Laurent Berry (ESSEC Business School 2009), Vice-président Business Development & Innovation support for Europe, ouvre grands les portes d’EDF aux talents qui veulent construire l’énergie du futur !

Quels sont les grands enjeux auxquels vous êtes confronté ?

Nous sommes face à une tendance de fond mondialisée : celle du développement des énergies renouvelables qui amènent des nouveaux besoins de production et de stockage d’électricité. Même si nous sommes acteur en France, ces sujets se développent parfois plus vite dans d’autres pays européens.

Je chapeaute trois bureaux de développement : à Berlin, Moscou et Madrid. Mon rôle consiste à tester des solutions énergétiques innovantes à l’aval et de m’assurer de leur viabilité technico-financière (innovation to business). Une fois la compétence acquise sur ces territoires, nous pourrons les déployer en France le jour où nous expérimenterons ces nouveaux business modèles s’imposeront.

Quelles sont les expérimentations qui suscitent le plus d’intérêt ?

Elles concernent le stockage énergétique, la mobilité électrique et l’autoconsommation. Ainsi :

  • En Allemagne, la loi de transition énergétique fait la part belle à l’hydrogène. Si un industriel produit trop d’électricité via son une éolienne par exemple, il peut la transformer via un électrolyseur et stocker cet hydrogène dans des ballons, pour des usages ultérieurs (mobilité, process, pile à combustible…).
  • Les villes de Madrid et Moscou recherchent des solutions  d’éclairage Led, de bornes de recharge pour la mobilité urbaine, et des outils solutions pour gérer la maintenance de leurs équipements urbains.

« Vous êtes un risk taker ? EDF est l’entreprise idéale pour tenter des petits paris et faire de l’entreprise le leader énergétique de demain. »

Ces initiatives demandent une veille technologique permanente. Comment cela se traduit-il dans la composition de vos équipes ?

J’ai besoin de collaborateurs capables de conduire le changement. Il faut qu’ils aient de l’énergie, une capacité à entraîner et une vraie résilience pour défendre leurs convictions autant à l’interne qu’à l’externe.

Ce sont souvent des ingénieurs, avec au moins trois ans d’expérience au sein de nos filiales dans la conduite de projet et en développement international. Il est essentiel d’avoir un réseau de personnes à qui on a laissé l’image d’un professionnel exigeant et positif. Je suis très attentif à créer une dynamique collective, d’autant que mes équipes sont décentralisées partout en Europe. Je fonctionne à la manière des systèmes énergétiques de demain… en réseau !

L’International Business Master : un atout solaire

« En 2008, j‘ai choisi ce Master car je sentais que ma formation d’ingénieur était insuffisante pour faire du business à l’international. le rythme de travail était intense car le master s’ajoutait à mon travail quotidien! J’ai beaucoup apprécié les études de cas pratiques (marketing stratégique, négociation). Ce diplôme m’a apporté une visibilité sur le marché, une crédibilité et une capacité à dialoguer avec l’ensemble des personnes qui portent un projet (R&D, commerce, direction juridique, financière). Je le conseille à tous ceux qui ont déjà plusieurs années d’expérience. »

L’expatriation, il vote pour !

« Durant ma carrière chez EDF, j’ai séjourné en Egypte et au Mexique à des postes techniques, puis en Hongrie où j’étais au comité de Direction d’ une filiale de cogénération. Ces expériences, véritables accélérateurs de carrière, m’ont permis de me confronter à des modes de pensées et à des fonctionnements différents. L’expatriation est un passage obligé pour tout dirigeant. Si on vous propose de la vivre, ne refusez pas ! »

 

Chiffres clés :

Chiffres d’affaires : 71,2 Mds €

Investissements : 11,8 Mds €

OPEX : 21,4 Mds €

Résultat net : 4,1 Mds €