RETOUR SUR LE 4e Challenge du « Monde des Grandes Écoles et Universités »

Partis la veille de Toulouse, ce sont une trentaine d’étudiants de l’ENSEEIHT qui, le samedi 2 juin 2012, ont posé le pied sur la terre battue du stade Charléty pour le Challenge du « Monde des Grandes Ecoles et Universités », rejoints sur place par quelques-uns de leurs camarades de troisième année en stage dans la capitale. Au total, des sportifs, une dizaine de pom-pom, des représentants du Bureau des Sports, de l’Association des Elèves, et de l’association vidéo TVn7 représentaient fièrement les couleurs de leur école.

 

Ils sont venus…
Se déplacer depuis l’autre bout de la France, même pas peur ! « On me propose de venir à Paris, je viens ! », lance Coriolan Rat, en première année à l’ENSEEIHT et vice-président de l’Association des Elèves. Et il n’est pas le seul. « Nous étions déjà venus les autres années », explique Thomas Crepon, le président du BDS. « Le CDMGEU fait partie des traditions à suivre. » L’ENSEEIHT représente en effet l’un de ces établissements inconditionnels de l’événement, présents depuis la première édition en 2009. Les raisons à cela ? La culture festive de Toulouse, tout d’abord, qui porte naturellement les étudiants de cette ville vers ce rassemblement fait de cris, de chants, de joie et de bonne humeur. La « grosse cohésion entre les différentes écoles de l’INP Toulouse », ensuite, selon les mots de Coriolan, qui voit dans le CDMGEU une occasion de croiser les camarades des autres établissements parce qu’« il y a une très bonne cohésion entre les différentes filières ». Et enfin, le désir d’en découdre, bien sûr. « Habituellement avec les Bordelais il y a une rivalité donc il y a d’abord l’idée de venir affronter les autres », explique Thomas avec un sourire espiègle.

 

Ils ont vu…
Sur place, les étudiants de l’ENSEEIHT ont pu profiter de l’événement comme il se doit, certains pour la première fois. « On nous en avait parlé comme ça, avec une grosse ambiance dans les tribunes », témoigne Johanna, l’une des pom-pom. « Il y a une très bonne ambiance, beaucoup de couleurs, c’est très festif », confirme Coriolan. Mais le vice-président de l’Association des Elèves est également là pour parler affaires. Il évoque les rencontres avec d’autres BDE, ainsi qu’avec les entreprises. « Certaines soutiennent l’Association des Elèves donc c’est intéressant de pouvoir les rencontrer. » Thomas, lui, reconnaît qu’il n’a pas vraiment eu le temps d’échanger avec les sociétés présentes. « J’ai un peu passé ma journée à faire tous les sports que je voulais. Je suis aussi allé essayer le basket fauteuil et voir les courses handicap. Je trouve ça c’est très bien que ça se glisse dans une manifestation sportive. Les gens apprécient ça : quand il y avait le 100 mètres et le 200 mètres, ils encourageaient les coureurs. »

 

Et ils ont vaincu…
Bien décidés à s’amuser, les représentants de l’ENSEEIHT n’en n’oublient pas pour autant leur objectif premier : « Représenter l’école, montrer que nous sommes sportifs », selon les termes de Coriolan. « Nous essayons d’être très actifs, très présents sur l’événement, c’est pour ça qu’on est là, et que je suis là. » Thomas renchérit : « Nos clubs fanfare et pom-pom s’entraînent pas mal pour le CDMGEU, c’est un peu le seul événement où ils peuvent gagner un prix. L’année dernière la fanfare avait terminé deuxième. Et un club supporter a été créé il y a deux ans. »
Côté pom-pom, on prend d’ailleurs les choses très au sérieux. « Qu’est-ce qui vous a donné envie de revenir cette année ? » demandé-je à la capitaine. « Le fait qu’on n’ait pas gagné l’année dernière », répond-elle. La compétition est-elle de mise ? Oui, déclare-t-elle, « mais ça reste amical », complète sa coéquipière Maylis. Et avoir une place sur le podium, c’est un objectif ? « Ben oui tant qu’à faire, on vient de loin », rétorque Johanna en riant. Et Mary- Caroline d’ajouter malicieusement : « Cette année, on va essayer de ne pas se casser le nez », en faisant allusion à une chute marquante de l’édition précédente. Pas d’accident ce 2 juin, mais 2012 n’en sera pas moins l’année de la victoire pour les pom-pom de l’ENSEEIHT. Coup de malchance pour ce quatrième CDMGEU : la musique n’étant pas assez forte, leur performance en a subi les frais. « Je suis dégoutée », me dit l’une d’entre elles. Qu’à cela ne tienne, 2013 sera sans aucun doute l’occasion de prendre leur revanche ! Côté sport, « la meilleure performance que nous ayons faite, c’est de nous être classés troisièmes à une série du 4 x 100 » me dit Thomas. « L’école n’est pas forcément une école de gros sportifs. On vient plus pour l’ambiance. »

 

Claire Bouleau
Twitter @ClaireBouleau