Marie Gayot
24 ans
Originaire de Reims, 5a Branche Génie des Systèmes
Urbains (GSU), UTC

 

Elle a raflé l’or pour sa performance en 400m aux derniers Championnats de France ; peut-être hissera-t-elle le drapeau tricolore sur un podium lors des J.O de Rio en 2016. A 24 ans seulement, Marie Gayot possède déjà un palmarès sportif bien rempli. Une tête bien faite aussi ! La jeune athlète tient autant à se dépasser sur la piste que dans ses études. Portrait d’une passionnée.

 

Marie, heureuse sur le finish de son sprint

Marie, heureuse sur le finish de son sprint

UNE DÉTERMINATION À LA TAILLE DE SES FOULÉES
Lorsqu’elle découvre l’athlétisme avec ses premiers cross, Marie n’est pas encore travaillée par l’ambition du haut niveau. La passion, pourtant, est déjà là. « Le déclencheur a été l’amélioration rapide de mes performances, un sésame qui m’a ouvert la voie des stages nationaux. » Les premiers titres ont suivi, de même que l’épanouissement par la pratique. « L’athlétisme loisir, où l’on se fait plaisir, m’est tout aussi indispensable que l’athlétisme performance. » Une fois lancée dans la course, Marie sait se donner les moyens de sa réussite. Le dépassement de soi ? Un maître mot. « D’un entraînement, d’une semaine ou d’une année sur l’autre, il faut toujours savoir donner le meilleur de soi-même. » Un crédo qu’elle s’emploie à respecter bien au-delà de la piste d’entraînement.
En parallèle de sa carrière sportive, Marie est aussi une étudiante accomplie ; l’athlétisme n’y est pas étranger. Les entraînements lui ont appris à connaître ses qualités et ses défauts, comprendre ses limites et progresser par l’exigence. « S’il me faut faire deux nuits blanches pour réussir un projet en vue de mes cours, je suis prête à m’y plier. » C’est ainsi qu’au printemps dernier, elle obtient avec mention son master d’urbanisme et aménagement des territoires ; la voila désormais en pleine préparation d’un diplôme d’ingénieur GSU filière management des projets innovants à l’UTC. Rien d’étonnant venant de celle qui a toujours mené de front sa passion et ses études. « Mon équilibre se construit entre le sport, ma famille et mes cours. A ce haut niveau de pratique, on est parfois en proie au doute. C’est normal. Jamais en revanche je n’ai envisagé de freiner mon évolution scolaire. » Cette double casquette lui impose pourtant un rythme quotidien endurant. « Peu de sorties, une hygiène de vie très stricte… Evidemment que cela peut être frustrant. J’y consens par amour de mon sport et de mon cursus. » Marie préserve aussi sa vie privée, véritable cocon protecteur. Avec son compagnon, athlète de haut niveau spécialisé dans la même discipline, il n’est jamais question de foulées sur 400m en dehors de l’entraînement.

 

DES ÉTOILES DANS LES YEUX… AVEC LES PIEDS SUR TERRE
Ce ne sont ni l’envie ni les projets qui font défaut à Marie. Son regard est évidemment rivé sur le Brésil, pays d’accueil de l’édition 2016 des Jeux Olympiques. Une perspective qui lui rappelle l’expérience londonienne en 2012 « L’entrée sur le stade est un souvenir inestimable. Jamais je n’oublierai cette foule qui vibre pour les athlètes. C’est unique ! ». Non moins pragmatique, la jeune athlète sait qu’elle n’érigera pas son avenir dans le sport : « Une entreprise me parraine déjà pour m’encourager dans la stratégie, le conseil client et le soutien aux entreprises innovantes. C’est là que je veux être dans quelques années. »

 

UNE VILLE :
Rio, pour le défi sportif qu’elle représente !
UN PÊCHÉ MIGNON :
Le chocolat ou les gâteaux de ma maman… quand mon régime sportif me laisse un peu de souplesse.
UNE RENCONTRE :
Les trois coaches m’ayant amenée au haut niveau et, bien sûr, l’homme qui partage ma vie aujourd’hui..
UN RITUEL D’AVANT COURSE :
Ma tresse collée sur le devant du visage. Anecdotique, mais systématique.
MES AMIS DIRAIENT DE MOI QUE JE SUIS :
Ambitieuse, déterminée et familiale. Impossible pour moi de le deviner : ce sont leurs mots !

 

Manon Dubois