La colocation : l’antre de jeunes hommes bruyants qui jonglent entre études et fiestas ? Plus si sûr ! Dans ses deux dernières études, le site Appartager met à mal les stéréotypes. Non seulement les colocations seraient désormais trustées par les salariés, mais en plus elles seraient de plus en plus féminines. Cédric Brochier, porte-parole de ce site leader de la colocation en France, nous en dit plus.

 

Augmentation des loyers, envies de « vivre ensemble »,… autant de facteurs qui ont fait entrer la colocation dans les mœurs et ce, dans toutes les couches de la société. Devenue style de vie communautaire alliant rencontres et convivialité, la coloc est ainsi plébiscitée par un nombre croissant de femmes.

Le boom des colocatrices

C’est ainsi qu’aujourd’hui 52 % des colocataires sont des colocatrices. La population française comptant plus de femmes que d’hommes, il s’agit bien sûr d’une dynamique sociologique naturelle, mais aussi d’un phénomène plus conjoncturel. « Les colocations qui recherchent uniquement des femmes sont courantes. Que ce soit par pudeur, par crainte de partager son intimité ou parce que les hommes sont souvent considérés à tort comme plus désordonnés, nos utilisatrices assument simplement d’avantage le fait de vouloir rester entre elles » précise Cédric Brochier.

Motivées pour la coloc ?

Comme les hommes, les femmes qui choisissent la coloc le font avant tout pour trois raisons : « le loyer (jusqu’à 30% moins cher qu’un logement classique), un allègement des contraintes et le souhait de se rapprocher de son lieu de travail ou de son université. Dans une société de plus en plus individualiste, on constate également une vraie volonté de partager des expériences de vie et de faire des rencontres. »

Un mouvement encouragé par des propriétaires, de plus en plus open à la coloc. Pour des raisons économiques notamment : le retour sur investissement est supérieur de 5 à 15 % à une location classique et les loyers sont garantis par le principe du bail solidaire.

La coloc, un phénomène urbain ?

Paris, Lyon et Bordeaux : femmes et hommes ont les mêmes spots de la coloc. La raison est simple : c’est là que se concentrent les plus grands bassins d’étudiants et de jeunes actifs et que les loyers sont les plus chers. Et la concurrence est rude : « on compte 1 colocation disponible pour 10 demandes », conclut Cédric Brochier.