2e étape des soirées OpenAuvergne : destination Tokyo. 33 jours, 5 villes et autant de soirées sur place pour promouvoir l’Auvergne. Le pari peut paraître étrange et pourtant c’est bel et bien le défi que nous six, Pauline, Laure, Danye, Madeg, Maël et Max allons tenter de relever à Tokyo, ville de contraste et de démesure.

15 avril, après une première soirée couronnée de succès au royaume de Belgique, le dépaysement se fait plus grand, bien plus grand, avec un voyage à l’autre bout de la planète, au pays du Soleil Levant. Arrivé en début de soirée dans un petit appartement tokyoïte, avec tatami et futon en guise de lit, chaise sans pied en guise d’assise et chaussures laissées à l’entrée, nous décidons de sortir et découvrons, émerveillés, l’effervescence de la cité.

Aux abords des grands axes, tout n’est que démesure : buildings immenses, haut parleurs, illuminations, océan de foule… Puis, en sortant de ces artères, symbole de la vie tokyoïte, nous entrons dans des havres de paix, où les maisons traditionnelles prennent place, où les fils électriques s’entrecroisent entre chaque habitation, où la sonnerie de l’école annonce la venue des enfants en costumes. Pendant ces dix jours, nous découvrons un pays où ultramodernité et tradition se marient avec une authenticité toute japonaise. Nous apprenons aussi peu à peu la manière de vivre des Tokyoïtes. Bien sûr, il y a une part de vérité dans les stéréotypes véhiculés sur le Japon en Europe, celle qui fait la part belle aux cosplayers, aux métros bondés ou à la rigidité de leur structure professionnelle. Mais Tokyo c’est aussi une vie nocturne débordante, une jeunesse qui s’émancipe en partie de la tradition japonaise et une émouvante générosité.

Après les premiers jours où nous profitons pour explorer cette grande jungle urbaine si bien organisée, entre Shinjuku, Shibuya, Ueno ou Harajuku, nous nous attelons à l’organisation de la soirée prévue jeudi soir à l’Institut français de Tokyo. Pour cela, nous avons eu l’aide précieuse de deux expatriés auvergnats : Jean-Louis Falgoux, amoureux d’Auvergne et Vincent Suppiot, directeur de Limagrain Japon.

18 h 30, les premiers invités arrivent, puis la file d’attente à l’entrée s’allongent, les japonais ont répondu présents à l’invitation, pour former, avec quelques expatriés venus pour l’occasion, un groupe d’environ 150 personnes. Tous apprécient la France et découvrent une région qui, pour la plupart, leur était jusque là inconnue. Le vin auvergnat coule à flot et l’aligot remplit les ventres. La musique du label auvergnat KütuFolk et les vidéos des paysages d’Auvergne confirment l’attrait de notre région.

22 h, les derniers invités partent, nous échangeons avec l’équipe de l’Institut qui nous confirme le succès de notre projet. Samedi matin, nous partons de Tokyo avec des souvenirs plein la tête. Prochaine destination Shenyang, au Nord-Est de la Chine.