Technique, gestion de projet et prévention des risques nucléaires : voilà ce qui rythme le quotidien de Stéphanie Eng (ENSIB 2009), Ingénieur gestion de crise au sein de la centrale EDF de Belleville-sur-Loire. Elle nous en dit plus sur ce job challengeant où elle prépare les organisations, les hommes et les matériels « à jouer une symphonie sans fausses notes…tout en espérant n’avoir jamais aucune représentation à donner ». – Par Clarisse Watine

 

Une question d’équilibre

« Convaincre des personnes de cultures et de profils très différents de s’investir dans la préparation à la réponse à des situations de crise, dont ils sont pour la plupart persuadés qu’elles n’arriveront jamais. » C’est ainsi que Stéphanie définit sa mission d’ingénieur gestion de crise, un poste devenu plus que jamais crucial après la catastrophe de Fukushima, le 11 mars 2011. Et pour cela elle prépare chaque année une quinzaine d’exercices avec toutes les parties prenantes de la centrale mais aussi les entités externes (hôpitaux, pompiers…) voire les Pouvoirs Publics. « Le contexte actuel a inspiré le scénario de notre dernier exercice. Celui-ci était basé sur une dégradation matérielle due à un acte de malveillance d’un collaborateur en interne. Outre les équipes techniques, nous avons entraîné l’équipe sécuritaire et notamment le peloton de gendarmerie de la centrale », indique-t-elle, insistant sur l’importance du relationnel et d’un bagage technique pour la réussite de sa mission.

« Etre une femme  ne doit pas être un  prétexte pour ne pas mener à bien sa carrière, l’égalité des chances  existe mais souvent pas dans nos têtes ! »

Ma rencontre avec le nucléaire

Et pourtant, travailler dans le nucléaire n’était pas une évidence pour cette jeune ingénieure. « J’ai eu le déclic à 17 ans. Alors que je préparais un exposé sur les accidents industriels, la lecture du livre de Dominique Lapierre « Il était minuit cinq à Bhopal » a été un électrochoc : j’ai réalisé qu’on pouvait éviter que de telles catastrophes industrielles et surtout humaines ne se reproduisent et je voulais être de ceux qui y travaillent. » Et alors qu’elle envisageait plutôt de se diriger vers le domaine de la QHSE (Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement), un ami l’a convaincue de tenter l’aventure nucléaire. « Critiquer le nucléaire c’est facile mais c’est beaucoup plus difficile d’être actif en apportant sa pierre à l’édifice. A mon échelle, j’ai eu envie de travailler à rendre cette industrie plus sûre et EDF me donne aujourd’hui la chance de le faire. »

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Etre une femme chez EDF : pas de problème !

Un groupe qu’elle a rejoint en 2010 et qui lui a déjà permis de changer de métier ! « J’ai débuté au niveau national comme animatrice du pôle en charge du référentiel de toutes les pièces de rechange utilisées sur le Parc nucléaire français. Un poste technique, bien sûr, mais qui m’a surtout appris à communiquer et à être à l’écoute pour fédérer une équipe. EDF m’a ensuite offert l’opportunité de partir en centrale. Un milieu certes encore assez masculin mais où j’ai tout de suite reçu un excellent accueil. Au quotidien, on retient plus ma capacité d’entraînement et mon esprit collectif que le fait que je sois une femme ! »

 

Stop à l’autocensure !

Réaliste, Stéphanie n’en est pas moins optimiste. « La vie des femmes fait qu’elles doivent parfois faire des petites pauses dans leurs carrières. Mais voir ces intermèdes comme des freins : certainement pas ! Je les conçois plutôt comme des opportunités de construire son équilibre familial qui n’empêchent en rien de mener à bien ses projets de carrière mais…à plus long terme ! Une préoccupation qui concerne d’ailleurs de plus en plus d’hommes aujourd’hui », insiste-t-elle.

 

Pourquoi rejoindre EDF quand on est une jeune ingénieure ?
« EDF est un groupe profondément concerné par les problématiques sociales et qui ne fait pas de différence entre hommes et femmes : ici, à compétences égales, salaire égal. C’est aussi une entreprise qui donne la possibilité à chacun d’évoluer à son rythme, au fur et à mesure de ses envies : ici, en moins de 5 ans, on peut changer de métier. EDF, c’est un groupe où je ne me sens pas une femme parmi les hommes : ici, une femme est un homme comme les autres. »

 

Contact : www.edfrecrute.fr