Malgré les objectifs affichés par les entreprises bancaires, les femmes de ce domaine n’observent pas tellement les fruits de ceux-ci. Elles tentent cependant de s’organiser afin de gagner en impact dans l’organigramme de ces entreprises.

 

Le conseil d’administration  du Club Finance

Le conseil d’administration du Club Finance Centrale Marseille

Le secteur de la finance, de la banque et de l’assurance compte plus de 120 000 femmes cadres en France. L’Association Française des Banques (AFB) a mis l’accent sur les écarts salariaux entre les hommes et les femmes en signant un accord relatif à l’égalité professionnelle en novembre 2006.

De nombreux directeurs d’agence ont dû revoir leurs objectifs concernant l’évolution des femmes en sein de leur entreprise : BNP Paribas comptera 20 % de femmes parmi les cadres fin 2012, la BPCE passera quant à elle à 25 % de femmes parmi les dirigeants fin 2013. Mais la Caisse des Dépôts voit encore plus loin et propose d’inclure la promotion des femmes à haut poste comme point de notation des directeurs.
Malgré les efforts visibles, les femmes ne sont pas univoques quant à leur évolution interne. Les plus expérimentées estiment que la priorité est souvent donnée aux hommes lorsqu’une promotion se présente. Ceux-ci seraient plus motivés par l’argent et l’éternelle conciliation de la vie privée et vie professionnelle resterait un handicap typiquement féminin. Les plus jeunes se positionnent différemment et mettent en avant leurs capacités féminines d’adaptation et de persuasion à obtenir des informations. De plus, elles auraient le choix de s’investir dans leur carrière grâce à l’implication grandissante des hommes dans la vie familiale.Cependant, les femmes dans le secteur de la finance ne se laissent pas abattre. A titre d’exemple, on peut citer l’association Financi’elles, créée en mars 2011, ayant pour objet de fédérer des réseaux professionnels féminins exerçant dans le secteur pour constituer un réseau d’entraide et de partage de connaissances destiné à promouvoir la mixité à tous les niveaux de l’entreprise dans le respect de la déontologie professionnelle. Ces membres d’honneur sont entre autres la présidente du FMI Christine Lagarde, et Arielle de Rothschild, gérante de la banque d’affaires Rothschild & Cie.BNP Paribas et la Société Générale, via leurs initiatives en faveur de l’égalité hommes/femmes par  la création de réseaux de femmes cadres (Associations BNP Paribas MixCity et Féminin by Société Générale) ont été les piliers de la création de Financi’elles ; elles furent rejointes ensuite par 6 autres entreprises : AXA, Barclays, BPCE, Caisse des Dépôts, Crédit Agricole CIB et  HSBC. Depuis juin 2010, une cinquantaine de femmes contribuent au bon fonctionnement de Financi’elles en organisant les projets de développement de l’association.
En ayant ainsi une vision globale du problème, la mixité sociale est donc actuellement posée comme une question de réussite professionnelle pour l’entreprise. Les associations y voient une chance d’ouverture sociale bénéfique sur tous les plans. Cependant, la préoccupation principale des femmes pourrait dévier vers un unique avantage lié à la féminité, une sorte de « discrimination positive » qui placerait les qualifications professionnelles au second plan.
C’est pourquoi il est important que des associations en charge du respect de la mixité soient créées pour garantir aux femmes une égalité des chances de réussite professionnelle basée sur leurs compétences propres, et pour pousser à l’égalité salariale, qui parait pourtant être un problème trivial.Toutefois, il ne faut pas pour autant négliger ou oublier les autres types de discriminations qui peuvent exister. Il faut donc rester vigilant à ce que chacun puisse avoir les mêmes chances de réussite peu importe son sexe, sa religion ou son origine.

 

Club Finance de l’Ecole Centrale de Marseille

 

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