Dossier Recrutement

 

Alors que le taux de chômage atteint des sommets chez les jeunes à 22,7 % au 2e semestre 2012 contre 9,4 % dans le reste de la population, le taux d’emploi des diplômés Bac +4 et plus en 2011 s’établit à 71 %. Ce taux grimpe à 85 % pour les diplômés des grandes écoles.

 

1. Votre première chance est de vous placer sur le marché de l’emploi cadres (88,1 % des diplômés 2011 en statut cadre), qui reste à ce jour moins affecté que les autres catégories d’actifs avec moins de 6 % de chômeurs.

 

2. « Les relations écoles/entreprises sont déterminantes pour assurer une excellente employabilité à nos diplômés, souligne Bernard Ramanantsoa, directeur d’HEC Paris. Ils acquièrent une expérience professionnelle durant leurs études. C’est un avantage extraordinaire, y compris vu de l’international. » En 2012, 45 % des diplômés ont trouvé leur emploi grâce à leurs relations avec des entreprises durant le cursus. Ces périodes en entreprise sont des moments privilégiés pour construire votre réseau professionnel et gagner en visibilité auprès des recruteurs.

 

3. L’enquête jeunes diplômés 2012 de la Conférence des Grandes Écoles met en lumière un autre point : en euros constants depuis 2000, les salaires des jeunes embauchés continuent à se dégrader. Bien que hautement qualifiés, vous « coûtez » donc moins cher aux entreprises qu’en 2000 !

 

4. « Nos étudiants sont flexibles, s’adaptent aux nouvelles donnes, anticipent, ils sont très actifs dans leur recherche d’emploi » affirment Bernard Ramanantsoa comme Hervé Biausser : « il y a 20 ans, ils arrivaient avec l’idée de souffler un peu après la prépa. Désormais, ils sont concernés par leur premier emploi dès leur arrivée ! De plus, jamais le nombre de métiers leur étant accessibles n’a été aussi élevé. » Dans sa dernière enquête premier emploi, l’APEC souligne aussi que face à un marché incertain et tendu « 60 % des diplômés 2011 en emploi ont démarré leur recherche avant la fin de leurs études, contre 55% pour la promotion 2010 ». Si les entreprises sont moins promptes à faire des propositions de CDI à leurs stagiaires, vous avez intégré cette tendance.

« Nos élèves sont pragmatiques, souligne Séverine Jauffret, directrice des relations entreprises de l’ESSEC, ils saisissent une opportunité d’emploi plutôt que d’attendre le job de leur rêves. »

Patrice Houdayer, directeur général délégué d’EMLYON Business School affiche lui aussi une prudence optimiste. « Les entreprises manquent de visibilité mais n’ont pas cessé de recruter. Elles ajustent leurs effectifs et sont très exigeantes, mais veulent aussi préparer l’avenir. » Ainsi, selon le Baromètre emploi de l’EDHEC d’octobre, 94 % des entreprises disent poursuivre leurs relations avec l’enseignement supérieur, elles veulent être prêtes lorsque le marché de l’emploi redémarrera.

 

A. D-F