DGA, l'homme de l'ombreRarement sous le feu des projecteurs, il agît dans l’ombre du Directeur Général ou du Président. Mais loin, d’être une simple marionnette, cet homme (plus rarement cette femme) tire bel et bien les ficelles de l’entreprise. Lumière sur cette fonction de l’ombre, sur cet acteur, qui se révèle hautement stratégique.

Un même rôle à jouer certes
A première vue, quelque soit l’entreprise, la fonction de Directeur Général Adjoint représente un même enjeu : seconder le DG ou le Président. Le DGA incarne son bras droit, il occupe le second rôle derrière l’acteur principal ! Au même titre que le chef d’entreprise, il possède des pouvoirs concédés par le conseil d’administration et participe à la définition des stratégies de l’entreprise. Il est ainsi capable de conseiller et diriger les directeurs et autres responsables de services dans la gestion et le pilotage de leurs projets. En cas d’absence du DG, c’est lui qui entre en scène : le DGA prend en charge la gestion quotidienne de l’entreprise. Il peut alors animer des réunions, participer à des comités de direction mais aussi représenter l’entreprise lors de diverses opérations de communication externe. Le DGA doit être disponible tant pour l’interne que pour l’externe.

Mais une interprétation changeante
Mais à y regarder de plus près, les contours de la fonction semblent un peu flous : les missions remplies par le DGA varient en effet d’une entreprise à une autre, d’un secteur à un autre. La nomination même du poste est d’ailleurs changeante : DGA tout court, DGA adjoint à quelque chose ou DGA délégué à telle division de l’entreprise, … On trouve de tout ! D’une manière générale, plus la société est importante et internationale, plus la fonction s’inscrit dans un cadre précis. L’homme peut par exemple être spécialisé en finance ou RH, remplir des missions axées sur le commercial,… le DGA peut également être rattaché une direction internationale ou une section géographique, sa mission étant de manager la zone concernée. Dans une PME, la fonction est plus polyvalente, le rôle du DGA plus opérationnel et davantage en prise directe avec le quotidien de l’entreprise (gestion des RH, travail administratif, communication,…). Si bien qu’aucun DGA ne se ressemble !

Au final, un même casting
Pourtant au-delà des apparences, ces hommes présentent tout de même certains traits communs, puisque les exigences des entreprises quant aux candidats qui occupent ses postes sont quasi identiques. La fonction requiert ainsi d’être un bon manager et de faire preuve d’une forte capacité d’adaptation pour savoir jongler entre les différents services et représenter un soutien pour les employés et la direction. Pour diriger et dynamiser les équipes, le DGA possède aussi un bon sens de la communication. Il doit également être en mesure d’anticiper et de préparer l’entreprise aux changements à venir. L’accès à ce poste nécessite une expérience préalable à un poste de hautes responsabilités (directeur financier, directeur de la communication, DRH,…) et exige une formation de niveau Bac +5 au minimum (école d’ingénieurs ou de commerce, grandes écoles spécialisées voire un Master en gestion ou en économie). Bien sûr, à ce niveau, la formation continue s’avère souvent indispensable. Un effort facilement consenti pour tenir le haut de l’affiche !

 

CD

Des salaires sans réelles limites ?
Le salaire attribué dépend de la taille de l’entreprise et des profits qu’elle génère. Il n’y a donc pas de réelle limite, notamment pour les très grandes entreprises. La rémunération peut varier du simple au double, passant de 40 000 à plus de 100 000 euros brut annuels.

Désormais, des DGA dans tous les secteurs ?
Historiquement, la fonction de DGA était rattachée au secteur public.Progressivement, elle a gagné le privé, lesentreprises souhaitant offrir des opportunités d’évolution ou impulser de nouvelles stratégies. Aujourd’hui, la fonction est particulièrement présente dans l’audit, le conseil, Internet, la communication…