Co-entreprise née en 2009 d’un accord entre CNP Assurance et Barclays Bank, CNP Barclays Vida y Pensiones est aujourd’hui un des leaders de la bancassurance en Europe du Sud. Rencontre avec Emmanuel Morandini (DEA Sciences Po 87), son Directeur Général.

 

Emmanuel Morandini

Emmanuel Morandini

Banque et assurance, un mariage réussi
Au carrefour des compétences d’un acteur majeur de la finance mondiale et d’un des 5 premiers assureurs- vie européens, CNP Barclays Vida y Pensiones produit des services innovants à forte valeur ajoutée. « Les cultures de ces deux maisons sont différentes mais complémentaires. Barclays se base sur une politique très orientée vers le client et ses besoins du moment et CNP dispose d’une grande capacité à élaborer des process rigoureux et réactifs. Cette alliance d’un esprit créatif permanent et d’outils capables d’y répondre rapidement est forcément source de résultats ». Le Groupe peut d’ailleurs se vanter d’être allé au-delà de ses objectifs avec un chiffre d’affaire cumulé de 239M€ en mars 2011contre 42.8M€ en 2010. «Cela est dû à la réussite de la phase d’intégration où nous avons lancé avec succès 20 produits de « première nécessité » en Italie, Portugal et Espagne. Nous entamons aujourd’hui une seconde phase de développement qui analyse plus précise les besoins locaux. En cette période de crise en Europe du Sud, nous travaillons particulièrement sur la retraite et la prévoyance».

 

« Aujourd’hui, la différence ne se fait plus sur le produit mais sur le service. »

Le service qui fait la différence
Pour Emmanuel Morandini, « l’enjeu actuel du secteur bancassurance est le service. Il se décompose en 3 éléments : la qualité, c’est-à-dire l’aptitude à produire des choses justes, la réactivité et enfin la customisation, ou la capacité de faire des produits différents et personnalisés». Cette notion de service n’est pas forcément là où on l’attend. « Une compagnie d’assurance fonctionne sur 3 pôles : la fonction technique et financière qui gère les risques, la fonction commerciale (distribution et marketing) et le back office (administration et process). Il y a 20 ans, ce dernier axe était totalement délaissé ce qui impliquait une image négative d’un secteur où le service ne pouvait être maximisé. Aujourd’hui, nous prenons conscience de l’importance de ces activités et leur allouons enfin les compétences qu’elles méritent : la différence ne se fait plus sur le produit mais sur le service ».

 

Manager c’est avant tout diriger des hommes
Le Directeur Général est au coeur de ce service qui passe par la compréhension des hommes. « Il créé des business plan et doit les tenir. En période de crise, cet objectif est évidemment plus difficile à remplir et pour y arriver, il faut plus que jamais mettre l’humain au coeur de tout. Si un bon manager satisfait ses actionnaires, il n’oublie pas pour autant ses collaborateurs. Il doit savoir affronter avec eux les difficultés et surtout être droit. La performance est étroitement liée à la façon de diriger les hommes ».

 

Les fenêtres ouvertes par Sciences Po
Titulaire d’une formation d’excellence acquise dans d’ingénieur IESTOM-CNAM, NBA ESSEC), Emmanuel Morandini se souvient surtout de son DEA à Science- Po. « La formation technique ne suffit pas à faire un bon Directeur Général. Il doit aussi savoir parler aux gens et avoir une bonne culture générale extérieure à son secteur. Un passage dans une école comme Sciences Po me parait quasi indispensable. Cela permet de réintroduire du littéraire dans la technique et d’optimiser les raisonnements scientifiques. Un manager ne peut pas se cantonner au développement financier et être toujours dans l’action : c’est un mauvais réflexe. Il doit au contraire savoir prendre le temps de s’arrêter pour raisonner ».

 

CW

 

Contact : emmanuel.morandini@cnpvida.es