Claas est une entreprise familiale allemande, qui compte parmi les principaux constructeurs de machines agricoles au monde. De nombreuses filiales, dont quatorze sites de production, partout dans le monde, assurent une proximité client sur tous les continents. Rencontre avec son Président France, Thierry Panadero (Reims Management School, 1988).

 

Thierry Panadero (RMS 88), Président Class France.

Thierry Panadero (RMS 88), Président Class France.

Créée en 1913, l’entreprise Claas, avec ses 9 000 salariés dans le monde et ses 3 milliards de CA, reste une société familiale, dirigée par Cathrina Claas-Mühlhaüser, petite-fille du fondateur. Performance, durabilité, qualité à économie d’énergie, sont les enjeux à relever pour proposer aux clients des produits toujours plus innovants et rester leader sur le marché.

 

De la finance au machinisme agricole
Au sein de Agco Finance puis de De Lage Landen de 1992 à 1999, Thierry Panadero a débuté sa carrière dans la finance. Il a intégré le groupe Claas en 1999, après avoir créé puis dirigé Claas Financial Services, société de financement des matériels Claas à destination des utilisateurs, jusqu’en novembre 2007. Depuis cette date, il a assuré la présidence de Claas Réseau Agricole et a contribué au développement de la distribution des tracteurs et matériels de récolte Claas en France. Il assume maintenant, depuis octobre 2011, la fonction de Président de Claas France. « Ma rencontre avec Monsieur Claas, mon futur patron, a été décisive dans mon changement d’orientation de la finance au machinisme agricole. Il était visionnaire et passionné par son métier. Mon attrait pour l’International a aussi été un moteur : nous avons développé des services en Inde, aux Etats-Unis, en Pologne ou encore en Ukraine. »

 

Une culture d’entreprise familiale et franco-allemande
L’entreprise Claas bénéficie d’une double culture, la rigueur d’exécution des décisions prises collégialement avec l’Allemagne, la créativité française. « En tant que Président, je mets en oeuvre un management plutôt participatif. Je demande à mes équipes de se mettre à la place du client. Une moissonneuse batteuse coûte 300 000 euros et ne travaille que 10 jours par an, au moment de la moisson. Nous avons la responsabilité de la bonne récolte du client et donc de son revenu. Nous n’avons pas le droit à l’erreur : fiabilité, qualité à un prix raisonnable sont mes objectifs. Nous travaillons onze mois par an pour ces dix jours ! »

 

« L’agriculteur
exerce un métier
très noble »

Des technologies de pointe très sophistiquées
« Qu’il soit en Inde ou en France, proche de la nature, l’agriculteur exerce un métier très noble. C’est lui qui nous nourrit. » Thierry Panadero attend, avant tout, de ses collaborateurs qu’ils soient, ou deviennent, comme lui-même, passionnés par le métier de leur client. « Nous recrutons en majorité des jeunes diplômés qui ont des bases rurales, comme des ingénieurs agro, qui connaissent donc le métier de nos clients, mais pas le notre, qui est celui de machiniste. Nous les y formons et eux nous apportent leur valeur ajoutée, par leur formation, leur expérience. » L’image traditionnelle, rurale, de ces métiers est surfaite, regrette Thierry Panadero. « Nos produits sont extrêmement sophistiqués, à base de technologies de pointe. Nos GPS, précis au mètre près, permettent de faire gagner 10 % de récolte. Notre télématique résout des pannes à distance partout dans le monde ! Recherche et Développement, Marketing, Service après-vente, nos équipes sont jeunes, avec une moyenne d’âge en dessous de quarante ans, et réellement tournées vers l’avenir. Notre présidente allemande, Cathrina Claas, a, elle-même, 37 ans. »

 

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes diplômés ?
« Ne pas forcément faire de plan de carrière, mais toujours chercher à apprendre au travers de sa fonction, quelque chose de nouveau. De la finance à l’industrie, chaque étape m’a permis d’ajouter une pierre : l’International, la distribution, toutes ces expériences qui me permettent aujourd’hui d’assumer les fonctions de Président. Sortir des sentiers battus, se refuser à tout confort, prendre des risques, pour accumuler les connaissances, les découvertes, sans ne rien s’interdire. Je n’aurais jamais pensé à 20 ans que je serais un jour patron d’une entreprise de machines agricoles, je n’ai pas de racines rurales, rien de m’y prédestinait. L’envie est la clé du succès, c’est elle qui permet de se surpasser. »

 

N.W.

 

Contact
thierry.panadero@claas.com