Mercredi 20 février 2019, la Confédération Nationale des Junior-Entreprises met les femmes à l’honneur avec la troisième édition du Women’s Talk. Un événement organisé à ESCP Europe, en partenariat avec le Monde des Grandes Ecoles et Universités et retransmis en Facebook Live à partir de 19h. Ne ratez pas la table-ronde consacrée à l’entrepreneuriat animée par notre journaliste Clarisse Watine entourée de Philippine Dolbeau, Pauline Pham, Solène de La Borderie, Maëva Tordo et Moussa Camara.

 

A cette occasion, redonnons la parole aux présidentes de J.-E.

En France, les filles sont meilleures que les garçons à l’école*. Les femmes ont aussi un taux de chômage plus faible (9,9% en 2015) et vivent plus longtemps ! Néanmoins, de fortes inégalités persistent. En 2016, 40 % des femmes françaises ont subi une injustice due à leur sexe, 97 % des PDG sont des hommes et 1 femme décède encore tous les 3 jours, victime de son conjoint.

Dans ce contexte, les Junior-Entreprises ont le souhait de permettre aux femmes de s’épanouir et se veulent des organisations justes et inclusives. La preuve avec trois présidentes de J.E. engagées.

« Deux mois après mon arrivée à Audencia, j’intégrais la Junior-Entreprise et me présentais pour le poste de président. Être une femme n’a jamais été une source d’inquiétude lors de la préparation de ma candidature. Pourtant, après mon élection, j’étais étonnée de recevoir de nombreuses félicitations mentionnant la fierté que je devais ressentir à l’idée d’être UNE Présidente. Aujourd’hui encore, je suis honorée de faire partie de la gente féminine ayant atteint un organe de direction, mais je ressens une certaine frustration à l’idée de savoir que la situation est encore (trop) exceptionnelle. Une question persiste : est-il toujours constructif de souligner le genre d’une personne qui a des responsabilités lorsque celle-ci est une femme ? »Pauline Henry Sonnier, présidente d’Audencia Junior Conseil, Junior-Entreprise d’Audencia Business School

« Présidente d’ETIC depuis mars, j’ai fait une césure pour me consacrer à plein temps à la Junior-Entreprise. Cette année, notre bureau est entièrement féminin, mais l’équité est respectée parmi les membres. Le but n’est pas de faire du sexisme inversé, mais d’encourager les étudiantes à prendre des responsabilités dans un contexte bienveillant pour qu’elles aient confiance en elles et qu’elles s’affirment. Il est parfois difficile d’être une dirigeante de 22 ans, comme lorsque l’on donne une carte de visite en afterwork et que l’on reçoit ensuite des messages déplacés. Pour faire bouger les choses, nous avons besoin de femmes qui s’engagent et qui montrent la valeur du leadership féminin »Maïlys Pascail, Présidente d’ETIC INSA Technologies, Junior-Entreprise de l’INSA Lyon

« Selon moi, un bon leader sait challenger ses équipes de façon bienveillante et les femmes ont une sensibilité naturelle qui peut se transformer en atout dans le monde professionnel. C’est exactement ce que j’ai voulu prouver en devenant Présidente de TSM Consulting, au-delà du fait de me prouver à moi-même que j’étais capable de relever des défis entrepreneuriaux, en parallèle de mes études. Mon mandat s’achève dans deux mois. J’en retiendrais les réussites obtenues d’un travail quotidien et sans relâche et l’unité presque familiale de l’équipe. Par-dessus tout, j’ai pris davantage confiance en moi pour affronter de futures positions de leader en entreprise. »Delphine Moreton, Présidente de TSM Consulting, Junior-Entreprise de Toulouse School of Management

 

*80,5% de maîtrise des compétences de base en sciences, contre 72,6% pour les garçons. En français, les pourcentages sont respectivement de 85,9% contre 72,13%. Source : Secrétariat d’État chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes.