Forte de sa triple formation, ingénieur, MBA et actuariat, Eve-Laure Boutonnet s’est forgé une solide expertise en management de transition. Directeur général de Direxi, cette femme de challenges a repositionné et redressé cette société en moins de 2 ans. Fédératrice née, elle orchestre le développement de Direxi qui a le vent en poupe, et allume des étoiles dans les yeux de ses collaborateurs.

 

Eve-Laure Boutonnet, diplômée de l’Ecole Nationale du Génie Rural des Eaux et Forêts, ingénieur du corps des ponts eaux et forêts (IPEF), MBA du Collège des Ingénieurs et actuaire (IAF), Directeur général de Direxi

Eve-Laure Boutonnet, diplômée de l’Ecole Nationale du Génie Rural des Eaux et Forêts, ingénieur du corps des ponts eaux et forêts (IPEF), MBA du Collège des Ingénieurs et actuaire (IAF), Directeur général de Direxi

 

 

De la forêt à l’ assurance
Eve-Laure Boutonnet commence sa carrière au sein du Corps des eaux et forêts, dans les Landes, et se découvre un goût prononcé pour le management d’équipe, l’envie d’emmener des gens avec elle, de faire bouger les choses. Consciente des limites que comporte sa formation initiale d’ingénieur, elle la complète par un MBA au Collège des Ingénieurs qui lui permet de découvrir le monde de l’assurance. D’un tempérament audacieux, elle aime s’ouvrir des espaces de liberté, choisir ses défis, de préférence dans des contextes de relance économique, et refuse les postes ‘‘en chambre’’, les dossiers pas assez opérationnels « j’aime réfléchir mais aussi voir les résultats concrets de ma stratégie. » Son MBA en poche, elle plonge dans le secteur privé, et enchaîne les missions en assurance et vente à distance : consultante indépendante ou salariée, patron de front ou back office (600 salariés), chef d’établissement avec des IRP remuantes, elle se construit une solide expertise dans le management de transition. Elle décroche en parallèle le diplôme d’actuaire. « Ce que j’aime avant tout, c’est trouver des pépites brutes, emmener une équipe dans une aventure, réussir ensemble. Je ne fais rien sans mes équipes. » Femme de challenges, développeuse avant tout, Eve- Laure Boutonnet n’est pas arrivée par hasard à la tête de Direxi : elle y a effectué une mission commando d’audit pour son prédécesseur. En moins de deux ans, elle redresse l’entreprise, grâce à une stratégie de partenariats avec les e-players et les mutuelles.

 

Direxi, une combinaison unique d’expertises
Courtier issu du groupe 3SI, cette petite structure d’une quarantaine de salariés – âge moyen 32 ans – a le talent et l’agilité d’une start-up : autonome, elle bénéficie de la notoriété de sa maison mère, et fait travailler 250 externes dédiés (call centers, éditeurs, agences…). C’est un repère d’experts orientés client, comme on en trouve rarement ailleurs : pros du marketing et du Web, pilotes de call centers, actuaires, juristes… Direxi vend de l’assurance à distance en cross canal (téléphone, mail, web) : hospitalisation, blessure, panne des biens du foyer, PJ usurpation d’identité, etc., « nous avons le savoir-faire d’un assureur sans être assureur, nous avons l’expertise d’un call center sans être call center et nous avons des réflexes d’e-player, nous construisons des offres packagées innovantes que nous vendons et que nous gérons. »

 

« Ce que j’aime avant tout, c’est trouver
des pépites brutes, emmener une équipe dans une aventure, réussir ensemble.
Je ne fais rien sans
mes équipes. »

Un repositionnement stratégique
Eve-Laure Boutonnet a repositionné Direxi : recentrage sur le core business, prise d’engagements différenciants auprès des assurés, cap sur les partenariats. D’où une nouvelle identité visuelle, une baseline « Du côté des assurés », traduite dans courtiers français et prospecte, après les e players, la distribution spécialisée et le monde mutualiste. « Mon but est d’avoir une dizaine de gros partenaires privilégiés, notamment internationaux, pour nous développer en ciblant des marchés trop complexes ou petits pour nos concurrents. »

 

Un management participatif, convivial et festif
« Les femmes sont différentes des hommes et ne sont pas obligées de prendre leurs travers ! », plaisante Eve-Laure Boutonnet, « Le quotient émotionnel démultiplie la portée du QI. Il faut faire preuve de bienveillance, aimer les gens, vouloir les faire grandir ». Très assertive, elle cultive l’empathie, se fie à son intuition, fait confiance. Elle incarne des valeurs comme l’exemplarité, communique son énergie, son enthousiasme et l’envie d’y aller à ses collaborateurs, y compris à la génération Y. Pour cette multispécialiste, une double, voire triple formation est un véritable atout. Un DG doit être polyvalent, avoir une approche globale. Il doit être dans l’anticipation, repérer les tendances de marché et construire sa vision à 5 et 10 ans, tout en faisant performer le court terme. Il doit créer et tester ses futurs business models, être novateur. Pour aider ses collaborateurs à sortir des schémas standards, conscients ou inconscients, elle organise des séminaires de créativité.

 

La vie , c’est le changement
Riche d’un parcours où elle a bougé tous les deux ans, Eve-Laure Boutonnet aime les gens ouverts, qui « ont vu du paysage » et donnent envie. Ses moteurs sont le challenge et l’innovation, avec un souci constant de mettre en place des solutions pérennes, qui prolongeront le succès après son départ. Elle profite de ses congés pour parcourir le monde, sur les chemins en randonnée ou les spots de plongée. Elle affirme qu’il faut savoir équilibrer sa vie, avoir une vie sociale pas seulement orientée business, beaucoup rire, cultiver des passions, « je n’y consacre pas assez de temps, le sport est très bon pour l’hygiène de vie d’un directeur général qui ne doit véhiculer aucun stress à ses équipes, je fais du badminton, de la natation. » Son ancrage ? Son compagnon, chercheur en aéronautique, aussi posé qu’elle est énergique, qui lui ouvre des horizons puissants de développement personnel, compréhension de soi et de sa place dans le monde. Elle envisage de rejoindre des réseaux de femmes orientés business, centrés sur les problématiques des femmes dirigeantes.

 

Instant RH
Direxi a besoin d’expertises et recrute sur toute la chaîne de valeur. La société ouvre grand ses portes aux commerciaux, web marketeurs, web masters, aux experts en pilotage de call centers, télévendeurs, actuaires, geeks ; en général aux porteurs de double voire triple compétences .

 

Rendre l’assurance « fun », un vrai défi
Les prochains défis de Direxi ? L’international, avec la Belgique, l’Italie ou l’Espagne… Sans se délocaliser. En mettant le savoir-faire de Direxi au service des acteurs internationaux, qui veulent créer de la valeur avec l’assurance en équipant et fidélisant leurs bases clients. L’avenir, pour Eve-Laure Boutonnet, ce sont des seniors à rassurer et des jeunes à primo-assurer : elle veut trouver comment rendre l’assurance fun et faire le buzz via les mobiles et les réseaux sociaux. Une approche décalée mais pro, pour sortir du sempiternel « les assureurs, tous des voleurs ». Elle réfléchit à la création de marques propres d’assurance sexy et RSE. Son envie, cultiver l’esprit jeune et enthousiaste de Direxi, récompensée par le Prix Spécial des Trophées du Courtage 2012.

 

Chiffres clés
Création en 2007, 40 personnes, 200 téléconseillers dans 4 call centers sur 6 sites
Chiffre d’affaires 2012 : 14,5M€
Chiffre d’affaires prévisionnel 2013 : 18,5 M€
130 000 clients actifs, 150 000 contrats gérés

 

A.M.O.

 

Contact : eboutonnet@direxi.com