Fonctions nouvelles et métiers traditionnels

Le secteur de l’énergie, de l’environnement, du traitement de l’eau et des déchets se porte bien. La preuve : il recrute. En 2012 l’emploi des cadres dans ce domaine d’activité devrait se maintenir au même niveau qu’en 2011, révèle ainsi l’Apec. Les raisons de ce potentiel de croissance ? Cadremploi en voit deux : « L’évolution des mentalités d’une part et le vote de nouvelles lois d’autre part. »

 

Les métiers traditionnels ont-ils disparu ?
L’énergie et l’environnement sont portés par les changements qui les secouent et par l’apparition de nouveaux acteurs. Mais pas seulement. « Les acteurs ‘‘traditionnels’’ de la production, la transformation et la distribution du pétrole, de l’électricité nucléaire ou thermique et du gaz demeurent prépondérants », avertit l’Apec, en réponse à ceux qui penseraient que l’énergie recrute uniquement grâce à la naissance des énergies renouvelables et la tendance au développement durable. « Les acteurs ‘‘traditionnels’’ représentent la majeure partie des recrutements. » Mais effectivement, de nouveaux acteurs sont apparus, en lien avec la promotion des énergies renouvelables et la relance de la politique de l’efficacité énergétique. Et ils sont à l’origine de nouveaux emplois…

 

Quelles sont les fonctions qui recrutent ?
Selon une étude menée par l’Apec, 35 % des cadres employés dans l’énergie-eau-gestion des déchets le sont dans la production industrielle et le chantier, 18 % dans les services techniques, 16 % dans les études R&D, 11 % dans le secteur commercial, 10 % dans la finance et la comptabilité. Plus précisément, Cadremploi donne quelques exemples des métiers qui recrutent : « Dans le BTP tout d’abord, les nouvelles lois et réglementations amènent les clients à cibler deux types de profils en priorité, les ingénieurs en efficacité énergétique ayant au moins 5 ans d’expérience à une fonction similaire et les Ingénieurs HQE (Haute Qualité Environnementale). Pour le domaine de l’énergie, ensuite, les besoins des clients concernent des directeurs techniques solaires, des chefs de projet éolien, desconsultants en énergies renouvelables et des ingénieurs en bioénergie. La Gestion des déchets, enfin, est un secteur où les profils les plus recherchés sont ceux liés à la collecte, au tri, au traitement, au recyclage, à la valorisation biologique ou encore à l’incinération avec valorisation énergétique. »

 

Et pourquoi pas une école de commerce ?
Le secteur de l’énergie environnement- eau ne serait-il réservé qu’aux ingénieurs ? Absolument pas ! Les diplômés d’écoles de commerce sont chaque année plus nombreux à être intéressés par ce secteur. Ainsi, s’ils étaient 1 % à intégrer l’énergie à la sortie d’HEC en 2008, un an après, ce pourcentage a été multiplié par quatre ! De la même manière, le ratio des diplômés de l’ESSEC à choisir l’énergie a bondi de 0 ,9 % en 2007 à 2,9 % en 2009. Les métiers qui ont séduit ces jeunes « commerciaux » ? Marketing, chargé d’études, finance, audit, business analyst, commercial, management de projet…

 

Voici quelques exemples de formations qui proposent un enseignement dans l’énergie ou l’environnement :

ESC La Rochelle : MBA spécialisé Management de l’Environnement, Conseil et Ingénierie, 1 ou 2 ans.
Frais de scolarité : 16 100 € pour 2 ans, 9 450 € pour la 2e année seule.

ESC Toulouse : MS Gestion du Développement Durable et du Changement Climatique.
Frais de scolarité : 13 700 €.

Grenoble Ecole de Management : MS en Management et Marketing de l’Energie, 15 mois.
Frais de scolarité : 13 500 €.

HEC Paris : MSc in Sustainable Development, 12 mois.
Frais de scolarité : 16 500 €.

ISG : MBA spécialisé Management du développement durable, 1 an.
Frais scolarité : 8 900 €.

 

Claire Bouleau
Twitter @ClaireBouleau