Le principe de compensation devra être respecté : à transfert de charges, transfert de moyens. Je lancerai, dès l’été prochain, des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche, à l’issue desquelles une loi-cadre sera adoptée. La réforme des premiers cycles est la priorité absolue de mon projet pour l’Université. C’est là que se concentre l’échec dans l’enseignement supérieur. Rien ne sera oublié : l’encadrement et le suivi des étudiants tout juste sortis du lycée, la nécessité de donner sa chance à chacun par des dispositifs personnalisés, une refonte des parcours en licence en vue de permettre une spécialisation plus progressive, la réforme de l’orientation etle développement des passerelles et la possibilité pour nos jeunes d’étudier et de se former dans des conditions dignes. Je pense à l’allocation d’étude et de formation sous conditions de ressources. Sans oublier la nécessité de réaffirmer la place des bacheliers issus des filières technologiques et professionnelles dans l’enseignement supérieur.

Quelles mesures concrètes proposez- vous afin de faciliter l’accès au logement des étudiants ?
L’enjeu est de construire davantage de logements compatibles avec les revenus de nos concitoyens. Je propose d’augmenter la construction de logements (300 000 de plus que lors du quinquennat précédent, dont la moitié dans le logement social), de renforcer les sanctions prévues par la loi lorsque les villes ne respectent pas les seuils de logements sociaux, d’encadrer les loyers à la location et à la relocation et de mettre à disposition les terrains de l’Etat pour construire plus de logements. C’est un programme ambitieux, dont les jeunes bénéficieront. Pour les moins de 30 ans, je souhaite la mise en place d’une caution solidaire. Celle-ci prendra en charge le dépôt de garantie à l’entrée dans le logement et permettra au propriétaire de bénéficier gratuitement d’une garantie impayée.

Comment comptez-vous favoriser l’insertion des jeunes dans l’entreprise ?
Les jeunes sont sur-représentés dans la précarité de l’emploi et il leur faut des années avant d’obtenir un CDI. Pour limiter le recours au travail précaire, je souhaite que les cotisations des employeurs à l’UNEDIC soient modulées en fonction de la nature des contrats. Pour favoriser l’emploi des jeunes, j’ai fait du contrat de génération une priorité. Ce contrat sera conclu pour une durée de cinq années entre un employeur et deux de ses salariés : un jeune de moins de 30 ans qui devra être embauché en CDI, et un senior de plus de 55 ans qui devra être maintenu dans l’emploi ou embauché. Il permettra à l’entreprise de bénéficier d’exonérations de cotisations sur les 2 emplois tout en s’assurant de la formation d’un nouveau salarié en recourant à l’expérience et au tutorat du salarié senior. Nous créerons rapidement 150.000 « emplois d’avenir », des contrats d’une durée maximum de 5 ans, payés au minimum le SMIC, et qui se répartiront de manière équitable entre secteur marchand et non marchand. Ils concerneront en priorité les quartiers populaires et les zones rurales délaissées.

En pleine crise de l’euro, quelles seront vos premières décisions ?
Si l’objectif de réduction des déficits est un prérequis indispensable, il est nécessaire de lui adjoindre une dimension de croissance. Il y a une insuffisance des politiques de croissance. De nombreuses mesures peuvent être prises pour la stimuler : « project bonds », réorientation des financements de la Banque Européenne d’Investissement vers les PME et les entreprises innovantes, évolution de la politique de la BCE.

 

 

Jean-François Copé, Secrétaire général de l’UMP
« Développer l’esprit entrepreneurial des jeunes : un levier essentiel pour renforcer l’innovation »

Jean-François Copé

Jean-François Copé

Compter-vous aller plus loin sur l’autonomie des universités ?
Nicolas Sarkozy a fait le choix stratégique d’investir massivement dans l’enseignement supérieur et la recherche. Neuf milliards d’euros y ont été consacrés pour en faire le pilier d’une croissance durable. L’autonomie des universités, les investissements dans le supérieur, le décloisonnement entre les universités et les grandes écoles au cours de ce quinquennat sont une avancée majeure. Il conviendrait à présent de développer fortement l’alternance et l’apprentissage à l’université pour rapprocher les établissements d’enseignement supérieur et les entreprises et favoriser l’insertion professionnelle des étudiants. Il faut aussi renforcer les coopérations entre les pôles universitaires les plus axés sur l’innovation et les plus attractifs au niveau international avec les entreprises, en particulier les PME. Le logement reste la principale préoccupation des étudiants.

Quelles mesures proposez-vous ?
Nicolas Sarkozy a souhaité qu’un effort exceptionnel de construction et de réhabilitation de résidences universitaires soit conduit. Sur le quinquennat, le budget consacré au logement étudiant a doublé, passant de 64 millions d’euros à 137 millions d’euros. La lutte contre les abus a été renforcée, avec la surtaxe des logements d’une surface inférieure ou égale à 13 m² dont le loyer excède 40 euros par m², la signature d’une charte sur les bonnes pratiques avec les professionnels et le renforcement des contrôles. L’expérimentation d’un « passeport logement étudiant», lancée à la rentrée 2011 dans deux Académies, permet la prise en charge d’une caution solidaire pour les impayés de loyer et l’octroi d’un prêt aux étudiants pour apporter le dépôt de garantie. Il faut aussi développer l’intermédiation locative : cela rassure les propriétaires et permet de lutter contre la vacance des logements. Le développement de la colocation intergénérationnelle mérite aussi d’être soutenu.

Quelles seraient les mesures phares pour encourager l’auto-entrepreneur ?
Développer l’esprit entrepreneurial des jeunes qui entrent sur le marché du travail est un levier essentiel pour renforcer l’innovation et la croissance dans notre pays. Les jeunes issus des grandes écoles sont une ressource précieuse. Pour soutenir l’action des universités et des grandes écoles, un plan d’action a été lancé fin 2009 avec un objectif clair : tous les étudiants de l’enseignement supérieur doivent être sensibilisés aux carrières entrepreneuriales et tous ceux qui le souhaitent doivent être formés ou accompagnés dans leurs projets. Il faut défendre la politique économique mise en place depuis2007 : soutien à l’innovation, grâce au crédit impôt recherche ou aux investissements d’avenir, soutien au financement des entreprises, avec Oséo ou le Fonds stratégique d’investissement et soutien à la compétitivité de nos entreprises, avec l’allégement du coût du travail ou la réforme de la taxe professionnelle.

Comment favoriser l’insertion des jeunes dans l’entreprise ?
Un plan pour l’emploi et la formation des jeunes a été doté de 1,3 milliard d’euros pour remettre 500 000 jeunes sur les « rails de l’emploi ». L’objectif : 800 000 jeunes en alternance à échéance 2015. Par ailleurs, la suppression des charges sociales pour les emplois créés dans les TPE aura permis 1,2 million d’embauches depuis 2008. Nicolas Sarkozy a annoncé que le dispositif zéro charge dans les TPE est réactivé pour une période de six mois pour toute embauche d’un jeune de moins de 26 ans en CDI ou CDD de plus d’un mois. Il est aussi nécessaire de mettre la formation professionnelle au coeur de nos décisions d’investissement. Nicolas Sarkozy souhaite que l’alternance soit rendue obligatoire en dernière année de baccalauréat professionnelle et de CAP, ce qui représente 250 000 jeunes formés en alternance de plus par an. Enfin, il serait nécessaire de développer fortement l’alternance à l’université, pour rapprocher davantage les établissements supérieurs et les entreprises.

 

FB