Confidences pour confidences

 

Après les Jeux Olympiques de Sydney qu’elle suit à la télévision, Anna Santamans s’inscrit à la natation. Au début pour le plaisir bien sûr, mais son destin sera bientôt celui d’une nageuse en lice pour les plus grandes compétitions internationales. A seulement 20 ans, elle impressionne par son aplomb et sa maturité. Portrait d’une jeune athlète de haut niveau qui a fait le pari de ne pas arrêter ses études.

27e édition des Universiades à Kazan (Russie)

27e édition des Universiades à Kazan (Russie)

Flashback
Anna se révèle en 2008 lors du Championnat de France Minimes au cours du 50m nage libre. Elle enchaîne ensuite les victoires avec la 3e place au Championnat d’Europe Junior en 2009 et avec la 1ère place aux Jeux Olympiques de la Jeunesse l’année suivante. Un beau palmarès qu’elle combine avec ses études ! « Après le Bac, je me suis posé la question de faire une année sabbatique mais je n’ai pas osé. Je savais que cela aurait été très difficile de reprendre mes études si j’arrêtais tout. » Elle s’inscrit donc à l’Université de Nice et suit une Licence LEA. « J’ai certaines facilités dans les matières qui me plaisent, c’est pour cette raison que j’ai choisi de poursuivre l’anglais. »

 

“ J’ai un mental
de tueuse ”

Tout simplement magique !
Très explosive et tonique dans l’eau, Anna se définit naturellement comme une personne très exigeante et très perfectionniste. « Même mon coach me dit que je suis trop exigeante ! C’est dans ma nature, tout doit être parfait. » Mais cette exigence là, elle sait qu’elle est nécessaire à sa réussite. « J’ai un mental de tueuse seulement si les entraînements sont bons. Dans le cas contraire, je n’ai pas beaucoup confiance en moi. » Avec le dimanche pour seul jour de repos, et deux entraînements par jour, Anna est entièrement tournée vers l’avenir. « Je ne suis pas encore dans les meilleures mondiales ! En natation, une fin de carrière se dessine vers 30 ans, j’ai encore une marge de progression. » Investie à 100 % dans cette discipline, elle reconnaît naturellement que la plupart de ses amis sont comme elle des nageurs. « En sept ans d’entraînements, je n’ai pas beaucoup de souvenirs sans piscine. Vivre de sa passion c’est tout simplement magique ! » Plutôt casanière et de nature créative, Anna s’attache en parallèle à suivre des cours de dessin à l’université. « J’avais initialement pour objectif d’intégrer une école d’Arts Appliqués. C’est un plaisir de suivre ces cours, je rencontre des personnes d’horizons différents et j’échange sur autre chose que la natation. »

 

“C’est écrit dans nos gênes”
Spécialiste du 50m/100m nage libre et du 50m papillon, Anna prépare chaque départ comme un sprinter. « C’est beaucoup d’adrénaline. Avant de se lancer, la concentration est énorme, on se trouve comme dans un état de transe, on oublie tout. Les nombreux exercices de préparation mentale nous forment à ce moment décisif, on visualise la course encore et encore. C’est écrit dans nos gênes. A chaque fin de course, je n’ai presque aucun souvenir de ce qui vient de se passer ! »

 

Son plus beau souvenir ?
Sa qualification aux J.O 2012 ! « Je m’y attendais mais l’émotion était immense lorsque j’ai vu mon temps ! C’est le meilleur souvenir de toute ma vie, c’est indescriptible, grandiose. L’organisation était top, et l’ambiance extraordinaire. Comme aux Universiades, on est au contact de sportifs du monde entier. »

 

Dans sa ligne de mire, Anna vise aujourd’hui la sélection du Championnat de France en avril prochain
« Il est nécessaire de se concentrer sur chaque course à venir sans se projeter sur du long terme. »

 

Un rêve ?
Le titre olympique, c’est le rêve de tout sportif !

 

Un sportif que tu admires ?
Marion Bartoli et les tennismen en général. Ils doivent faire preuve d’un gros mental, les matchs sont très longs et intenses.

 

Audrey Froitier