Gaëlle, 23 ans, est en 3ème année à Centrale Lyon. Après un baccalauréat scientifique, elle entre en Prépa en filière PSI. « Ce que je garde avant tout de ma prépa, ce sont les rencontres que j’y ai faites. Pendant deux ans, l’atmosphère intense, et la pression constante font que les liens que l’on crée sont particulièrement forts… »

Gaëlle Ardito dans les vestiaires d’Old Trafford (le stade de Manchester United)

Gaëlle Ardito dans les vestiaires d’Old Trafford (le stade de Manchester United)

Du petit écran à la grandeur nature !
Arrivée en école, Gaëlle peut enfin laisser plus de place à ses passions, et notamment le foot ! « Petite, je regardais les matchs avec mon frère, et j’allais jouer avec lui et ses amis. D’ailleurs en prépa, c’était mon principal exutoire ! Je regardais un match par semaine, 2 heures pendant lesquelles, en bonne supporter, je riais et pleurais avec l’équipe. » C’est à Centrale Lyon que Gaëlle intègre un club pour la première fois et signe son appartenance à une équipe officielle. « La dimension collective m’attire. J’aime l’idée que tous les membres d’une équipe s’unissent ensemble pour le même objectif, dans un même effort. »

 

Transfert d’expérience
Gaëlle fait parti du Trait d’Union Multicampus Multiquartiers (le TUMM), une cordée de la réussite où les étudiants de Centrale Lyon et EMLYON Business School travaillent en partenariat pour aider les lycées des Zones d’Education Prioritaires en donnant des cours de soutien aux élèves. « Tous les jeudis, je donnais des cours de mathématiques à quatre garçons en 1ère S. Ce n’était pas facile à gérer car il y a une forte demande et encore trop peu de professeurs disponibles ». Ce rôle que Laura a pu jouer auprès des étudiants l’a beaucoup touché : « plus qu’une expérience pédagogique, c’était une expérience humaine avant tout ! J’estime qu’il est essentiel de partager son expérience, son vécu. J’ai également pris conscience que les jeunes avaient une vision très stéréotypée et déformée des ingénieurs. Je suis contente d’avoir pu casser ces stéréotypes ! Quelle ne fut pas leur surprise quand ils ont vu arriver leur professeur particulier : une jeune fille en école d’ingénieurs fan de football ! » Mais au-delà de l’idée qu’ils se faisaient des étudiants en école d’ingénieurs, les élèves de Gaëlle semblaient avoir une vision également déformée de leur propre avenir académique. « Quand on discutait ensemble de ce qu’ils voulaient faire, l’un d’eux m’a confié qu’il avait toujours rêvé de devenir ingénieur, mais que cela lui semblait impossible. Je lui ai alors expliqué qu’il n’y avait pas que la prépa qui menait à une carrière d’ingénieur, qu’il pouvait également passer par une filière IUT.
Le message que je voulais lui faire passer, c’est que si c’est vraiment ce à quoi il aspire il ne doit surtout pas abandonner ! » Gaëlle, 23 ans, est en 3ème année à Centrale Lyon. Après un baccalauréat scientifique, elle entre en Prépa en filière PSI. « Ce que je garde avant tout de ma prépa, ce sont les rencontres que j’y ai faites. Pendant deux ans, l’at mosphère intense, et la pression constante font que les liens que l’on crée sont particulièrement forts… »

 

Ton film préféré ?
Gladiator ! Ce film est l’essence même de la combativité et la détermination. Or ce sont des valeurs qui me touchent particulièrement.
Une personne que tu admires ?
Ma mère ! Elle a tout fait pour nous depuis toujours, jusqu’à arrêter son travail, or je sais qu’elle en a souffert. J’espère avoir une aussi belle complicité avec mes enfants plus tard.
Ton leitmotiv ?
Rien n’est impossible ! Quand on se donne à fond pour quelque chose, on peut tout réussir !
Ce qui te rend fière ?
Le fait que mes parents soient fiers de moi me rend fière. Bien sûr je cherche avant tout à réussir pour moi, mais c’est également une façon de les remercier de tout ce qu’ils m’ont apporté.

 

Anne-Sophie Mathieu