Au sein de BPCE, 2e groupe bancaire français, Natixis affiche une forte présence mondiale. Un positionnement qui ouvre de nombreuses perspectives dans un contexte de transformation globale. Avec près de 30 ans d’expérience, Pierre Debray (X84, ENSAE ParisTech 89, Stanford 90), Head of Global Finance de Natixis, présente les enjeux qui attendent les jeunes Polytechniciens.

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Qu’est-ce qui vous a attiré dans la banque ?

Après l’X, je n’avais aucune idée de carrière mais une envie précise : réaliser un Master aux États-Unis, pas évident à l’époque. J’ai souhaité renforcer ma candidature par une expérience professionnelle là-bas. Entre un stage au Crédit Lyonnais New-York et à Saint-Gobain à Philadelphie, j’ai choisi New-York, et c’est ainsi que j’ai découvert le monde bancaire. Le directeur, un X, m’a proposé de financer mon Master à Stanford en pré-contrat. L’attrait de ce financement, mais surtout l’expérience réussie de ce passage en banque m’ont convaincu.

 

Les voyages forment la jeunesse ?

Travailler à l’étranger vous apprend l’humilité car vous avez tout à apprendre, et personne ne sait ce qu’est un X ! Mais aussi l’autonomie surtout dans une filiale d’un grand groupe français car on a plus de liberté d’initiative. C’est un enrichissement personnel que de travailler avec d’autres cultures, d’autres mentalités. En particulier pour un banquier qui gère des risques il est important d’appréhender l’étranger de près. Mes expériences internationales m’ont beaucoup aidé dans mon évolution professionnelle et apporté une vraie valeur ajoutée.

 

Cette dimension internationale est très prégnante au sein de Natixis ?

Natixis est en effet une banque française à vocation internationale. Nos vecteurs de développement sont sur des expertises sectorielles et produits, développées sur de longues années, qui nous obligent à une présence internationale : énergie et matières premières, financements d’avions, de projets d’infrastructure, d’immobilier, d’acquisitions… La majeure partie de nos clients emprunteurs et investisseurs sont à l’étranger.

Les Polytechniciens ont donc un profil bien adapté ?

S’ils ont le même profil d’excellence, de capacité de travail et d’adaptabilité, les jeunes Polytechniciens que je rencontre aujourd’hui sont forcément différents de leurs anciens. L’école s’est beaucoup ouverte sur l’extérieur, l’étranger, le digital. Nous avons besoin de profils polyvalents capables de travailler en équipe et à l’international, sur des sujets complexes. Pour des jeunes Polytechnicien(ne)s, c’est passionnant car nous sommes en évolution permanente et rapide, dans une multitude de métiers : activités de marché, financements structurés, conseil, nouvelles initiatives digitales, gestion des risques… Nous cherchons à transformer notre organisation et mode de travail pour être en phase avec les attentes des jeunes talents, avec notre programme Easy. Nous avons une pépinière digitale interne pour favoriser l’innovation et concurrencer les FinTechs. En même temps la banque reste l’intermédiaire indispensable au bon fonctionnement de l’économie, il faut donc des banquiers imaginatifs restant sérieux et cartésiens ! Je leur recommande de ne pas hésiter à vivre plusieurs carrières au sein de la banque. En octobre, je prendrai ainsi une nouvelle orientation comme responsable mondial des Risques, membre du Comité de Direction Générale.

 

Une banque RSE : « J’ai participé cette année à la Course du Cœur avec l’équipe Natixis : une course relais sans interruption en équipe de 14, tous niveaux hiérarchiques confondus, qui relie Paris à la station des Arcs. C’est un vrai état d’esprit solidaire pour sensibiliser au don d’organes. » Une initiative parmi d’autres. La banque vient ainsi d’être nommée Top Employer 2017 !

L’anecdote de Pierre : « Mon passage à l’X a été une période formidable pleine d’anecdotes qui m’ont surtout permis de construire des amitiés profondes et durables. Je partage par exemple avec un de ces grands amis à la fois ces souvenirs et une Cadillac 1957 rose que nous avons ramenée ensemble de Californie, peu conforme à l’image qu’on peut se faire d’un banquier. Il faut savoir prendre du recul, et garder un peu de cet esprit d’étudiant… même en s’impliquant dans son job très sérieusement. »

 

Chiffres clés : 16 000 collaborateurs dans plus de 35 pays / 2e groupe bancaire français

 

« Natixis est une entreprise en évolution permanente faite pour les gens qui ont envie de faire bouger les choses. »

Pierre Debray (X84), Head of Global Finance de Natixis

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