DOSSIER agro

 

L’agro-alimentaire est le premier secteur industriel français et au 4ème rang mondial des exportateurs. Il emploie 400 000 salariés dans 10 000 entreprises. La demande en personnel qualifié est croissante, et le secteur connaît une diversification de ses métiers au-delà des besoins de l’exploitation.

 

 

Quels métiers exercent les jeunes diplômés dans l’agro-alimentaire ?

De Sciences Po : « Les grands groupes industriels recrutent nos diplômés en gestion, finance, marketing ou encore en communication et GRH, explique F. Gasparetto, responsable déléguée de Sciences Po Avenir. Ils sont également appréciés sur les fonctions de développement, en particulier de développement durable et comme conseillers de direction. »

 

D’HEC : La proportion de diplômés intégrant le secteur est stable entre 1,5 % et 2 %. « Les postes internationaux sont assez nombreux, constate B. Pagès, directeur des relations entreprises. D’autant qu’ils concernent les quelques élèves de la Chaire Entreprise et pauvreté avec Danone, dont 90 % sont issus de spécialisations internationales. Ils prennent des postes d’assistant brand manager, chefs de produit, directeur de réseau, dans les achats ou la logistique. »

 

De L’ESSEC : La filière AgriFood accueille 10 élèves par an. « Les jeunes diplômés se placent dans les fonctions de trading de matières premières, d’analyse financière, de stratégie ou de marketing, ou dans le business development », détaille S. Jeauffret, directeur des relations étudiants entreprises.

 

De l’ECP : 2 à 3 % des centraliens dans le secteur de manière stable et constante. L’ECP a une option dédiée à l’environnement et au vivant. «Ces diplômés exercent par exemple dans le génie des procédés, illustre M. Cazier, DGA. Des élèves venus de l’option génie industriel, peuvent s’orienter vers la logistique ou les achats. Les 5 % de nos élèves qui se destinent au commerce et à la distribution apportent aussi leur compétence en gestion des réseaux complexes dans la supply chain, aux acteurs de la grande distribution.»

 

De l’X : Le secteur agriculture, agroalimentaire a accueilli 1 % des diplômés en 2009.« Compte tenu de l’offre de formation de l’École, explique B. Duret, responsable carrières et contacts entreprises, nos élèves peuvent se découvrir le goût pour les disciplines liées à des métiersdu secteur agroalimentaire, toutefois cela nécessite souvent une formation plus approfondie de type Master et/ou thèse. »

 

De ESCP Europe : Les grands groupes et ciblent ces jeunes talents pour les fonctions marketing, finance, contrôle de gestion, RH. « Le secteur reste un recruteur modeste, quelques élèves au projet professionnel précis, s’y placent chaque année », indique C. Desjacques, directeur des relations entreprises.

 

Muriel Bolteau, Directeur des politiques emploi et carrières du Groupe Carrefour :« Parmi les 300 recrutements de cadres prévus en 2011, 50 % concernent des jeunes diplômés. Au-delà des domaines de management opérationnel pour nos magasins, nous les recrutons dans les achats, la finance, la supply chain, les ressources humaines ; et sommes présents sur des métiers émergents tels la planification, le merchandise planner, le webmastering, community manager. Nous leur proposons d’intégrer Carrefour grâce aux « programmes juniors », organisés par période de 6 mois à 4 ans en fonction du potentiel d’évolution et du parcours de carrière dessiné au moment du recrutement. »

 

Sylvie Alinc, Responsable relations avec l’enseignement supérieur de Nestlé
« Nestlé est un des rares intervenants mondial et important du secteur. Il offre un large éventail de métiers allant de la recherche à la commercialisation en passant par la Production, la supply chain, le marketing, la communication et les fonctions RH, administration-finance, SI. Le développement des collaborateurs passe par la pratique professionnelle et la diversité des expériences : changer de métiers, de filières,ou de pays permet aux meilleurs éléments d’accéder rapidement à des postes à responsabilité. »

 

ANIA
Association Nationale des Industries Alimentaires

Propos de Jean-René Buisson, Président de l’ANIA
« Il me semble très positif que les consommateurs soient de plus en plus attentifs à tous les paramètres qui entrent en compte dans la fabrication et l’acheminement des produits qu’ils trouvent dans leur assiette. Mais je regrette que la confrontation soit parfois un peu trop polarisée… Rappelons que notre industrie alimentaire est la plus encadrée et la plus sûre au monde. Nos entreprises sont en outre très souvent engagées dans des démarches d’amélioration nutritionnelle… »

« Écoutée, consultée dans la préparation des politiques publiques, elle (l’ANIA) joue un rôle de partenaire dans l’élaboration de la réglementation portant sur notre secteur. »

« Il y a un déficit immense à combler sur l’image du secteur auprès du grand public. Autre chantier capital : donner une visibilité accrue aux actions de développement durable, désormais incontournables dans la stratégie de nos entreprises. »

 

 

A. D-F