Née il y a 20 ans sur un territoire en pleine reconversion économique, l’école des Mines d’Albi a centré ses travaux de recherche sur des domaines qui répondent aux besoins de l’économie et du territoire : énergies renouvelables, biomasse et éco-activités ; poudres, santé et nutrition ; matériaux et procédés pour l’aérospatial ; processus d’entreprises. – Par Frédéric Thivet, Directeur adjoint de Mines Albi Directeur relations économiques, recherche, innovation

 

À la genèse de l’école des Mines Albi, le bassin minier de Carmaux

L’École des Mines d’Albi a été créé dans un contexte de ré-industrialisation du Tarn, au moment où le bassin d’Albi-Carmaux tournait la page des charbonnages. Trois raisons ont alors motivé la création de l’école : renforcer le potentiel de formation du Sud-Ouest et faire face au manque d’ingénieurs en France, en particulier en Génie des Procédés, mais avant tout, soutenir le tissu industriel du Tarn. Pour répondre à ce défi, l’école a centré ses actions de recherche sur des domaines répondant aux besoins de l’économie et du développement du territoire.

 

Une dynamique portée par les enjeux industriels du futur

Dès sa création, Mines Albi a concentré sa recherche sur les enjeux d’avenir, contribuant ainsi à l’élan économique local et ouvrant des perspectives pour ses entreprises partenaires, ses étudiants et ses enseignants-chercheurs. Aujourd’hui, l’École se positionne sur des domaines où la demande de compétences est forte :
• les énergies renouvelables, biomasses et éco-activités ;
• les nouveaux matériaux et nouveaux procédés pour les transports (aéronautique et espace) ;
• les poudres et les matériaux granulaires pour la santé, la cosmétique et la nutrition ;
• l’amélioration des processus d’entreprises. Issus de cette démarche vertueuse, ses trois centres de recherche sont aujourd’hui portés par des enseignants-chercheurs de renommée internationale. L’Institut Clément Ader – Albi (CNRS UMR 5312) centre son activité sur les nouveaux matériaux et l’optimisation des moules et outillages de mise en forme des matériaux, principalement pour l’aéronautique via son implication forte dans le pôle de compétitivité Aerospace Valley. Les chercheurs du centre Rapsodee (CNRS UMR 5302) ont aujourd’hui trois axes de travail : l’étude des poudres (qu’il s’agisse de farine, de lessive, ou de médicaments…), la valorisation des déchets pour obtenir de nouvelles énergies, le traitement des pertes de chaleur des bâtiments. Le Centre de recherche Génie Industriel travaille sur l’optimisation des processus industriels, la logistique, les systèmes d’information en entreprise.

© Fotolia

© Fotolia

Des plateformes de recherche et d’innovation pour contribuer au dynamisme des entreprises

Dès 2008, les relations constantes entre l’école et les entreprises ont encouragé la création de plateformes de recherche et d’innovation dans le cadre du CPER 2007-2013. Uniques à l’échelle nationale, voire européenne, ces dernières s’appuient sur les expertises des centres de recherche pour permettre de tester la faisabilité de produits et de procédés nouveaux à l’échelle semi-industrielle.

Deux plateformes de recherche et d’innovation sont déjà opérationnelles :
• Mimausa étudie les nouveaux matériaux et procédés ainsi que la surveillance active de procédés et de structures (Institut Clément Ader – Albi) ;
• Gala, consacrée à la galénique avancée (mise en forme de principes actifs), est située sur la Technopole de Castres-Mazamet (centre Rapsodee – groupe « poudres et procédés »).

Une troisième est opérationnelle depuis le printemps 2016.
Il s’agit de Val-Thera, consacrée à la valorisation énergétique des déchets et de la biomasse, (centre Rapsodee – groupe « Energie et environnement »).