3 mois avant le début du Challenge du « Monde des Grandes Écoles et Universités », les responsables des sports de 5 établissements nous livrent leurs impressions sur la 4e édition à venir…

David Izidore (à droite) avec Ulrich Robeiri (champion olympique d’escrime à Pékin) lors de la remise des diplômes aux sportifs de haut niveau

David Izidore (à droite) avec Ulrich Robeiri (champion olympique d’escrime à Pékin) lors de la remise des diplômes aux sportifs de haut niveau

Déjà, ils préparent l’affrontement…

 

Que vous inspire l’édition 2012 du Challenge du « Monde des Grandes Écoles et Universités » qui s’annonce ?
Thierry Simon, responsable des sports à l’ESCP Europe : L’intérêt, c’est cette rencontre entre les étudiants sportifs et les entreprises, le côté un peu décontracté de la journée qui fait que l’entretien sera plus détendu qu’habituellement sur les forums. L’objectif est que les étudiants rencontrent les entreprises à travers l’athlétisme et le foot.
Jean Cotinaud, responsable des sports à Centrale Lyon : Mon avis, c’est d’inciter mes étudiants à y aller de façon à porter un jugement après l’avoir vécu et non pas à priori. L’école Centrale de Lyon est organisatrice d’un challenge sportif assez important mais qui n’a pas du tout la même nature puisqu’il est multisports et non pas focalisé sur l’athlétisme, et où, de plus, la facette « rencontre des entreprises » dans un cadre un peu différent des formes traditionnelles n’existe pas. Je vais donc inciter mes élèves à aller juger sur place. L’introduction d’un vrai 10 km, je pense, correspond à une motivation de pas mal d’étudiants. Il est difficile de le faire fonctionner, souvent pour une question d’infrastructures. L’engouement pour les épreuves de durée, le 10 km, et les raids, est réel puisqu’un certain nombre de nos étudiants s’entraînent sur ce type de distance. Je pense donc que c’est un événement qui peut les motiver.
David Izidore, directeur du département des activités physiques et sportives à l’UPMC : Il y a un sentiment de maturité, les différentes écoles connaissent l’événement, se le sont approprié. Sur le plan sportif, le niveau est plus relevé que les années précédentes, sur le plan festif également. Le Challenge du « Monde des Grandes Écoles et Universités » s’inscrit maintenant dans le calendrier sportif universitaire.
Patrick Patureau, directeur des sports d’HEC : Elle s’annonce comme un bel événement, à nouveau ! J’ai noté quelques nouveautés, notamment en handisport et au sein du forum entreprises, avec un accueil spécifique pour les élèves et entreprises internationaux. Je suis maintenant impatient de connaître les épreuves sportives dans le détail.
Serge Derongs, directeur de la formation sportive à l’École Polytechnique : Je constate que des activités innovantes sont prévues. C’est important, car comme le disait un des intervenants à la conférence de lancement, on n’a pas droit à l’immobilisme sur ce genre de rendez-vous.

 

Comment allez-vous travailler auprès des étudiants pour les motiver à participer, monter une équipe, s’entraîner ?
Thierry Simon, ESCP Europe : Pour le foot, on va passer le relais aux capitaines d’équipe. Pour l’athlétisme, on va trouver un responsable. En revanche, pour tout ce qui concerne les supporters, ce sera plus compliqué. Je vais déléguer cette tâche à l’association du BDS. Pour nous, la grande difficulté, c’est la date.
Jean Cotinaud, Centrale Lyon : En commençant par leur faire un debrief de ce que j’ai entendu ainsi qu’un debrief de ce que j’avais vu l’année derrière. Concernant l’école, le frein majeur à une participation massive reste la date, sachant que les deux tiers de l’école seront déjà sur leur lieu de stage. David Izidore, UPMC : On va surfer sur la vague de notre précédent succès (l’UPMC a remporté l’édition 2011). Et ensuite, ce ne sera pas très difficile parce qu’il y a une grosse culture du sport à l’UPMC. On va utiliser les moyens de communication habituels et le bouche à oreille. Ce sont les anciens qui ont participé à l’édition précédente qui vont témoigner. Les étudiants sont ceux qui en parlent le mieux. Ils étaient une cinquantaine de l’UPMC l’année dernière. Par ailleurs, ce qui donne beaucoup de charme à cette épreuve, c’est que les sportifs de haut niveau côtoient les sportifs débutants.
Patrick Patureau, HEC : Nos étudiants s’entraînent dans le cadre de leur cursus à HEC dans lequel le sport obligatoire. Une mission sera donnée aux responsables élèves qui s’occupent de l’athlétisme et du football, puisque nous fonctionnons avec des clubs. Concernant le football, notre équipe féminine est très engagée. Elle sera donc facile à mobiliser cette année encore. Pour les autres sportifs, ils ont été nombreux l’an dernier et le seront encore, je n’en doute pas, le 2 juin.
Serge Derongs, Polytechnique : Nos élèves sont surtout motivés par la dimension sportive. Je pense qu’ils sont à la fois sensibles à la possibilité de participer aux épreuves et par la qualité du parrain de l’événement : Stéphane Diagana. Le sport est d’ailleurs ce qui caractérise cette journée et la différencie d’autres événements. C’est un moment d’ouverture, de rencontres, d’échanges, y compris vers l’international avec la présence d’universités étrangères.

 

En quoi est-ce important que votre école/université participe au Challenge du « Monde des Grandes Écoles et Universités » ?
Thierry Simon, ESCP Europe : Parce que l’ESCP se doit d’être présente sur tous les événements comme celui-ci. C’est logique : si l’on veut se revendiquer grande école, on doit être présent partout, on doit se montrer, que ce soit sur les terrains ou dans les médias.
Jean Cotinaud, Centrale Lyon : Je trouve cela important en termes d’image de nos élèves. J’ai souvenir, lors du Challenge du « Monde des Grandes Écoles et Universités » de l’an passé, d’avoir discuté avec une responsable des RH qui, ne voyant pas les élèves de Centrale Lyon, s’était demandé s’il y avait du sport à Centrale Lyon. Cela m’avait un peu bouleversé sachant que cette année-là, nous étions classés 19e en France et que le sport est une valeur essentielle de l’école.
David Izidore, UPMC : C’est l’aboutissement d’une politique sportive. Par ailleurs, cela montre que les étudiants des universités, eux aussi, ont des parcours d’excellence, que les universités forment des étudiants qui peuvent intéresser les entreprises partenaires. Et enfin, cela incite les étudiants des universités à aller vers les entreprises.
Patrick Patureau, HEC : D’abord, pour représenter l’école. Cela permet à ceux qui le souhaitent de rencontrer des entreprises. Ils participent également à une épreuve supplémentaire en athlétisme. Ce n’est pas un sport d’équipe, donc se retrouver pour défendre les couleurs de son école fédère, permet aux élèves des différentes promotions de coopérer et de se rencontrer. Des premières année seront présents, nous préparons donc déjà la prochaine édition avec ceux qui prendront le relais.
Serge Derongs, Polytechnique : Polytechnique a une politique sportive qui n’existe nulle part ailleurs. C’est 6 heures de sport obligatoire par semaine, une matière qui est notée et influe sur le classement final. Nous y consacrons beaucoup de moyens en tant qu’outil de la formation humaine. Les élèves sont des acteurs du sport, ils sont à l’organisation. Le fait de pouvoir rencontrer d’autres étudiants, des entreprises, de se confronter à d’autres écoles, nous permet d’insister sur ce que sont les valeurs humaines, les valeurs des futurs cadres. Ce type d’événement va donc dans le sens de notre ambition pédagogique. Les voir dans l’opposition, peut-être la difficulté, nous permet de juger s’ils sont capables de restituer leur formation en situation.

 

Ariane Despierres-Féry et Claire Bouleau

 

Pour vous inscrire, rendez-vous sur www.cdmge.fr