S’il est parfois malaisé d’imaginer ses débuts dans la vie active, nos trois témoins identifient en revanche très bien les atouts et qualités qu’ils pourront mettre en avant au moment de s’engager dans leur vie professionnelle.

© Martin Argyroglo - Sciences Po

© Martin Argyroglo - Sciences Po

« J’ai appris à entreprendre, risquer et ne pas en avoir peur ! »
Alyette Tritsch, élève en M1 à Ecole des affaires internationales (PSIA).
Quels sont vos rêves professionnels ?
Mes aspirations professionnelles sont encore floues. Je compte profiter de l’opportunité de faire des études. Cela a nourri ma motivation pour participer à la fondation en France de Kiron, une ONG allemande qui vise à rendre l’éducation supérieure accessible pour les populations réfugiées. Si j’ai cette chance, pourquoi pas les autres ? Notre ONG permet à 1 300 personnes de retrouver les bancs de l’université à travers l’Europe, grâce à un modèle innovant de blended learning, combinant des cours en ligne (MOOCs) et une dernière année d’études au sein d’une université partenaire, qui délivre à nos étudiants un diplôme reconnu.
Etre active au plan associatif vous sera-t-il utile au plan professionnel ?
Cette expérience est très enrichissante. Je suis sûre qu’elle jouera en ma faveur le jour où je serai à la recherche d’un emploi. Elle m’a appris à mener une équipe de travail, à dialoguer avec différents acteurs, à avoir confiance en moi, à défendre mes ambitions, mais surtout à entreprendre, risquer et ne pas en avoir peur !
Comment affinez-vous votre profil professionnel ?
Mon cursus à Sciences Po me permet d’acquérir des atouts mais aussi de cerner mes centres d’intérêts. Sur le campus de Menton et encore davantage lors de mon année en Jordanie, j’ai cultivé un réel intérêt pour le Moyen-Orient. J’envisage de suivre un second Master, spécialisé sur les questions politiques du Moyen-Orient. J’espère qu’il complètera mes connaissances acquises en Master en Développement International à la PSIA, notamment en conception et gestion de projet.

 

« Sciences Po nous donne les moyens de développer des atouts plus personnels qu’académiques. »
Manon Berriche, élève en M1 Politiques Publiques, elle effectue un stage de césure au sein de la maison d’édition Flammarion, membre de l’association Prix Littéraire des Grandes Ecoles (PLGE).
Avez-vous déjà imaginé votre futur professionnel ?
Je n’ai pas encore de projet professionnel bien défini. C’est pourquoi j’ai choisi de débuter ma césure dès ce second semestre. Je ne sais pas encore si je vais prendre la filière « administration publique » ou « culture » de mon Master. De plus en plus de diplômés de Sciences Po travaillent dans le secteur privé, dans des cabinets d’audit ou de conseil. Notre diplôme nous ouvre de nombreuses voies professionnelles variées. Des alumnis sont devenus cinéastes, écrivains, comédiens. Cette touche d’originalité,  ce tempérament artistique nous différencie des diplômés d’écoles de commerce.
Quelles qualités plus personnelles développez-vous ?
Nos études nous permettent de nous épanouir en dehors de la scolarité par le biais de projets associatifs, de séjours à l’étranger, d’engagements politiques, etc. Sciences Po donne vraiment les moyens de développer des atouts plus personnels qu’académiques. Les événements organisés par les étudiants sont remarquables de par leur professionnalisme et certains élèves pourront s’appuyer sur les compétences qu’ils ont développées à travers la mise en place d’un projet, dans leur recherche d’emploi.

 

« Demandez, nous saurons ! »
Thomas Busciglio, étudiant en M1 Recherche en Histoire au sein de l’Ecole doctorale, membre de l’association Prix Littéraire des Grandes Ecoles (PLGE).
Quelles forces acquises à Sciences Po pensez-vous être des atouts reconnus et appréciés dans la société, la politique et l’économie françaises ?
Sciences Po nous apprend à être réactifs et efficaces, à gérer d’importantes quantités de travail en un temps limité. Elle apprend aussi la polyvalence et l’adaptation, savoir ajuster rapidement son comportement et utiliser ses compétences où il le faut. La diversité des cours dès la première année nous y oblige. Je ne dirais pas qu’il faut être excellent partout, mais qu’il ne faut pas être désemparé. Sciences Po forme des gens qui, à priori, se doivent d’avoir réponse à tout, ou au moins de pouvoir apporter une solution à tout problème. Le développement d’une sorte de mini-expertise dans plusieurs domaines doit aider à la décision publique dans l’idéal. Je me suis toujours imaginé le slogan informel de l’école comme étant : « Demandez, nous saurons ! »

 

A. D-F