David Fayon devant la siège d'Ebay US

Le sésame préalable est le permis de travail. Celui-ci peut être soit pris en charge par l’employeur pour un stage ou un emploi (démarches et règlement associé) soit demandé (cas d’un conjoint) avec un coût à supporter.
Les salaires sont supérieurs ici car les frais d’étude très onéreux (parfois plus de 40 000 dollars pour une seule année universitaire amenant les étudiants à souscrire des prêts importants qu’ils rembourseront par la suite).

Concrètement, deux régimes de travail existent :

1. salarié de l’entreprise avec des droits à retraite (par capitalisation) du fait d’accords avec la France, une protection sociale (très différente de celle existante en France) et 4 semaines de congés payés environ avec une évolution selon l’ancienneté dans l’entreprise ;
2. contractor (prestataire). Le salaire est un montant brut calculé sur une base souvent horaire et tout compris. Les frais de déplacement ne sont pas remboursés et les cotisations retraite/maladie sont à souscrire en plus.

Les moyens les plus efficaces pour chercher un travail sont :
1. la connaissance de quelqu’un qui travaille déjà dans l’entreprise. Dès lors que quelqu’un vous recommande/transmet votre CV, la probabilité d’avoir un entretien est sérieusement augmentée. Beaucoup d’entretiens se font par téléphone et du fait du temps important passé dans la voiture l’on vous demande poliment si le moment est propice pour cela ;
2. via LinkedIn. Avec son titre et votre région préalablement renseignés, des postes susceptibles de vous intéresser viennent à vous. Le fait de souscrire une formule Premium est un atout supplémentaire en cas de recherche de job/stage (reconstitution de l’organigramme de l’entreprise, collègues potentiels, personnes clés à contacter pour en savoir plus ou appuyer votre candidature).

La lettre de motivation (cover letter) est plus courte qu’en France. On va à l’essentiel. Et le CV (resume) ne comprend ni photo ni âge ni même situation maritale. Le processus d’embauche est rapide et en cas de Go, on peut être appelé à commencer dans les jours qui suivent.

À la fin des candidatures en ligne (LinkedIn, Indeed, Careerbuilder et surtout Craiglist – l’ancêtre local de Leboncoin où l’on trouve aussi des jobs), des questions vous sont posées : genre, handicap, race, protected veteran (ancien militaire). Si vous rentrez dans les critères, ce peut être un moyen d’emporter la décision pour des candidats proches. La discrimination positive peut aussi s’avérer un handicap pour le candidat blanc caucasien.

Il est souvent proposé soit de télécharger son CV puis de renseigner un formulaire en ligne soit de connecter directement sur le site de l’entreprise son profil LinkedIn. Pour certains formulaires de candidature, des critères sont obligatoires comme des références mais aussi l’identifiant Skype !

Un profil très axé sur une compétence clé constitue une sérieux plus. Les ingénieurs développeurs, les spécialistes du big data, certains marketeurs sont très prisés. La Silicon Valley peut constituer un excellent eldorado pour les jeunes diplômés.

En revanche un profil plus atypique (double compétence, parcours dans diverses filières) restreint les chances via le canal RH et il sera alors préférable d’envoyer parallèlement son CV au n + 1 potentiel. Là aussi des recherches préalables sur LinkedIn notamment permettront de contacter les bons interlocuteurs.

Contact :
www.davidfayon.fr ou Twitter @fayon