Filiale du groupe VINCI Construction, Dodin Campenon Bernard se positionne comme un des leaders français des ouvrages souterrains et des ouvrages d’art. Aujourd’hui, l’entreprise intègre pleinement les enjeux du numérique dans tous ses chantiers, comme nous l’explique son Directeur technique, Romain Nicolas (X 2004, École des Ponts ParisTech 2008).

 

Vous avez réalisé votre carrière dans le groupe Vinci, qu’est-ce qui vous a séduit ?

À l’origine, je suis un passionné de grands ouvrages d’infrastructure, et notamment de ponts. C’est l’expertise de Dodin Campenon Bernard, qui est historiquement à la pointe de l’innovation dans ce domaine. Au sein de Dodin Campenon Bernard, j’ai eu la chance de participer à des chantiers exceptionnels, comme le pont Chaban Delmas à Bordeaux, la LGV Sud Europe Atlantique, ou plus récemment le métro de Rennes. Nous participons actuellement aux chantiers majeurs du Grand Paris, comme celui de la gare souterraine d’EOLE sous le CNIT ou plusieurs lots des lignes 14 et 15.

Quelles sont les forces de Dodin Campenon Bernard ?

La force de Dodin Campenon Bernard réside dans notre capacité à être autonome dans tous les domaines, que ce soit en production – du compagnon au directeur de projet – ou en études – conception, exécution, méthodes… Nous disposons de l’expertise nécessaire à la réalisation de nos ouvrages de A à Z.

Et quel est votre rôle dans l’entreprise ?

Au sein de la direction technique, j’interviens à la croisée des chemins techniques et managériaux : les enjeux de conception, de productivité, mais aussi de formation des collaborateurs et de transition digitale sont primordiaux dans notre secteur.

Comment gérez-vous la construction de grands ouvrages ?

Avant tout nous nous attachons à trouver les meilleures solutions techniques, au service de l’économie de nos projets et de la satisfaction de nos clients. Pour cela, nous innovons en permanence. Notre crédo, c’est l’expertise technique, la préparation des chantiers et l’innovation au service de nos clients, et de la sécurité de nos compagnons.

Comment avez-vous placé la technologie au cœur de votre stratégie ?

L’innovation technologique, et notamment numérique, est au cœur de notre stratégie. Nous faisons ainsi partie des pionniers ayant réalisé des rendus d’exécution entièrement en 3D, de la modélisation des coffrages et des armatures jusqu’à la mise en plans. Et demain, avec les solutions logicielles que nous développons, la maquette numérique descendra sur les chantiers pour faciliter le travail des compagnons. Nous révolutionnons en outre la conduite des tunneliers avec la nouvelle évolution de notre solution de pilotage, capable de modéliser et de visualiser automatiquement et en temps réel les chantiers sur lequel nous travaillons. On accède ainsi dans un même outil à toutes les informations et données de production nécessaires.

Quels sont les enjeux de la transformation numérique liés à votre secteur ?

Les grands enjeux sont : qualité, sécurité, productivité. Pour y répondre, nous avons investi dans l’innovation avec une équipe R&D entièrement dédiée à la technologie sur les chantiers. Grâce à elle, nous sommes à même de construire les chantiers du futur, en explorant notamment les enjeux de la robotique, du scan 3D, de la data.

Quels profils de jeunes diplômés sont susceptibles de vous accompagner ?

Nous sommes intéressés par les profils traditionnels, issus de formations en génie civil type École des Ponts ParisTech, ESTP, INSA. Mais nous misons également sur des diplômés plus atypiques, emprunts d’une culture numérique, type développeur, roboticien, infographiste, data scientist.

Chiffres clés (fin 2017) : 222 M€ de CA / Carnet commandes : 518 M€ / 570 collaborateurs

Contact : romain.nicolas@vinci-construction.com