Le mercredi 15 juin l’ESAM (European School of Advanced Management) et le Pôle Apprentissage du Groupe IGS récompensaient les finalistes de la 8e édition du concours création d’entreprise éco-responsable et citoyenne. Le lendemain, le jeudi 16 juin, l’ECE lançait la 5ème édition de son concours d’innovations.

 

© Oriance

© Oriance Yonel Choufane, Directeur de l’ESAM.

« Ce concours a une histoire »

Ce projet de l’ESAM et le CFA du Groupe IGS est né il y a 8 ans, partant d’un constat : « si nous avons la chance d’accompagner des milliers d’élèves, beaucoup deviennent manager et peu se lancent dans l’entrepreneuriat. Aujourd’hui l’école est fière de former 10% de « porteurs de projets » contre 4% en moyenne dans la majorité des écoles de management » a indiqué Yonel Choufane, Directeur de l’ESAM.

Grand cru 2016 

Dans ce concours ouvert à tous en France, neuf groupes ont été sélectionnés parmi quatre catégories : handicap, environnement, diversité et entrepreneuriat au féminin. Cette année, le directeur a insisté : « il n’y jamais eu autant de projets notés entre 16/20 et 20/20 ».

Dans un roulement de tambour, le jury a dévoilé les trois groupes qui se sont démarqués. En troisième position, Citizee, l’application qui veut réengager les citoyens et encourager la communication directe avec les élus de leur ville. Ensuite, Mobalib, « le réseau social collaboratif » qui veut lutter contre l’isolement des personnes handicapées. Et le grand gagnant : Geev « un projet d’application mobile collaborative permettant à ses membres de donner, de récupérer des objets, et de signaler des objets en bon état abandonnés dans la rue » a expliqué son créateur Hakim Baka, ému, et qui n’a pas caché sa joie car tel un Steve Jobs : « sortir un projet de son garage n’est pas facile ».

 

© GEEV

© GEEV

«La finalité de notre mission c’est aussi de former nos étudiants pour qu’ils créent des entreprises. » Jean Philippe Leroy, DG Adjoint groupe IGS.

L’ECE Innov’Awards : entrepreneurs jusqu’au bout des doigts

Axelle Lemaire, Secrétaire d’État chargée du Numérique, a adressé un message aux étudiants de l’ECE. Son souhait : qu’ils se souviennent par-dessus tout qu’il est « possible de transformer une idée en projet concret ».

À travers son programme de Valorisation des Projets Etudiants (VPE), l’ECE encourage depuis 2012  ses étudiants à trouver leur âme d’entrepreneur avec un projet dont l’axe de valorisation (création de startup, coopération avec une entreprise ou encore dépôt d’un brevet) permet à leur réalisation de ne pas se limiter à un projet d’école. D’ailleurs, même les trophées remis aux gagnants ont été conçus par les étudiants dans le FabLab, le laboratoire de projets de l’école d’ingénieurs.

La VPE de l’ECE Paris en chiffres

-11 brevets déposés (5 au concours Lépine)

-18 startups dans l’incubateur ECE Cube

-80 publications scientifiques en conférences nationales ou internationales

-126 partenariats avec des entreprises et des laboratoires

Un podium rare

Fait exceptionnel cette année, le groupe R.E.S.T : la boîte à jeux rééducative, a triomphé avec le prix du public et le premier prix du jury ! Le deuxième prix du jury a été attribué à Octave et sa nouvelle méthode d’apprentissage du piano et le troisième au groupe SIM (Simulation des Impacts et Modélisation), en partenariat avec AIR France-KLM, qui avait pour objectif de réduire au maximum la durée nécessaire à la maintenance d’un avion.

« Avec REST, la rééducation devient un jeu d’enfant »

L’équipe de R.E.S.T

Votre projet en 3 mots : rééducatif, ludique et simple d’utilisation

Comment s’annonce la suite ? On aimerait bien organiser un partenariat collaboratif avec des élèves de l’ECE pour améliorer le produit à l’aide du savoir-faire de chacun. En ce qui concerne monter notre startup, on y pense, mais nous ne sommes qu’en deuxième année alors nous avons encore un peu de temps devant nous.

De quoi a-t-on besoin pour se lancer dans un tel projet ? Se motiver

Le mot de la fin ? Si on aime ce qu’on fait, on peut tout réussir !

La parole aux startups :

Des entrepreneurs, présents aux Innov’Awards racontent leur expérience.

Faut-il être utilisateur d’un produit pour mieux le développer ?  La majorité répond : « ça aide. »

Quel est le plus grand avantage à être entrepreneur ? « Travailler pour soi », répond le groupe.

Quel est le plus grand désavantage à être entrepreneur ?  « Travailler pour soi aussi», reconnaissent les entrepreneurs.

L’un d’entre eux, dont l’équipe s’est dissoute après l’échec de leur projet met l’accent sur la double compétence technique et commerciale, essentielle à la mise en place durable du projet.

Ce qu’ils conseillent à tous ceux qui veulent entreprendre ? La persévérance, garder l’objectif en tête, aller sur le terrain et bien choisir son équipe. Pour résumer : « Just do it ».

Par Barbara Boye