Communiqué de presse :

Du 23 février au 17 mars, six élèves de l’ISAE-SUPAERO s’envoleront pour la Mars Desert Research Station (MDRS) située dans le désert de l’Utah. C’est dans cet environnement désertique, géologiquement proche de celui de la planète Mars, que l’équipage étudiant sera confronté à une période de confinement et d’isolement.

 

Pour la 5e année consécutive un équipage composé d’élèves de l’ISAE-SUPAERO est sélectionné par l’association américaine « Mars Society » pour participer à ces missions analogues. A bord d’un habitacle, l’équipage a pour mission de développer des connaissances scientifiques pour l’exploration humaine de Mars.

 

Développer les connaissances scientifiques nécessaires à l’exploration humaine de la planète rouge

Après quatre missions couronnées de succès, six étudiants de 2e et 3e année d’ingénieur, partiront en février 2019 à bord d’un habitacle afin de réaliser des expériences technologiques, scientifiques et humaines.

Les missions MDRS permettent à des scientifiques, des étudiants et des ingénieurs de tester du matériel destiné à l’industrie aérospatiale (robots, prototypes de scaphandres, etc.), et de mener des expériences de facteurs humains avec l’aide du département DCAS (Département de conception et conduite des véhicules aérospatiaux) de l’ISAE-SUPAERO.

L’aspect réaliste de ces simulations est particulièrement important. En effet, l’intérêt est de plonger les équipages dans les mêmes conditions, de les confronter aux mêmes difficultés que celles auxquelles des astronautes effectivement implantés sur Mars devront faire face.

Ainsi, les sorties pour effectuer des expériences hors de la base ne peuvent être effectuées qu’en scaphandre : les communications avec les personnes restées sur « Terre » subissent un délai de plusieurs minutes, pour simuler les effets d’un éloignement de 400 millions de kilomètres.

Le retour d’expérience et l’amélioration des protocoles expérimentaux d’année en année donnent une réelle crédibilité à la mission des étudiants. Jérémy Auclair, commandant de la mission, aura ainsi la charge de poursuivre deux expériences débutées l’année dernière. L’une, menée avec son partenaire le Laboratoire de Physique et de Chimie de l’Environnement et de l’Espace (LPC2E) du CNRS à Orléans, portera sur le comptage des particules fines et de leur typologie afin de déterminer la composition de l’atmosphère martienne. La seconde expérience, déjà expérimentée durant les missions ARES-III en Pologne à l’été 2018 et la mission MDRS 189 en février/mars 2018, s’intéressera aux effets du confinement et de l’isolement sur les capacités des astronautes.

 

L’équipage mènera également en parallèle une dizaine d’autres expériences :

  • mise en place d’une station météo développée en partenariat avec le LPC2E, pour le suivi météorologique sur place, auparavant assuré par un aéroport à proximité,
  • tests sur les combinaisons dans le cas de sorties extra-véhiculaires
  • influence de la musique sur la pousse des plantes
  • expérience Aquapad, en partenariat avec BioMérieux et le CNES, visant à mesurer la qualité microbiologique de l’eau. L’objectif est de contrôler la qualité de l’eau fournie et de proposer des solutions de filtrage ou recyclage au besoin.
  • la réalité virtuelle comme solution aux effets de l’isolement et du confinement
  • effets du confinement et de l’isolement sur la qualité du sommeil. Pour cela, les Marsonautes embarqueront avec eux le fameux bandeau connecté Dreem, développé par deux alumni de l’ISAE-SUPAERO.

 

Un équipage aux missions bien définies

Chaque membre de l’équipage occupera un poste bien spécifique.

Suivez l’équipage sur Twitter pour vivre avec lui la prochaine mission sur Mars : @MDRSSupaeroCrew