Le groupe agroalimentaire Dijon Céréales regroupe 13 coopératives céréalières. Face à un marché mondialisé, son directeur général, Pierre Guez (École agricole de Cibeins 71), décide de fonder Cerevia, une union des coopératives de Bourgogne, Franche-Comté et Rhône-Alpes, 3e opérateur français. Une initiative parmi d’autres pour cet ancien professeur tourné vers l’avenir.

Pierre Guez (École agricole de Cibeins 71), directeur général de Dijon Céréales et président de Vitagora

Pierre Guez (École agricole de Cibeins 71), directeur général de Dijon Céréales et président de Vitagora

Le monde agricole, Pierre Guez le connaît bien. Des parents éleveurs, professeur d’agronomie, technicien agricole… Pourtant rien le ne prédestinait à devenir dirigeant. « C’est en Algérie où j’ai passé deux ans de 1972 à 1974 dans la coopération que j’ai eu l’opportunité de diriger une petite exploitation de quelques personnes. J’ai alors pris conscience que je pouvais diriger des hommes. » Une passion toujours présente même après 40 ans.

 

Maintenir le cap en pleine tempête
Son métier de dirigeant, Pierre Guez l’a dans la peau. Tel un capitaine, il donne la direction à suivre… et s’y tient ! La clé de la réussite : savoir s’entourer des meilleurs experts pour pouvoir déléguer certaines tâches… mais toujours en gardant le contrôle. « I l faut être un homme de terrain avant tout et savoir encaisser les coups. C’est un métier passionnant, impliquant mais qui nécessite d’être capable de prendre des responsabilités très jeune. C’est un engagement constant. L’important est de ne jamais faire machine arrière. » Pour y parvenir, Pierre Guez s’investit régulièrement dans de nouveaux projets, qui lui permettent de diversifier et de développer ses activités. C’est ainsi qu’est née Cerevia, union de commercialisation interrégionale. « Météo aléatoire, volatilité des cours du blé, marché mondialisé… Les pressions sont de taille dans notre secteur. Cerevia nous a ouvert une voie vers la Méditerranée. Depuis Fos-sur-Mer, nous livrons dans le monde entier, et même de l’orge de brasserie en Chine ! »

 

La convivialité, inhérente à la notion
de coopérative, participe pleinement
de notre culture d’entreprise

Un marché de 15 millions de consommateurs
Autre initiative innovante : Vitagora, pôle de compétitivité qui regroupe plus de 150 entreprises autour de la thématique « Goût-Nutrition-Santé ». « Vitagora, dont je suis président depuis 2007, nous permet d’innover constamment à travers la R&D, surtout dans la meunerie. Nous créons notre propre dynamique ! » Prochaine étape : la mise sur le marché d’un nouveau pain pour combattre la dénutrition des personnes âgées. Le pôle vient d’obtenir l’agrément pour s’étendre à l’Île-de-France… une belle opportunité pour les jeunes diplômés, qui souhaitent s’investir dans l’alimentation durable.

 

Plus de la moitié des collaborateurs possède du capital
À 1h30 de Paris et à deux pas de Dijon, élue cité de la gastronomie, Dijon Céréales veille à offrir un cadre de travail aussi agréable que le cadre de vie. Une convivialité très importante pour Pierre Guez, très à l’écoute de ses collaborateurs, notamment des plus jeunes. Et les sources de motivation ne manquent pas. Aujourd’hui, 18 % du capital est détenu par les salariés, fait rarissime au sein d’une coopérative. Les anciens collaborateurs ne sont pas oubliés pour autant. Chaque année, le groupe organise un grand voyage ouvert à tous. Au programme : Brésil, Russie, Inde, Chine… Sans oublier ce qui fait la renommée de la Bourgogne, sa gastronomie et ses vins. « À l’occasion de la foire gastronomique de Dijon, nous avons créé le quartier des saveurs, autour d’une trentaine d’entreprises agricoles de la région. Chaque jour, le restaurant des saveurs accueille un chef étoilé différent. Chez Dijon Céréales, ça finit toujours autour d’une bonne table. » Voilà de quoi nous mettre en appétit.

 

VC

 

Contact : pierre.guez@dijon-cereales.fr