Tous les ans début septembre, alors que chacun tente de se remettre de la fin des vacances d’été pour se mettre dans le bain de la rentrée, la même course commence pour les étudiants en finance. Une course dans laquelle il ne faut partir ni trop tôt ni trop tard. Une course  intense, longue de plusieurs mois, qui vient poser les bases d’un futur métier. En effet les  étudiants intéressés des écoles de tous les campus européens se pressent sur les sites internet des Goldman Sachs, Morgan Stanley et autres. Il s’agit de commencer à remplir leurs dossiers de candidature pour décrocher un Summer ou un Graduate l’été suivant ! Nous allons tenter d’éclairer autant que possible ces candidatures aux sentiers balisés.

 

Des deadlines  à ne pas manquer
Un élément qu’il faut absolument avoir en tête pour trouver une expérience en finance est que le processus de recrutement est  extrêmement  jalonné. En effet dans un autre secteur d’activité, l’étudiant qui cherche un stage s’y prend en général quatre à six mois à l’avance. C’est bien différent dans la  finance. Les banques d’investissement n’ont en général qu’une seule période de recrutement. Que ce soit pour les Graduates Programs – recrutements en CDI avec 10 semaines  de formation – ou pour les stages d’été, les Summer Internship, le recrutement se fait entre début septembre et fin novembre / début  décembre. Et l’entrée en poste n’est pourtant prévue que début juillet ! Passé cette période de recrutement, il est pratiquement impossible d’espérer trouver un stage ou un emploi avant l’année suivante. Il est donc primordial de ne pas laisser passer ces deadlines.

 

L’équipe du CFP : Cyriac, Guillaume, Bertrand et Arthur (de gauche à droite)

Quelques cas particuliers
Que faire alors si l’on s’y prend trop tard ? Il existe quelques possibilités. La première est de scruter le site des carrières des banques. Il arrive que  certaines places restent disponibles dans certaines équipes ou certaines zones géographiques. Une autre possibilité pour ceux qui veulent s’orienter vers le M&A est d’envoyer des candidatures spontanées dans les « boutiques » comme Lazard, Greenhill&Co, Perella Weinberg Partners ou encore Evercore. Une autre voie, mais qui s’adresse plus à des étudiants ayant déjà fait au moins un stage en banque, est de consulter efinancialcareers.com. Il offre un grand nombre d’opportunités. Enfin il faut penser aux VIE : en effet les recrutements sont moins encadrés.  Il faut alors aller consulter les sites des banques.

 

 

Quels profils ?
Evidemment les premiers profils recherchés sont les étudiants en finance des grandes écoles.  La culture de recrutement française fait qu’une spécialisation idoine est primordiale en France. Les banques anglo saxonnes, elles, se disent  ouvertes à tous types de profils. En revanche la pratique montre tout de même que sans au  minimum une formation solide, il est ardu de passer les différents tours d’entretiens, surtout pour les activités de marché. Un paramètre de poids qui fait souvent la  différence entre candidats est le fait d’avoir déjà une expérience en banque. Nous sommes  toujours confrontés au problème de la poule et de l’œuf, mais avoir une ou plusieurs expériences précédentes en back- ou middle- office – plus accessible que le front-office –  est un avantage de taille. Cela dénote un intérêt certain de la part du candidat, dont la formation est en plus déjà entamée. C’est particulièrement vrai pour les postulants à un Graduate ; le stage est alors quasi-indispensable.

 

Summer ou Graduate  en fin de cursus ?
C’est une question que se posent en effet beaucoup d’étudiants. Même si les Summer sont  plutôt réservés aux étudiants dans leur avant- dernière année d’étude, il est possible d’en obtenir un lorsqu’on termine ses études. Un Summer peut conclure une année de césure. En période difficile, les Summers sont parfois plus accessibles que  les Graduates. Le choix est délicat, ce d’autant plus qu’il est souvent impossible de postuler aux  deux programmes !

 

Un bref aperçu du processus de recrutement
Tout est très standard d’une banque à une autre, même s’il faut parfois ruser pour trouver l’endroit où postuler sur le site ! Dès l’envoi du CV sur le site internet, le candidat est prié d’effectuer en ligne des tests de numération et de logique. Pour se préparer, des entrainements se trouvent sur le net.  Il vaut mieux savoir à quoi s’attendre : un mauvais score est souvent rédhibitoire. Il s’agit à ce stade d’éliminer le plus possible de candidats… Suite aux tests, et après un tri secondaire sur CV, le candidat chanceux se voit proposer un entretien  téléphonique. Il n’est pas toujours mené par du  personnel de la banque visée, et n’a pas vocation à être technique. Le leadership est au programme… Etre à l’aise avec la méthode STAR est un avantage. Elle donne des pistes pour répondre de façon  organisée aux questions comme : « Etes-vous capable de travailler en équipe ?». Il s’agit de parler d’une Situation vécue, de la Tâche qu’il y avait à faire, de l’Action effectuée et du Résultat obtenu. La spontanéité n’est pas immédiate…  Il faut être fin pour trouver des réponses qui sortent de l’ordinaire, et être préparé à expliquer pourquoi c’est telle banque qui nous intéresse, et pourquoi on veut faire le métier auquel amène le Summer. Pour avoir de quoi discuter, les expériences associatives constituent une aide précieuse ; le moindre de leurs mérites ! Enfin, les candidats restants sont invités à un Assessment Center où ont lieu des tests supplémentaires et des entretiens, souvent en groupe. Londres est un passage obligé. Le processus de recrutement en banque d’investissement est très particulier et ne peut pas être abordé en dilettante. Au-delà du processus en soi, contraignant et sélectif, une très bonne connaissance du milieu financier et économique est demandée aux candidats. Une lecture approfondie et régulière de la presse économique et financière est un minimum (Financial Times, Wall Street Journal, Les Echos…). A chacun ensuite de se pencher sur les particularités de chaque banque afin d’être convaincant vu comme LE candidat idéal.

 

Bertrand Batouncov, vice-président du CFP

 

Focus : 1er afterwork Goldman Sachs
Le 21 septembre dernier, pour son  premier afterwork, le CFP a eu le plaisir de recevoir au Westin Paris-Vendôme  M. Charles de Croisset, Senior Advisor et Vice-président International chez Goldman Sachs. L’événement a été un franc succès, et nous sommes ravis d’avoir réuni plus d’une centaine d’étudiants. Toutes les écoles membres du Club  Finance Paris (HEC, ESSEC, ESCP Europe, X, ECP, Mines ParisTech, Ponts ParisTech, Télécom, ENS Cachan, Supélec, ENSAE ParisTech, Dauphine et Sciences Po) étaient représentées ! Nous avons eu à cœur d’évoquer des  sujets d’actualités tels que la crise du  crédit bancaire et le récent plan de  rigueur adopté par le gouvernement.  A la lumière d’un parcours exceptionnel (Inspecteur Général des Finances,  directeur de cabinet d’Edouard Balladur,  président du Crédit Commercial de France), M. de Croisset nous a de plus  offert le privilège de distiller quelques conseils aux étudiants en revenant sur les événements majeurs de sa carrière  font de lui l’une des personnalités marquantes du monde bancaire français. Si vous êtes étudiant de l’une des écoles membres du Club Finance Paris et si vous n’êtes pas encore inscrit à notre newsletter, n’attendez plus et rendez-vous  sur notre site internet www.club-finance-paris.org. Vous serez informés en avant-première de nos prochains événements et publications.

 

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