De nombreux travaux d’étudiants se font en groupe. De cette manière, ils expérimentent notamment la confrontation des points de vues et les différences organisationnelles. Nous allons voir dans ce témoignage du Mastère Spécialisé « Management des Organisations Sportives » MOS Audencia la volonté d’optimiser l’apprentissage par les pairs lors des séances de coaching de travaux de groupe. Par Aline Polipowski, responsable de projets pédagogiques Audencia

 

Que retire l’étudiant d’un travail de groupe ?

Le développement des méta-compétences que sont le leadership, la communication, l’entraide et la résolution de conflits, est rarement pris en compte dans l’évaluation des productions. D’une part parce que la priorité est donnée au livrable final. Celui-ci synthétise la bonne mobilisation des connaissances enseignées. D’autre part, il est difficile d’évaluer la montée en puissance de ces soft skills en raison de l’augmentation des effectifs et des volumes de cours contraints. Pourtant, il est essentiel pour l’étudiant de se repérer sur sa manière d’agir en collectif, de capitaliser sur l’apprentissage informel rendu possible par les pairs dans un groupe.

De ces constats, l’équipe pédagogique du MOS a testé une nouvelle approche du processus de suivi des études terrain proposées dans ce Mastère Spécialisé. De septembre à mars, en groupe de 3 à 5, les étudiants effectuent des missions auprès de professionnels (ici issus du monde du Sport). Chaque groupe a son propre commanditaire, un tuteur est désigné dès le début de l’étude. L’objectif de cette refonte dans le suivi des groupes était de créer une émulation entre les groupes en développant une communauté de pratiques et un espace d’échanges.

Comment se passe un Project management office (PMO) ?

La mise en place de ce dispositif, appelé Project Management Office (PMO), comme composante de l’étude terrain, a débuté par une séance de méthodologie sur cette nouvelle approche. Ce qui change réellement par rapport à un suivi plus classique est l’engagement des étudiants lors des séances de coaching. Souvent descendantes, les séances de coaching, animées par l’enseignant, deviennent des PMO, en petit comité, animés à chaque fois par un groupe d’étudiants coordinateur. Une rotation est planifiée en amont pour que chaque groupe occupe ce rôle de coordinateur. Le cours de méthodologie permet de faire un pas de côté sur le travail collectif. Les étudiants se questionnent sur les apprentissages à retirer de l’expérience, réfléchissent à une organisation structurée au sein de leur groupe. C’est également pendant cette séance que sont présentées le calendrier des séances de PMO et l’espace collaboratif numérique organisé en amont. Cet espace contient un guide d’accompagnement à la mise en œuvre d’un travail de groupe, des outils de pilotage de projet et des fiches de partage pour les PMO. C’est sur cet espace que les étudiants centralisent les points à partager avec les autres groupes.

L’équipe pédagogique anime la première séance de PMO afin de cadrer le séquençage mais se retire ensuite pour laisser les échanges entre étudiants. Un état d’avancement du projet est déposé par chaque groupe sur l’espace collaboratif, enrichi pendant la séance par les remarques des autres étudiants. Il est relu et commenté par l’enseignant. Les séances de PMO sont faites de telles sorte à ce que les étudiants se mettent dans la peau de consultants qui participent à une réunion d’équipe (tous les 15 jours) et sollicitent les autres groupes pour partager des problèmes. Ensemble, c’est-à-dire les 2 à 3 groupes présents par séance s’immergent dans les sujets des autres. Souvent, des synergies se construisent entre les groupes. En plus d’une évaluation globale du projet, un bilan d’étape a lieu à mi-parcours. Il porte sur la dynamique du groupe, la qualité de leur pilotage et les compétences développées et / ou à acquérir dans un souci d’amélioration continue.

Que retire-t-on de l’expérience ?

Les conditions de réussite de ce dispositif impliquent qu’il soit présenté en amont aux étudiants faisant l’objet d’un cours de méthodologie ; que le projet s’étale dans le temps ; que les PMO soient inscrits aux agendas des étudiants, même s’il ne s’agit pas de cours formels ; que le groupe d’étudiants coordinateur s’implique et qu’il puisse centraliser les principales difficultés rencontrées en amont du PMO. Le groupe d’étudiants coordinateur doit pouvoir s’appuyer sur la cellule d’innovation pédagogique pour monter d’éventuels scenarios d’animation de séances.

Quelques mois après sa mise en œuvre, les étudiants ont désormais compris l’intérêt de ces moments de partage, ils sont plus investis dans les missions, ont créé des ponts entre les projets et établissent une relation différente avec l’enseignant qui apporte des connaissances ciblées au rythme des besoins et non plus d’une maquette établie.

 

 

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