Créée en 2003, la SGAM (Société de Groupe d’Assurance Mutuelle) Covéa regroupe les mutuelles d’assurance MMA, GMF et MAAF. Rencontre avec son vice-président administrateur délégué, Jean-Claude Seys (HEC 61, INSEAD 67), le créateur d’une mutualisation qui a fait de Covéa l’un des grands leaders de l’assurance en France.

 

 

Jean-Claude Seys

Jean-Claude Seys

« A HEC, des connaissances nous ont été données ; à l’INSEAD, grâce aux études de cas et au travail en groupe, mené avec des personnalités de cultures, d’approches et de tempéraments différents, j’ai pu me confronter à la réalité du terrain en tenant compte des autres. De compétences clés, car mettre en évidence les problèmes et faire la synthèse des techniques nécessaires à leur résolution est le rôle fondamental d’un dirigeant. » Après vingt ans passés au Crédit Agricole, Jean- Claude Seys a rejoint en 1990, en tant que DG, l’assureur mutualiste MAAF. Nommé PDG en 1992, il assure également, à partir de 1998, la présidence de la MMA, une double fonction qu’il exerce jusqu’en 2005. « Pour continuer de grandir, les économies d’échelle ont été ses trente dernières années un impératif pour les compagnies. C’est pour répondre à cela que j’ai travaillé à un système nouveau rendant possible le rapprochement juridique entre assureurs mutualistes partageant les mêmes valeurs. La création de la SGAM Covéa est ce qui permet aujourd’hui à MMA, à MAAF et à GMF, trois marques aux caractéristiques très fortes, d’être numéro un en France en assurance de biens et responsabilité. » Tout en conservant leur identité et leur stratégie commerciale, les trois assureurs partagent une direction des sinistres unique, qui mobilise 4 500 collaborateurs et sert quelque dix millions de sociétaires, mais également leurs fonctions achats, financeset systèmes d’information. « En nous rejoignant, les jeunes diplômés ont la possibilité d’évoluer au sein de mutuelles bien installées et prospères, où la dimension humaine et le bien vivre ensemble sont des valeurs essentielles. »

 

En nous rejoignant,
les jeunes diplômés ont la possibilité d’évoluer dans des marques bien installées et prospères, où la dimension humaine et le bien
vivre ensemble sont des valeurs essentielles.

Le courage et la culture, meilleurs alliés du manager !
PDG de Covéa jusqu’en Juillet 2008 -Thierry Derez lui a, depuis, succédé -, Jean-Claude Seys, en tant que VP Administrateur délégué représente notamment la SGAM dans plusieurs de ses participations, où il protège « l’intérêt des investisseurs que nous sommes. » Président de l’Institut Diderot, think tank « non lobbyiste » au sein duquel il pilote notamment la réflexion sur la dépendance, il considère le dirigeant comme « la clé de voûte » d’une organisation : « Le chef est celui qui maintient l’équilibre entre toutes les forces, internes ou externes. Il doit savoir résister aux adversaires, à ses alliés, à ses collaborateurs, aux spécialistes, qui, tous, ont des intérêts divergents. Pour cela, sa qualité première doit être le courage sous toutes ses formes. Il doit aussi inspirer confiance, savoir écouter, être solidaire de la collectivité qu’il représente, être pédagogue pour initier et conduire le changement et parvenir à tout cela en ayant un grand souci de l’équité. Le management est une sorte d’ascèse qui nécessite de l’humilité : les qualités nécessaires pour accéder au pouvoir sont rarement celles qui permettent de bien l’exercer ! » A la rentrée, Jean-Claude Seys offre, dans un nouvel ouvrage (1), ses « conseils pour améliorer les chances de chacun de réussir » : « Mon parcours a été marqué par deux temps distincts. Dans le premier, j’ai été passionné par le « faire » : identifier les problèmes et leur trouver des solutions en me remettant en question en permanence. Dans le second, permettre aux autres de découvrir leur potentiel et les aider à développer leur ambition m’a guidé. Les jeunes doivent avoir audace et confiance en l’avenir. Pour être à même de développer à un très haut niveau une activité professionnelle, s’imprégner de tout ce qu’apporte la culture au sens large est primordial ; c’est grâce à la culture que l’on peut prendre du recul, relativiser ses échecs et entrevoir les solutions que l’on n’aurait pas osé imaginer ! »

 

(1) « Gagnants et perdants ou les challenges de la réussite » ( Editions PUF)

 

CG

 

Contact : www.covea.eu